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Actualité du 6 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Burundi – Elections
Le compte à rebours est en cours, au grand dam du parti
en fin de règne
Bujumbura le 6 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Le Burundi s’approche inéluctablement de la fatidique
et décisive période électorale. C’est
aussi cette pression du calendrier qui fait que les opposants politiques
rivalisent d’images et des symboles pour narguer le parti
présidentiel, CNDD-FDD, dont la quotte de popularité est
au plus bas dans les sondages. Ainsi, s’adressant à ses
sympathisants enthousiasmés en commune urbaine de Bwiza,
l’ancien Président de la République Domitien
Ndayizeye (encore candidat présidentiable du FRODEBU) n’a
pas hésité de comparer la situation du parti CNDD-FDD à celle
d’un locataire insolvable sommé de déguerpir. « Le
CNDD-FDD est comme un locataire qui ne peut plus payer son loyer
et à qui le bailleur a déjà demandé de
vider les frais versés en guise d’avance, ce parti
a donc encore quatre mois au pouvoir après cette période,
les Burundais vont le faire sortir comme un délinquant alors
qu’il était entré comme un héros »,
devise Domitien Ndayizeye. « Vous pouvez me rétorquer
que moi aussi j’ai été aux affaires et que
je n’ai pas fait grand-chose pour développer le pays
; mais je dois vous rappeler qu’à mon époque,
je m’attelais à combattre le CNDD-FDD qui détruisait
le Burundi et tuait ses fils et filles, ils ont d’ailleurs
poursuivi ce travail une fois au pouvoir », renchérit
le candidat Président.
Au-delà des slogans et des symboles, l’on constate
que sur terrain, le dispositif électoral se met progressivement
en place grâce à la diligence de la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI). Depuis le 5 janvier 2010,
cette instance explique à ses branches (provinciales et
communales) le déroulement du recensement électoral
prévu du 14 au 27 janvier. Pour accomplir ce travail dans
les délais, la CENI l’a principalement confié aux
agents et encadreurs recenseurs essentiellement identifiés
parmi les chômeurs « compte tenu de leur disponibilité pour
accomplir ce travail important en matière électoral ».
Pour combler le vide, le cas échéant, le Président
de la CENI, Pierre Claver Ndayicariye, promet d’embaucher
les étudiants qui en auront exprimé le souhait, mais
ils devront préalablement signer un acte d’engagement
pour garantir leur disponibilité. « Un étudiant
qui acceptera de signer l’acte d’engagement se sera
engagé à être disponible pendant toute la période
de recensement jusqu’au jour où il remettra son dernier
rapport. Au cas contraire, non seulement il ne sera pas payé mais
aussi il pourra être poursuivi en justice s’il se rend
coupable de la paralysie de cette activité politique »,
tempête le Président de la CENI.
Burundi – Agriculture
L’année 2009 a connu de nombreux ratés
Bujumbura le 6 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle : Plus
de 90% des Burundais vivent de l’agriculture et de l’Elevage.
Il s’agit donc d’un secteur clé qui, selon les
observateurs, devrait bénéficier d’un appui
substantiel au niveau du budget de l’Etat pour être
davantage développé et permettre, par conséquent,
l’augmentation de la production. Hélas, c’est
le cadet des soucis des dirigeants actuels corrompus jusqu’à la
moelle des os. C’est aussi cela qui le manque d’avancée
notoire au niveau du ministère de l’Agriculture en
2009.
Car parmi les projets qui auraient dû être directement
mis en œuvre, il y avait un projet phare d’irrigation
des grands périmètres régionaux. Officiellement,
il n’a pas été réalisé suite
aux lenteurs observées dans la réalisation des études
d’aménagement. Cette mollesse a fait que le budget
de 5 milliards de FBu qui avait été rendu disponible
par des bailleurs est tombé en annulation. En réalité,
les bailleurs de fonds qui appuient le Burundi sont devenus plus
regardants sur la gestion de leur aide et l’acteur politique
n’ayant plus de brèche pour la corruption, décide
de ne pas décider. D’où le fatal piétinement.
Grâce à ce projet, on aurait pu irriguer la plaine
de l’Imbo jusque dans la province Cibitoke (nord-ouest),
ainsi que les différents marais au niveau de tous le pays.
L’autre grand projet que s’était fixé ce
ministère, est l’intensification des cultures vivrières.
Ceci suppose des fertilisants, mais force est de constater que
la réception d’une partie de ces fertilisants commandés
dès le début de l’année 2009 n’a
pas encore été faite suite aux lenteurs observées
dans la passation des marchés et dans la signature de la
lettre de commande. Le secteur des Marchés Publics est aussi
notoirement gangrené par la corruption. Malgré la
faiblesse des moyens alloués à l’Institut des
sciences agronomiques du Burundi (ISABU), celui-ci a pu mettre
au point des semences améliorées de colocase, de
pomme de terre et de manioc résistant à la mosaïque.
Cependant, le travail de cet institut de recherche devrait être
poursuivi par d’autres services de production à grande échelle
pour vulgariser les semences.
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