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Actualité du
5 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
L’opposition
boude les conseils communaux
Bujumbura le 5 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Les élus locaux du 24 mai se sont réunis, pour la
première fois, le 3 juillet Il s’agissait, pour eux,
d’élire les administrateurs communaux et les présidents
des conseils communaux pour la nouvelle législature. Comme
ils l’avaient préalablement annoncé, les douze
principaux partis de l’opposition qui agissent désormais
sous label ADC-Ikibiri ont refusé d’y prendre part.
En raison de cette politique de chaise vide, les élections
ont été reportées dans les communes où le
CNDD-FDD n’a pas assez de sièges (2/3). La CENI menace
de remplacer les élus boudeurs. «Nous devons dire
aux Burundais et au monde entier que toutes les questions qui vont
surgir en raison de cet appel au boycott du processus électoral
vont trouver des solutions appropriées ; pour ce qui est
des communes dont les organes n’ont pas été mis
en place, nous allons convoquer une autre réunion le 6 juillet
; si les élus ne répondent pas, nous lesconvoquerons
encore le 8 juillet s’ils refusent encore nous serons obligés
de les remplacer par d’autres», explique Prosper Ntahorwamiye,
Commissaire Chargé de la Communication à la CENI.
Dans tous les cas, nombre de communes sont encore sans organes,
c’est notamment le cas dans la mairie de Bujumbura, à Bujumbura
rural ou encore une bonne partie des communes de Bururi, Mwaro,
Muramvya, Makamba, etc. Malgré les assurances de la CENI,
la question reste donc sérieusement posée dans la
mesure où les leaders de l’opposition persistent et
signent. «Tous ces militants soi-disant conseillers communaux
ne participeront dans aucune réunion, sinon tout militant
qui ne respectera pas cette recommandation sera sanctionné conformément
aux statuts du parti et au code électoral », affirme
Léonce Ngendakumana, président du parti Sahwanya
Frodebu. L’opposition radicale conditionne sa participation
aux élections législatives à la mise surpied
d’un cadre de dialogue qui permettrait de sortir de cette
impasse.
Burundi-élections
La société civile
exhorte les Nations Unies à secouer le Président
burundais
Bujumbura le 5 juillet 10 (SurviT-Banguka)
A l’occasion
d’une visite qu’il vient d’effectuer à Bujumbura,
l’Ambassadeur Paul SEGER, Président de la Configuration
Burundi au sein de la Commission onusienne de consolidation de
la paix, a rencontré les leaders des organisations de la
société civile pour échanger sur l’impasse
politique dans le quel laquelle le pays s’est plongé depuis
que le premier scrutin (élections communales) s’est
avéré comme n’ayant été qu’une
mascarade d’élection. La réunion a eu lieu
le 2 juillet dans les enceintes du BINUB. Les leaders de la société civile
n’ont pas mâché leurs mots. Ils demandent au
diplomate onusien de secouer la communauté internationale
par le biais de l’ONU afin qu’elle contraigne le Chef
de l’Etat, Pierre Nkurunziza, à amorcer un dialogue
avec les partis d’opposition. Les participants à cette
rencontre ont été unanimes pour déclarer que
le pays va droit au mur. « Si le parti présidentiel
est leseul qui contrôle le parlement, le gouvernement et
l’administration, la démocratie ne sera plus qu’un
vain mot au Burundi, les droits de l’homme seront bafoués à grande échelle
et même notre existence en tant que société civile
sera menacée, et le risque de retomber dans les violences
sera évident ; c’est ainsi que nous voulons demander à l’ONU
d’intervenir tant qu’il est encore temps », explique
Pacifique Nininahazwe, délégué général
du Forum pour le renforcement des organisations de la société civile
(FORSC). « Les Nations Unies ont déjà exprimé leur
point de vue par rapport aux élections communales et à la
même occasion, elles déclarent solennellement qu’elles
ne vont pas tolérer que le pays retourne dans la violence,
nous, membres de la société civile, nous voulons
vous demander d’insister encore auprès de l’ONU
afin que cette organisation déclare aussi qu’elle
ne va pas tolérer que le Burundiretourne dans le régime
de parti unique », a notamment insisté Mme Immaculée
Hunja, de l’association des femmes juristes. En réalité,
tous les regards sont tournés vers le président Pierre
Nkurunziza. Il a été élu une fois de plus,
c’est donc lui seul qui peut faire le premier pas dans le
sens du dialogue. Le diplomate onusien a promis de le rencontrer
pour lui donner ce message de la société civile. «Je
comprends votre peine et je serais votre ambassadeur auprès
du Chef de l’Etat avec qui j’ai rendez-vous le 3 juin,
mais je dois avouer que la solution au problème burundais
ne viendra pas de l’ONU mais de vous-mêmes les Burundais »,
a conclut l’ambassadeur Paul SEGER. |
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