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Actualité du
6 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
La crise s’installe et le président se tait
Bujumbura le 6 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Depuis que la galaxie de ses mouvements rebelles ont enterré la
hache de guerre, le Burundi n’avait jamais été si
près de l’implosion. Mais aujourd’hui, tous
les ingrédients sont réunis pour replonger le pays
dans une nouvelle spirale de violences. Bien qu’elle s’en
défende éperdument, la CENI aura été pyromane
incontestable, en prenant l’option du forcing dans le très
controversé processus électoral en cours. D’aucuns
disent que la balle est dans le camp du Président burundais,
Pierre Nkurunziza, dont le mandat vient d’être renouvelé pour
cinq autres années. Il a, certes, triomphé sans gloire
faute de concurrents, mais il n’en reste pas moins Président
de la République. C’est ainsi que les espoirs sont
tournés vers cet homme dont l’apathie n’a d’égal
que son irrésistible attachement au fauteuil présidentiel.
Constamment égal à lui-même, il se tait et
laisse pourrir la situation sous ses yeux. Mais pourtant ça
urge ! Car il y a péril à la demeure. Au chapitre
sécuritaire, les signes d’alerte sont multiples. Agathon
Rwasa, leader de la rébellion FNL-Palipehutu et finalement
du parti FNL a pris la poudre d’escampette. Loin d’être
une banale abdication, son retrait est plutôt tactique et
son come-back sera indubitablement cassant et fracassant. Le Chef
de l’Etat burundais en est parfaitement au courant. Pourtant
il se refuse d’agir pour prévenir. Comme chacun sait,
sa première législature a été marquée
par un inégalable dysfonctionnement des institutions au
plus haut niveau. Le deuxième mandat s’avère
plus chaotique dans la mesure où la confusion gagne la commune.
Et le feu risque de partir de cette échelle pour embraser
toute la nation. Les conseils communaux se mettent en place dans
le désordre absolu. Pour illustrer sa peu glorieuse mission
de mettre de l’huile sur le feu, la CENI promet de souffler
sur les braises en remplaçant les vrais élus par
des faux. Pour des raisons de quorum. Le forcing mène à la
catastrophe. De nombreux observateurs indiquent que la loi est
en veilleuse. Le Chef de l’Etat le sait bien. Sans en avoir
l’air, il s’adonne aux magouilles souterraines afin
que la mayonnaise puisse prendre. C’est ainsi qu’il
tente, à sa manière, de pulvériser l’indomptable
Fnl en achetant certains éléments versatiles pour
un sou. C’est cela qui explique le feuilleton Jacques Bigirimana.
C’est aussi cela qui justifie un temps d’antenne fou
qu’il a bénéficié à la Radio
Télévision Nationale (RTNB) pour charger le patron
des FNL et appeler ses militants à quitter massivement la
coalition ADC-Ikibiri afin de regagner le processus électoral.
Sous une casquette FNL, Jacques Bigirimana convaincre une poignée
d’autres militants de ce parti pour déposer des dossiers
et participer aux élections législatives. Mais cette
stratégie de diviser, corrompre pour mieux régner
finira par créer plus de problèmes qu’elle
n’en aura résolus.
Burundi-sécurité
Bruit de bottes à Nyenkarange (commune Rugazi)
Bujumbura le 6 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Les démons de la rébellion refont surface à l’ouest.
Depuis quelques jours, les habitants de la colline Nyenkarange
en commune Rugazi de la province Bubanza sont, de nouveau, en proie à une
peur panique. Ce secteur serait en effet infecté par une
mystérieuse et naissante bande de rebelles armés.
Ils seraient entrain de s’installer sur cette colline qui
jouxte la profonde forêt de la Kibira. Selon des sources
policières, l’on observe des mouvements d’hommes
en armes se déplaçant la nuit par groupes de six à huit
personnes. Ils prennent la direction de Nyenkarange. Ainsi, les
mêmes sources indiquent que le 28 juin dernier, jour des élections
présidentielles, un groupe de huit hommes dont six armés,
a échangé, pendant la journée, beaucoup de
coups de feu avec les forces de l’ordre alors qu’ils
fonçaient droit vers Nyenkarange. A vrai dire, bien d’indices
montrent qu’il se fomente quelque chose de louche dans la
zone. Pour preuve, les forces de l’ordre viennent de saisir
des imperméables militaires et des ustensiles de cuisine
dans un endroit susceptible de servir de PC aux nouveaux rebelles.
La même nuit du 28 juin, d’autres groupes d’hommes
armés ont été aperçus à Muzinda
en cheminant aussi vers Nyenkarange. Le lendemain, une autre colonne
a été aperçue à Murombero en commune
Mpanda (Bubanza) et à Mubimbi en province Bujumbura rural.
Les sources sur place indiquent qu’ils allaient également
vers Nyenkarange. Pour tenter de tuer dans l’œuf cette
tentative de rébellion, les autorités policières
et militaires comptent multiplier des patrouilles et demandent à la
population de les appuyer.
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