Actualité du 6 février 2010 (SurviT-Banguka)

Burundi-malversations économiques

Le Chef de l’Etat lâche une ministre, l’OLUCOME déplore le «deux poids deux mesure »

Bujumbura le 6 février 2010 (SurviT-Banguka)

Dans son rapport de monitoring sur les brûlants dossiers de corruption, de malversations économiques et de détournement de deniers publics, l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME) relève un manque à gagner de 60 milliards de Fbu pour la seule année 2009. Les grands artisans de ce vaste hold-up préjudiciable à la caisse de l’Etat burundais sont d’abord et avant tout des hauts cadres de l’administration publique issus du parti présidentiel, CNDD-FDD. Pour faire bonne figure en cette décisive période de campagne électorale, le Chef de l’Etat a décidé de lâcher du lest en éjectant avec fracas les commis de l’Etat qui ont subordonné l’intérêt général à leur gain personnel et immédiat. C’est dans cette même logique que Rose Nduwayo, ministre burundaise des Droits de la personne humaine et du genre a été démise de ses fonctions, le 4 février 10. La ministre éjectée est accusée d’avoir cumulé, deux ans durant, ses émoluments de ministre et sa rémunération d’enseignante qu’elle percevait avant sa fulgurante ascension. Gabriel Rufyiri, Président de l’OLUCOME, salue la décision du Chef de l’Etat tout en regrettant que sa réaction soit timorée. « C’est une décision courageuse mais si le président de la République n’ose pas frapper dans son propre camp/parti, il n’aura fait que déstabiliser les partis politiques de l’opposition en allant fouiner dans les dossiers des hauts cadres qui en sont issus, je dois vous dire qu’il y a des responsables du CNDD-FDD au pouvoir qui ont déjà été condamnés à plusieurs années de servitude pénale mais qui sont encore à la tête des grandes entreprises publiques, c’est inacceptable tout simplement », fait remarquer le président de l’OLUCOME. Rose Nduwayo était alignée au gouvernement depuis novembre 2007 sous estampille FRODEBU. Elle est logiquement coulée par sa duplicité. Mais elle avoue qu’elle n’était pas au courant de ces irrégularités. « Ce n’est qu’au cours de ce mois de février que j’ai été avertie par mon collègue ministre de la Fonction Publique, j’ai accepté de rembourser le trop-perçu mais en réalité c’est mon ancien chef de service qui aurait dû demander l’arrêt de mon salaire dans la mesure où il était parfaitement au courant de ma nomination au poste de ministre, pour le reste vous savez que le traitement d’une enseignante est tellement insignifiant que je ne pouvais pas me rendre compte de ces irrégularités », explique la ministre virée. Elle reconnaît avoir perçu plus de trois millions de francs burundais dans ces conditions.

Burundi-partis politiques

Hussein Radjabu revendique toujours la présidence du CNDD-FDD

Bujumbura le 6 février 2010 (SurviT-Banguka)

Rien n’est définitif. L’ancien Président du parti présidentiel (CNDD-FDD), Hussein Radjabu, prétend toujours être à la tête de ce parti. Dans une lettre qu’il a adressée au président de la commission nationale électorale indépendante (CENI), Hussein Radjabu lui signifie qu’en tant que Président légitime de cette organisation politique, c’est le seul qui est habilité à déposer ses signes distinctifs pendant les prochaines élections générales. En attendant que l’ambassadeur Pierre Claver Ndayicariye, président de la CENI, fait suite à cette requête, le Chef de Cabinet au ministère burundais de l’Intérieur, Aimé Nkurunziza a tenté de lever toute équivoque: « C’est plutôt Jérémie Ngendakumana qui est président du CNDD-FDD et cela a été décidé par le congrès tenu à Ngozi en février 2007, même si Hussein Radjabu a porté plainte, il n’a pas eu gain de cause et l’affaire est quasiment classée », explique-t-il. D’aucuns estiment que l’ancien président du CNDD-FDD aujourd’hui écroué à la prison centrale de Mpimba, pour au moins treize ans, a écrit au président de la CENI pour narguer le parti qu’il ne porte plus à coeur. Sur terrain, les faits montrent que de nombreux parlementaires élus sous label du CNDD-FDD ont déjà viré vers le parti UPD-ZIGAMIBANGA qui semble surfer sur les vagues du succès.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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