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Actualité du 5 août 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-économie
Une société mauricienne naît des cendres
du COTEBU
Bujumbura le 5 août 10 (SurviT-Banguka)
Le complexe textile de Bujumbura (Cotebu) ou ce
qui en reste sera finalement cédée ou plus exactement
concédée à une
société mauricienne dénommée « Afritextile ».
Cette annonce est faite par Martin Nivyabandi, ministre burundais
ayant en charge, entre autres, la privatisation des entreprises
publiques. «Nous lançons un appel d’offre pour
un contrat de concession de cette entreprise en faillite
mais les soumissionnaires ne se sont pas bousculés car seule
Afritextile, une société de droit mauricien, a proposé son
offre et comme elle est financièrement et techniquement
capable, nous avons jugé bon de la garder, elle va donc
moderniser le complexe textile de Bujumbura et le gouvernement
burundais reste propriétaire du patrimoine de cette entreprise
tout en percevant chaque année des intérêts
sur son chiffre d’affaires », clarifie le ministre
Martin Nivyabandi. A l’instar de nombreux autres dossiers
de malversations économiques, ce dossier de concession de
feu COTEBU soulève de nombreuses interrogations. Aucun média
public ou privé n’avait eu vent de cet appel d’offre
international qui, prétend le ministre Martin Nivyabandi,
a précédé l’identification du forcés
au chômage est plus qu’incertain : «en réalité,
tous les anciens travailleurs du COTEBU repreneur ; bien
plus le sort des centaines d’anciens travailleurs du COTEBU
avaient été bien
indemnisés par le gouvernement burundais, mais dans ce nouveau
contrat avec le repreneur, il est bien spécifié qu’à compétence égale,
on va privilégier les Burundais», poursuit Martin
Nivyabandi. De l’avis des ex-travailleurs, du COTEBU, c’est
du bluff car il y a même un litige pendant en justice, qui
les oppose au gouvernement burundais, étant donné que,
d’une part, ils n’ont cessé d’alerter
l’opinion sur la menace de banqueroute qui pèse sur
le COTEBU et que d’autre part, ils ont été chassés
sans façon ni indemnités. «Ils ont volontairement
coulé cette entreprise pour nous faire perdre de l’emploi
et nous exposer à une mort incertaine, et nous sommes sûrs
qu’ils nous mettent dans la rue pour pouvoir engager, demain,
d’autres travailleurs sur des bases ethniques ou politiques »,
explique Maître Raphaël Horumpende, ancien président
du syndicat des travailleurs du COTEBU.
Burundi-enseignement
Nième coup de gueule du ministre de l’enseignement
primaire et secondaire
Bujumbura le 5 août 10 (SurviT-Banguka)
Le dernier trimestre aura été particulièrement
long au niveau des écoles primaires et secondaires dans
le volet public. Selon le calendrier retouché en mai dernier,
après trois mois de grève, l’année scolaire
prend fin le 20 août au lieu du 1er juillet comme à l’accoutumée.
Elèves et autres écoliers sont aujourd’hui
en pleins examens. Mais ils sont pertinemment conscients
que les résultats de cette année prendront du retard.
Les enseignants ont juré de tout garder jusqu’à ce
que le gouvernement honore ses engagements financiers à leur
endroit. « C’est simple, le gouvernement devra nous
payer les deux mois de salaires qui correspondent au temps
de grève,
puisque nous avons accepté de sacrifier nos vacances d’été pour
terminer le programme scolaire de toute l’année, en
outre, nous lui demandons de verser à tous les enseignants,
l’argent correspondant à la transposition de grades
car cela a été fait pour quelques enseignants seulement »,
déclare Philibert Ngezahayo, président du Conapes,
principal syndicat des enseignants du secondaire. La grève
est déjà annoncée dès la fin des examens
en cours. Mais aveuglé peut-être par le succès
de son propre parti politique, FRODEBU-Nyakuri, le ministre
de tutelle, Ernest Mberamiheto, tempête et menace de sanctionner
tous les enseignants grévistes. « S’ils refusent
de donner les résultats de l’année scolaire,
cela voudra dire qu’ils n’ont pas travaillé et
celui qui n’a pas travaillé n’a droit à aucun
salaire ; nous allons donc les chasser, recruter d’autres
qui veulent travailler et reprendre le travail, sinon je
dois avouer qu’ils n’aurons jamais le salaire correspondant
aux mois de grève, rappelez-vous que même les médecins
n’ont rien eu pendant leur moment de grève »,
a-t-il fait remarquer lors d’une conférence de presse
animée le 4 juillet à Bujumbura.
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