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Actualité du 4 novembre
2009 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité (SurviT-Banguka)
Drôles de bruit de bottes dans Bujumbura rural
Bujumbura le 4 novembre 09
Pas de répit pour la population de Bujumbura rural aux
portes de la capitales burundaises : au moment où d’aucuns
croyaient que le pire est derrière, les forces du mal
se réorganisent pour piller, terrorise et tuer. Depuis
quelques jours, des groupes armés non identifiés
circulent en effet dans cette province et font, la nuit venue,
du porte à porte pour donner des recommandations aux
habitants. Selon des témoignages concordants des citoyens
en proie de nouveau à la psychose, cette nouvelle génération
d’assaillants fourmille ostentatoirement dans les communes
Mutambu, Kabezi, Muhuta, Nyabiraba, Kanyosha et Isare. Curieusement,
cela se produit au lendemain d’une vaste campagne de désarmement
qui, aux yeux des autorités, a été couronnée
de succès. Mais l’inquiétude prend visiblement
l’ascenseur, car de sources administratives et policières,
il s’agit souvent de petits groupes armés de sept à douze
personnes qui circulent la nuit au sein de la population de
ces différentes communes, logent discrètement
dans des ménages complices, interdisent aux gens de parler
de leur passage et promettent, en contrepartie, une assistance
en espèces sonnantes et trébuchantes pour le secret
gardé. Mais là où le bât blesse,
c’est que ces hommes en uniformes arborent aussi des t-shirts à l’effigie
du président burundais Pierre Nkurunziza. Il s’agit
donc d’une milice du parti présidentiel, mise sur
pied dans le but de semer la terreur pour acculer la population à voter
pour lui, le moment venu. Même si, officiellement, aucun
mouvement ne réclame la paternité de ces éléments,
ils sont déjà comptables de nombreux forfaits
et autres dérapages : le 28 octobre dernier, un groupe
de sept personnes armées a kidnappé un homme,
cueilli à son domicile en commune Isare, plus précisément à Rubanda.
La victime a été retrouvée le lendemain
exécutée.
Burundi-politique
La police est politiquement rangée en province
de Cibitoke
Bujumbura le 4 novembre 09
Les temps sont difficiles pour les partis politiques, autres
que le présidentiel, en province de Cibike (ouest). Les
policiers dont le cœur ne bat que pour le parti au pouvoir,
CNDD-FDD, leur mettent en effet les bâtons dans les roues
en les empêchant de tenir des réunions autorisées
ou emprisonnant abusivement leurs militants, histoire de les
décourager. De l’UPRONA à l’UPD en
passant par le MSD et le FNL, chaque parti politique qui semble
avoir pignon sur rue est manifestement dans le collimateur des éléments
de la police. Les cas de harcèlement sont légion
: En commune Buganda, le Commissaire général de
la police a confisqué sans aucun motif une moto appartenant à un
propagandiste du parti MSD (Mouvement pour la solidarité et
la démocratie). Interrogé sur les raisons de cette
saisie, le Commissaire surprend et répond qu’il
a agit sur ordre du patron du Service National de Renseignement à Bujumbura.
Pour les mêmes raisons, plusieurs vélos appartenant
aux militant du même parti ont été saisis.
Le parti UPRONA (Union pour le progrès national) n’est
pas en reste car le chef de secteur à la 5ème
transversale de Cibitoke, membre du parti CNDD-FDD (Conseil
national de défense de la démocratie-Forces de
défense de la démocratie) a publiquement enlevé des
tôles sur sa permanence, le 26 octobre dernier. Le parti
FNL d’Agathon Rwasa a aussi du mal à battre ses
cartes dans cette province : en commune Bukinanyana, le chef
de poste a empêché la tenue d’une réunion
de ce parti dimanche le 1er novembre, alors que l’administrateur
communal avait préalablement donné son autorisation.
Le commissaire provincial de la police reconnaît cette
immixtion de la police en la justifiant par les soucis de sécurité à cause
des dissensions internes à ce parti (allusion à l’aile
Kenese). Dans tous les cas, tout indique que la période électorale
sera difficile pour ces partis en raison de la politisation
outrancière des corps de défense et de sécurité.
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