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Actualité du 8 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Obsession d’une attaque rebelle et grise mine à l’armée.
Bujumbura le 8 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Au Burundi, le pouvoir subodore déjà le parfum d’une
attaque rebelle orchestrée par le cocktail d’opposants
qui, lors des dernières élections communales, se
disent avoir été doublement grugés par le
parti CNDD-FDD et la commission électorale, CENI. Bien que
le processus électoral semble se poursuivre normalement
l’inquiétude est à son comble et la fuite du
leader rebelle, Agathon Rwasa, conforte le gouvernement dans son
appréhension d’une reprise de conflit armé.
Dans un document sonore récemment mis à la disposition
des médias locaux, Agathon Rwasa exhorte ses collègues
de l’alliance démocratique pour le changement ADC-Ikibiri à rester
soudés et à agir collectivement pour bouter les fraudeurs
et les délinquants impénitents hors de l’arène
politique. Tout au long de son intervention, Agathon Rwasa ne fait
jamais allusion à son parti politique, le FNL. Il insiste
sur « ne action commune ». C’est précisément
cette allusion au complot, tous azimuts, qui fait tiquer le pouvoir.
Pour tuer dans l’œuf cette velléité de
collision rebelle, le Chef de l’Etat demande à son
armée de se mettre en alerte et d’enfiler les tenues/équipements
de combats pour aller mettre sens dessus dessous la profonde forêt
de la Kibira, repaire supposé d’Agathon Rwasa. Mais
selon des sources concordantes, les hommes en uniformes refusent
de risquer encore leurs vies pour défendre un parti qui
ne le mérite nullement. «Il est difficile d’aller
combattre un compatriote sans cause valable, je pense que le gouvernement
devrait faire économie de cette nième guerre ; par
ailleurs les militaires ont encore de nombreuses questions non
encore résolues, liées notamment à leurs salaires
et contrairement à ce qui se passait auparavant, ce refus
de se remettre au front est perceptible chez tout le monde, indépendamment
de l’ethnie », confie, sous sceau d’anonymat,
un officier supérieur promu au grade de major début
juillet.
Burundi-élections
Les députés sont sur le starting point
Bujumbura le 8 juillet 10 (SurviT-Banguka)
C’est quasiment parti pour les élections législatives
du 23 juillet. La campagne a théoriquement démarré le
7 juillet 2010. Mais curieusement, ce n’est que le 6 juillet
(in extremis !) que le Président burundais, Pierre Nkurunziza
a signé un décret appelant les candidats aux élections
législatives à battre campagne dès le 7 juillet.
Cette campagne devrait se boucler le 20 juillet à 18 heures.
Après ce délai, toute activité/attitude ayant
trait à la campagne électorale est théoriquement
interdite. En outre, ledit décret précise que la
campagne électorale visée est faite uniquement par
les partis politiques régulièrement constitués
ainsi que les candidats indépendants qui ont déposé leurs
candidatures. Il rappelle aussi que les formations politiques
et les candidats concernés peuvent utiliser les médias
de l’Etat pour leur campagne électorale. De son côté,
le Conseil national de la communication (CNC) devra veiller à l’accès équitable
de tous les candidats à ces médias. Reste que comme
pour les autres campagnes, la propagande électorale est
libre, sous réserve du respect de l’ordre public et
de l’observation des prescriptions législatives et
réglementaires sur les réunions publiques. Une mise
en garde est également adressée à tout agent
public qui distribuerait pendant les heures de service ou
sur les lieux publics, tout document ou tout autre support de propagande électorale.
La même interdiction frappe quiconque se rendrait coupable
de la distribution de ces documents dans les enceintes des établissements
scolaires et universitaires publics et privés. La Commission électorale
nationale indépendante est appelée à exécuter
le décret présidentiel en vigueur dès sa signature.
Burundi-élections
Les conseils communaux ont du mal à se mettre en
place
Bujumbura le 8 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Quoi qu’en dise la CENI, l’appel au boycott lancé unilatéralement
par les partis politiques ligués dans l’alliance démocratique
pour le changement (ADC-IKIBIRI) handicape la mise en place
des organes au niveau de certaines communes du pays. A deux reprises,
il a été en effet impossible pour les élus
de se réunir afin de désigner démocratiquement
l’administrateur communal, le président et le vice-président
du conseil communal. Ainsi, en mairie de Bujumbura, seule
la commune de Rohero dispose déjà d’un nouvel
administrateur. Là encore, le quorum requis (10) a été atteint
in extremis, grâce aux magouilles qui ont contraint deux élus
FNL et un autre du FRODEBU, à rejoindre les candidats du
CNDD-FDD et de l’UPRONA qui les attendaient de pied ferme
pour passer au vote. L’impasse est quasi-totale pour toutes
les autres communes de la mairie de Bujumbura. Impossible
d’atteindre
le quorum et l’ADC-IKIBIRI persiste et signe. « Ceux
qui vont siéger n’auront pas compris notre cause :
nous ne voulons pas les postes mais nous voulons plus que ça
: la vérité, les élections transparentes,
véritablement libres et démocratiques ; cela manque
et nous refusons ces sièges qu’on nous attribue alors
qu’on nous a volé d’autres, c’est ça
l’enjeu et il dépasse le simple plaisir d’occuper
un siège », explique Maître François
Nyamoya, porte-parole du parti MSD.
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