Actualité du 7 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi – Partis politiques
L’UPRONA poursuit la mise en place de ses organes
dirigeants
Bujumbura le 7 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Le parti Unité pour progrès national (UPRONA) a
organisé dimanche à Bujumbura une réunion
du comité central pour analyser le règlement d’ordre
intérieur, présenter le nouveau bureau exécutif
du parti réunifié et présenter le programme
trimestriel de septembre à décembre. Dans son mot
de circonstance, l’honorable Bonaventure Niyoyankana, nouveau
président de ce parti, a souligné que l’élection
de nouveaux dirigeants de l’UPRONA a fait honneur à ce
parti.
« C’est une preuve de la démocratie et
cela va renforcer le parti et lui donner de l’énergie
pour bien se positionner par rapport aux élections de 2010
; j’en profite pour lancer un appel à nos militants
pour serrer les coudes et travailler en synergie afin d’être
plus efficaces », a-t-il déclaré.
Les membres
du comité central ont approuvé, par acclamation,
le règlement d’ordre intérieur tout en demandant
au nouveau bureau exécutif de faire des amendements proposés
et de le traduire en Kirundi pour le mettre à la portée
de tous les militants. Selon l’accord global de réunification
du parti UPRONA, aucun des deux parties (celle qui se trouvait
dans les institutions et l’autre qui ne s’y trouvait
pas) ne peut avoir moins de 40% et plus de 60% des membres dans
le bureau exécutif. Ainsi, parmi les 54 membres du bureau
exécutif (3 par province et l’université du
Burundi), 22 sont de l’aile dite Charles Mukasi.
Burundi –sécurité : Des policiers lapidés
par en commune Gisuru
Bujumbura le 7 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Le raz le bol de la population vis-à-vis des multiples
bavures des policiers burundais a déjà atteint son
paroxysme. Comme on pouvait s’y attendre la situation tourne à la
vindicte populaire et il y a déjà mort d’homme.
C’est en effet le macabre spectacle auquel on a assisté le
6 septembre 09 en commune Gisuru, plus exactement sur la colline
Muhindo qui jouxte la commune Mabambe en Tanzanie voisine. Oscar
Barasokoroza et Antoine Nzeyimana, deux policiers régulièrement
enrôlés à la police de sécurité intérieure
de Cankuzo, ont été tués à coups de
pierres par une foule en colère.
Les policiers lapidés étaient
en effet des bandits de grand chemin qui, depuis plusieurs mois,
usaient et abusaient de leurs armes (fusils kalachnikov et grenades
défensives) pour terroriser leurs victimes. Au cours des
deux dernières semaines, les deux policiers tragiquement
disparus avaient mis à sac plusieurs ménages et volé plus
de deux millions de francs burundais.
Cet incident est loin d’être
isolé. Que ce soit à Ruyigi, Cankuzo ou plusieurs
autres provinces de Burundi, les éléments de la police
nationale sont visiblement impliqués dans plusieurs cas
de viol, de vols à main armée et autres assassinats.
La population s’engage à se faire justice elle-même
pour palier au laxisme ou à la complicité des autres
policiers car il s’est déjà avéré que
les brigands sont relâchés aussitôt arrêtés
et remis à la police. De nombreuses autres enquêtes
se terminent en queue de poisson sans que les auteurs des différents
crimes commis dans les quatre coins du pays soient connus ou punis.
D’aucuns estiment que cette situation n’est qu’une
conséquence prévisible d’un système
politique mis en place par le CNDD-FDD au pouvoir depuis 2005 et
qui s’articule sur la mafia et la criminalité multidimensionnelle,
le tout sur fond de l’impunité.
Burundi-élections
Le CNDD-FDD tire à boulets rouges sur la CENI
Bujumbura le 7 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Parce qu’il n’arrive pas à lui dicter ses ordres
comme il l’entend et l’avait prévu, le parti
CNDD-FDD, au pouvoir au Burundi, a perdu toute sa confiance envers
la commission électorale nationale indépendante (CENI).
Daniel Gélase Ndabirabe, Secrétaire Général
de ce parti l’avait déjà déclaré,
le week-end dernier, en présence de nombreux représentants
de la communauté internationale.
Mais certains observateurs
plutôt sceptiques croyaient que sa langue avait fourché ou
qu’il avait mis le pied dans le plat par inadvertance. C’était à tort
car le numéro deux du parti présidentiel maintient,
mordicus, ses propos.
« Nous n’avons plus confiance
envers la CENI qui, visiblement, est devenue une structure du FRODEBU
et de l’UPRONA ; tous ses membres sont des militants de ces
deux partis et elle n’embauche que les candidats issus de
ces deux partis politiques », a-t-il déclaré,
le 6 septembre 09 en commune Rumonge, province de Bururi, au moment
de la commémoration du quatrième anniversaire de
la prise du pouvoir par le CNDD-FDD.
Ces propos inquiètent
les autres acteurs politiques qui considéraient la CENI
comme une structure indépendante comme le prévoit
la constitution. « Je pense que c’est une erreur pour
le parti au pouvoir de ne plus avoir confiance envers la commission électorale
car elle a été mise en place par le parlement sur
proposition d’un président de la république
issu lui-même de ce parti, c’est signe qu’il
y a un dysfonctionnement qui ne manque pas d’inquiéter »,
réagit Bonaventure Niyoyankana, président du parti
UPRONA. Pour contourner l’action de la CENI, le parti CNDD-FDD
vient de créer, via le ministère de l’intérieur
(qu’il contrôle), une direction chargée de l’administration
des élections. Ce département qui est un CENI bis
sera chargé de la gestion du fichier électoral et
du suivi de tout le processus. Mais d’aucuns s’interrogent
sur l’utilité de cette structure et la force de ses
décisions par rapport à celles de la CENI.
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