Actualité du 8 octobre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-syndicats.

La grogne sociale est trop sonore.

Bujumbura le 8 octobre 2009 (SurviT-Banguka)

Le malaise social semble avoir atteint le paroxysme au Burundi. Tant et si bien que le pouvoir en place commence à tiquer, croyant faire objet d’un complot tous azimuts. La paralysie des services sociaux de base est sans précédent.

Les infirmiers ont tout plaqué depuis le 8 octobre 09 pour acculer le gouvernement à améliorer leurs conditions de travail. Dans le secteur de l’enseignement public, la grève est totale et systématique. Cette paralysie générale des activités dans tous les secteurs inquiète les organisations de la société civile.

Dans un communiqué de presse qu’il a publié le 7 octobre, l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (Olucome) s’indigne du gâchis général, né de l’inconséquence du pouvoir en place qui est manifestement incapable d’anticiper sur les faits afin de répondre aux desiderata des travailleurs avant que la situation ne s’enlise.

L’OLUCOME rappelle que le mouvement d’humeur a commencé à s’amplifier aux mois de mars, avril et mai derniers avec la grève du personnel de la santé. La situation s’aggrave aujourd’hui car les deux plus grandes centrales syndicales, en l’occurrence la COSYBU (Confédération des syndicats du Burundi) et la CSB (Centrale syndicale du Burundi) ont déjà annoncé qu’elles sont prêtes à soutenir les grévistes au cas où leurs réclamations ne trouveraient pas une solution

. Pour rappel, le véritable ressort de ce malaise social reste lié aux disproportions observées au niveau des salaires des fonctionnaires où certains salariés sont couverts de statuts spéciaux, bénéficiant ainsi des salaires élevés et jouissant des avantages multiples (exonération, indemnités et autres) au moment où d’autres n’ont qu’un salaire de misère qui ne leur permet pas de joindre les deux bouts du mois.

Le gouvernement a déjà signé un accord avec les syndicats des enseignants et le personnel soignant et non- soignants, mais il fait souvent volte-face au moment de passer à la concrétisation des promesses tenues. D’aucuns estiment qu’il faut un dialogue sincère et honnête entre le gouvernement et les employés. Au cours de l’année scolaire 2008-2009, la grève des enseignants a causé un manque à gagner de 25.083.381 FBu par jour de frais d’alimentation des élèves en chômage.


Burundi-intégration régionale: La Communauté Est Africaine souffle ses dix bougies
Bujumbura le 8 octobre 2009 (SurviT-Banguka)


Les pays membres de la Communauté Est Africaine, en l’occurrence le Burundi, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda fêtent les dix ans da la EAC rénovée. Pour commémorer cette décennie avec éclat, il a été organisé, du 5 au 7 octobre 2009, une conférence sur la paix et la sécurité.

Elle s’est bouclée hier à Kampala en Ouganda. Plus de trois cents délégués issus des cinq pays membres ont participé à cette conférence qui avait pour thème « Paix et sécurité pour la stabilité et le développement ». En procédant à l’ouverture officielle de cette conférence, le président ougandais, Yoweri Museveni, a émis le souhait que les protocoles de défense et de sécurité dans la région puissent étendre leur idéologie de manière à inclure les menaces réelles qui pourraient être causées par l’influence étrangère. "Les plus grandes menaces pour l'Afrique viennent de l'extérieur, c'est ce danger qui a causé notre colonisation", a-t-il déclaré.

L'Afrique a été colonisée parce qu'elle était divisée en petites unités incapables de se défendre elles-mêmes, les dirigeants africains ne devaient pas répéter la même erreur commise par ces petits royaumes », a-t-il poursuivi. "Que faisons-nous pour protéger notre avenir?" s'est-il interrogé.

"Sommes-nous assurés que nous ne serions pas colonisés à nouveau ? ", a-t-il renchéri. M. Museveni s'est interrogé sur la capacité des pays côtiers à contrôler leurs frontières maritimes. Le président ougandais a en outre recommandé à ses partenaires de faire preuve de responsabilité dans la gestion des Etats qu’ils contrôlent.

Burundi – Administration

Tête à tête entre le chef de l’Etat et les responsables de l’administration provinciale

Bujumbura le 8 octobre 2009 (SurviT-Banguka)

A quelques mois de nouvelles consultations électorales, le président burundais Pierre Nkurunziza pioche partout pour mériter la reconduction à la tête de l’Etat. Non satisfait d’avoir passé tout le mois de septembre aux côtés de la population à ramasser les pierres pour la construction des écoles et autres centres de santé, il décide de prendre le taureau par les cornes en s’attaquant à toutes les questions qui « préoccupent son peuple » : désarmement, environnement, justice, travaux de développement, etc.

C’est précisément ce genre de questions qui ont fait objet de débat et d’échanges entre lui, les gouverneurs de provinces et les commandants de régions militaires à Muramvya, le 7 octobre 2009. Au sujet du désarmement, certains gouverneurs indiquent que le travail évolue favorablement, notamment à Bubanza où l’on a récemment récupéré 11 fusils, 97 bombes, 258 grenades et 4.091 cartouches.

Pierre Nkurunziza demande aux gouverneurs de continuer la sensibilisation de la population, tout en rappelant que la date limite fixée par le gouvernement pour le début du désarmement forcé correspond à la fin du mois d’octobre. Dans le domaine de l’environnement la grisaille est totale : tous les gouverneurs ont affirmé qu’ils sont dans l’incapacité d’avoir des sachets suffisants pour la préparation des pépinières.

Bien plus, le directeur général de l’Institut pour l’Environnement et la conservation de la nature (INCEN) a quant à lui, avoué que 70% du parc de la Ruvubu sont déjà partis en fumée. Le secteur de la justice manque de locaux, de papiers et d’ordinateurs. Le président leur a tout promis courant octobre. Il promet de ne pas lésiner sur les moyens. C’est la campagne !

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 1 Septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
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 1 Septembre, 2009
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Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 
 
 
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