| |
Actualité du 3 juin 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-droits de l’Homme
Le dossier burundais au Conseil des Droits de l’Homme
Bujumbura le 3 juin 10 (SurviT-Banguka)
Ce sont les organisations burundaises de la société civile
qui sont soulagées aujourd’hui : avant la fin de son
mandat en juillet prochain, Akich Okola, l'Expert indépendant
sur la situation des droits de l'homme au Burundi aura eu l’occasion
de présenter son rapport au Conseil à Genève.
Sur pression des ardents défenseurs burundais des droits
de l’homme, la situation a finalement évolué vers
l'inclusion d'un débat interactif avec l'Expert indépendant
sous le point 10 de l'ordre du jour au cours de la troisième
semaine de la 14ème session du Conseil. Il s’agit
d’une étape importante pour plus d'engagement en faveur
des droits de l'homme au Burundi. Cela avait été expressément
demandé par l’Expert indépendant et les organisations
de la société civile avaient écrit au Président
du Conseil, le 10 mai dernier, pour lui soumettre leurs vives préoccupations à ce
sujet. Pour rappel, le Conseil des droits de l'homme tiend sa quatorzième
session du 31 mai au 18 juin 2010 à Genève en Suisse.
A cette même occasion, le Conseil devra par ailleurs procéder à la
nomination de titulaires de mandat au titre de procédures
spéciales dont le nouvel l'expert indépendant chargé d'examiner
la situation des droits de l'homme au Burundi.
Burundi-élections.
Les opposants s’en remettent au Chef de l’Etat.
Bujumbura le 3 juin 10 (SurviT-Banguka)
Les opposants ne décolèrent pas au Burundi. Une
vingtaine de leurs militants sont au noir, détenus au cachot
de la brigade spéciale de recherche depuis le 29 mai dernier
; après leur arrestation en commune urbaine de Kinama dans
la foulée des échauffourées consécutives à la
découverte de plusieurs urnes fermées et contenant
plusieurs enveloppes non dépouillées. Il s’agit
essentiellement des militants des partis FNL, MSD et UPD. Ces trois
partis ont radicalement contesté les résultats des élections
communales du 24 mai dernier. Selon Pierre Claver Mbonimpa, président
de l’association des droits de l’homme et des personnes
détenues, leurs dossiers sont désespérément
vides. « Je suis allé fouiner dans leurs dossiers
et je me suis rendu compte qu’ils sont affreusement vides,
je l’ai dit aux OPJ et ces derniers ont griffonné des
charges à leur endroit en disant qu’on les accuse
de destruction méchante et d’atteinte à la
sécurité de l’Etat, comme vous savez, à mon
avis, ce sont des innocents qui doivent être libérés
immédiatement», explique-t-il. Ce jeudi, les présidents
des partis FNL, MSD et UPD sont allés rendre visite à leurs
militants arrêtés. Cette descente a été effectuée
après la signature d’une lettre que les leaders de
l’opposition qui contestent les résultats des communales
du 24 mai ont adressée, le 3 juin, au Chef de l’Etat
pour lui demander de dissoudre la Commission Electorale dans toutes
ses dimensions pour la remplacer par une nouvelle commission qui
puisse reprendre l’organisation du processus électoral.
Burundi-élections communales
Zoom sur des cas de fraudes massives à Bubanza.
Bujumbura le 3 juin 10 (SurviT-Banguka)
La Commission électorale nationale indépendante
tarde à se prononcer sur le flot de doléances sur
les cas de fraudes massives et exagérées pendant
les élections communales du 24 mai dernier. Le parti UPRONA
est de ceux qui se sont ouvertement plaints de ces irrégularités
organisées. Ses plaintes concernent notamment la province
de Bubanza. Les élections y ont été si irrégulières
que même quatre autres partis, en l’occurrence le FNL,
le FRODEBU, le CNDD et le MRC ont dû également s’en
remettre à la CENI pour demander l’annulation de tout
le scrutin dans cette circonscription. Les cinq partis contestataires
s’accordent à déplorer notamment l’insoutenable
partialité des présidents des CECI et leur totale
soumission aux diktats des caciques du CNDD-FDD au pouvoir. En
outre, les cinq partis évoquent le taux de discordance qui
a largement dépassé les 10%, notamment aux écoles
primaires de Randa (21,72%), Buringa (33,06%) et Rumotomoto (20,16%).
Globalement, le vote multiple est signalé dans toutes les
cinq communes de la province de Bubanza. Les contestataires dénoncent
aussi le refus de compter des bulletins entassés les urnes
noires, surtout dans des bureaux de vote de Mpanda, Musigati et
Bubanza. Ils dénoncent également la large distribution
de billets de 2.000 FBu par électeur et par les membres
du CNDD-FDD le jour même du scrutin. Au même moment, à Rusekabuye
en commune Musigati, un député CNDD-FDD promettait
ouvertement aux électeurs des dons de vaches et de ciment
au cas où son parti serait en tête. Toutes ces irrégularités évoquées
devraient conduire immanquablement à l’annulation
des résultats des élections communales du 24 mai
2010. Selon le président de la CEPI Bubanza, il faut deux
jours pour analyser toutes ces plaintes avant de prendre une décision.
|
|