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Actualité du 5 novembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Le CNDD-FDD traque deux upronistes à Mutimbuzi
Bujumbura le 5 novembre 09 (SurviT-Banguka)
C’est le comble de l’intolérance politique
: pour avoir pris la courageuse et réfléchie décision
de quitter le parti présidentiel, CNDD-FDD, et arborer
les couleurs du parti UPRONA, deux jeunes gens ont frôlé la
mort en zone Maramvya de la commune Mutimbuzi. Des hommes en
armes et uniformes les ont, en effet, filés, le 3 novembre
2009 et ils n’ont eu la vie sauve que grâce à l’intervention
massive des voisins alertés par les proches des victimes
ciblées. « C’était un ex-président
de la ligue des jeunes « Imbonerakure » du CNDD-FDD,
chargé en même temps de la propagande et de l’enseignement
idéologique du parti ; son compagnon d’infortune était
aussi responsable du parti CNDD-FDD à l’échelle
communale et le parti déserté n’a pas digéré ce
transfuge des leaders, c’est ainsi qu’il a décidé de
les éliminer via sa milice comme il le fait souvent »,
témoigne un voisin atterré par cette attitude
de lyncher systématiquement les militants qui décident
d’aller voir ailleurs. En dépit de cette menace,
de nombreux autres militants du parti présidentiel n’arrêtent
de changer de casquette pour exprimer leur déception
vis-à-vis de cette formation politique sans autre vision
que celle de renflouer leurs poches.
Burundi-élections
L’exemple kenyan devrait servir de leçon
au Burundi
Bujumbura le 5 novembre 09 (SurviT-Banguka)
En se préparant aux élections de 2010, le Burundi
devrait tout faire pour éviter de tomber dans le même
travers que le Kenya, a déclaré Stephen Kalonzo
Musyoka, vice-président kenyan, à l’occasion
d’une visite qu’il a effectuée à Bujumbura,
le 4 novembre 09. Il a rappelé que son pays a retrouvé la
paix et la sécurité après les massacres
survenus au lendemain des élections de 2007, précisant
qu’il s’agit d’une triste expérience à éviter
pour les pays qui se préparent pour les élections.
Le vice-président kenyan séjournera dans le pays
pendant trois jours. Il en profitera pour prendre part à la
table ronde sur la mise en œuvre du Pacte sur la paix,
la sécurité, la stabilité et le développement
dans la région des Grands lacs qui s’organise à Bujumbura
les 5 et 6 novembre 2009. Le vice-président kenyan a été accueilli à l’aéroport
international de Bujumbura par le 1er vice- président
de la République du Burundi, Dr Yves Sahinguvu. Il a
en outre indiqué à la presse que les chefs d’Etat
et de gouvernement qui participeront à cette conférence
vont aller au-delà des questions d’ordre politique
pour affronter les questions en rapport avec le développement
dans la région des Grands lacs.
Burundi-élections
Analyse et validation des modules d’éducation
civique et électorale dans la perspective des échéances électorales
de 2010
Bujumbura le 5 novembre 09 (SurviT-Banguka)
Une centaine de représentants des différentes
sensibilités politico socio économiques du Burundi
ont été conviés, le 4 novembre 09, à une
séance de validation des modules d’éducation
civique et électorale pour les échéances électorales
de 2010. C’était dans le cadre d’un atelier
organisé par la Commission électorale nationale
indépendante (CENI) avec l’appui de l’USAID
par le biais de l’ONG IFES. Les modules sous analyse étaient
notamment le système électoral du Burundi selon
le nouveau code électoral, le cycle électoral,
le déroulement des opérations de vote ainsi que
la prévention et la gestion des conflits électoraux.
Les participants réclament l’indépendance
de la CENI et la réduction de la marge de manœuvre
de la Cour constitutionnelle, la redéfinition des juridictions
qui interviennent dans la gestion des conflits électoraux.
Ils recommandent en outre le suivi du respect des équilibres
politico ethniques lors du vote, la pérennisation de
l’éducation civique et électorale. Selon
Augustin Nkenguruts, secrétaire exécutif de la
CENI, le nouveau code électoral maintient l’esprit
de l’Accord d’Arusha et reflète de nombreux
signes de tractations politiques et de compromis qui laissent
peu de marges de manœuvres à la CENI sur le plan
technique. Ainsi, a-t-il explicité, il n’y a pas
de possibilité de regrouper ou d’étaler
des élections, de précisions sur les modalités
pratiques de cooptation, de sanctions administratives et de
juridictions électorales. Bien plus, ajoute-t-il, ce
code introduit des dispositions qui compliquent singulièrement
le déroulement des opérations de vote et qui sont
particulièrement budgétaires. Il s’agit
notamment de la prise en charge financière des mandataires
des partis politiques par la CENI, l’utilisation des enveloppes
noires et de grosses urnes pour y déposer des bulletins
non utilisés, le recrutement d’agents supplémentaires
pour le dépouillement et le comptage des bulletins de
vote non utilisés.
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