Actualité du 2 août 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-gestion financière

Les sociétés paraétatiques n’ont plus accès à leurs comptes

Bujumbura le 2 août 10 (SurviT-Banguka)

C’est le premier coup de gueule d’un expatrié d’origine britannique, récemment nommé Commissaire Général de l’Office burundais des recettes, OBR. Il y est pour quatre ans, selon les accords entre le gouvernement burundais et les bailleurs de fonds. Mais d’entrée de jeu, il se montre hyper pointilleux et demande à tous les services d’être en règle avec le fisc. Mais la gestion saine et transparente n’est pas la tasse de thé des autorités burundaises, quelle que soit l’échelon. Les sociétés paraétatiques, en l’occurrence l’ONATEL, la SOSUMO, POSTE, REGIDESO, etc. n’ont plus accès à leurs comptes bancaires. Curieusement, ces sociétés ne paient pas d’impôts depuis belle lurette et l’OBR a fait saisir leurs comptes en banques en attendant d’y voir plus clair. Certaines d’entre elles doivent au fisc plus de 4 milliards de francs burundais, chacune. Le manque à gagner est énorme et le Commissaire Général s’étonne de ce que les autorités aient fait avec. La société sucrière de Moso sort du lot avec un montant des impayés qui s’élève à près de six milliards de francs. Toutes ces sociétés sont désormais sommées de payer toutes les arriérées avant d’avoir encore accès à leurs comptes bancaires Le recouvrement est désormais forcé. D’aucuns y voient un impact direct des élections car selon certaines informations qui circulent déjà, le parti présidentiel aurait se serait servi dans les caisses de ces sociétés pour battre campagne. Sa longue et baladeuse main aurait même atteint la banque centrale, BRB. C’est ainsi qu’elle est aujourd’hui à sec.

Burundi-réconciliation

Le président burundais se hâte lentement

Bujumbura le 2 août 10 (SurviT-Banguka)

C’est certain. Le président burundais, Pierre Nkurunziza est pertinemment convaincu qu’il a personnellement trempé dans les crimes impardonnables et imprescriptibles qui ont endeuillé les nombreuses familles burundaises. Par le passé, la justice s’est d’ailleurs saisi de son cas et l’a condamné à mort pour avoir personnellement posé des mines antichars et autres antipersonnelles dans les rues de Bujumbura. Ces engins de mort avaient fait plusieurs victimes. Pour ne pas se laisser rattraper par son histoire après s’être hissé au cime de l’Etat, Pierre Nkurunziza fait volontairement traîner le rapport sur les consultations nationales qui ont été récemment conjointement organisées par les Nations Unies et le Gouvernement burundais en vue de mettre sur pied des mécanismes de justice transitionnelles, en l’occurrence la Commission Vérité/Réconciliation et le Tribunal Spécial chargé de juger les crimes de génocide et contre l’humanité. Le rapport gît dans son tiroir depuis près de trois mois et il a refusé de le signer. Aujourd’hui, la population consultée et celle représentée se demandent à quand ce rapport qui est pris comme un déclencheur de la mise en place des mécanismes de Justice transitionnelle, sera rendu public. Pour alerter l’opinion sur cette mauvaise foi d’un président condamné, les organisations de la société civile multiplient les débats sur l’inacceptable retard dans la mise sur pied d’un tribunal spécial missionné pour plancher sur ces crimes de génocides et contre l’humanité, comme le recommandent les Accords d’Arusha. Les débats se font à travers les médias locaux. Pour ce qui est du rapport sur les consultations nationales, les organisateurs font tout pour que la population soit au courant des recommandations que leurs représentants (l’échantillon des burundais qui a été consulté) ont faits. Pendant cette législature exclusive de son parti (CNDD-FDD), d’aucuns parient déjà que le Chef de l’Etat imposera officiellement un pardon collectif dans le pays afin que cette page embarrassante et ensanglantée de son histoire soit définitivement tournée. Pour y arriver sans heurt, il foulera aux pieds les Accords d’Arusha qui en constituent le ressort et amendera la constitution pour faire voler en éclats tous les remparts de l’unité nationale via les équilibres ethniques ou autres.

Burundi-politique

Le pouvoir fait imploser le parti FNL

Bujumbura le 2 août 10 (SurviT-Banguka)

Exit le parti FNL d’Agathon Rwasa. Le ministre de l’Intérieur, Onésime Nduwimana vient de venir au bout de ce fer de lance de l’alliance pour le changement démocratique (ADC-Ikibiri) regroupant les douze partis d’opposition qui refusent tous les résultats du processus électoral en cours. Le ministre de l’Intérieur a donc créé une dissidence interne au FNL, lui a permis d’organiser un congrès extraordinaire le 1er août, afin d’éjecter le leader rebelle Agathon Rwasa. C’est désormais chose faite : le parti FNL est dorénavant contrôlé par Emmanuel Miburo, président. Son adjoint se nomme Aster Sindayigaya ; tandis que Jacques Bigirimana, grand artisan de cette désintégration, est désormais Secrétaire Général du parti FNL. « Nous en profitons pour déclarer officiellement que le parti FNL quitte l’ADC-Ikibiri et nous exhortons tous les militants de ce parti qui ont été élus lors des élections communales de participer à la mise en place des organes dirigeants de leurs communes respectives », a expliqué le nouveau président du FNL. Au départ, les nouveaux leaders avaient bien spécifié qu’il n’était pas question de destituer leur ancien maître, Agathon Rwasa. Mais en pleine interview, Jacques Bigirimana a reçu un appel téléphonique lui intimant l’ordre de déclarer officiellement le limogeage d’Agathon Rwasa, sans quoi les conclusions de ce congrès ne seraient pas reconnues ; c’est alors que Jacques a glissé cette recommandation « qui venait d’en haut » à Emmanuel. Ce dernier s’est ravisé en annonçant donc l’éviction d’Agathon. Du côté du FNL officiel, c’est la consternation. Le vice-président de ce parti, Alfred Bagaya, indique que c’est une mascarade ourdie par le parti au pouvoir. « C’est ridicule car selon les statuts du parti, un véritable congrès doit être convoqué par le président, le vice-président, le secrétaire général ou encore les 2/3 du Bureau Exécutif, ça n’a pas été le cas aujourd’hui, c’est donc irrégulier et je crains que cette situation n’entraîne l’enlisement de la situation sur le plan sécuritaire », explique-t-il.


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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