Actualité du 9 mars 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Les as de la rébellion reprennent du poil de la bête
Bujumbura le 9 mars 10 (SurviT-Banguka)
Le Burundi n’avait jamais été aussi prêt
de l’implosion.
Alors que la situation sécuritaire s’empire dans le pays au fur
et à mesure que l’on s’approche de la fatidique et décisive
phase des élections, les gros poissons du parti présidentiel s’apprêtent à virer
subrepticement du sommet des corps de défense et de sécurité au
sommet des milices protéiformes, spécialisées dans l’art
de semer la terreur dans le pays. Selon l’honorable Léonce Ngendakumana,
président du parti FRODEBU, ce n’est plus qu’un secret de
polichinelle. Les généraux Adolphe Nshimirimana (patron de la documentation)
et Alain Guillaume Bunyoni (ministre de la Sécurité publique) s’apprêtent à mettre
sur pied deux société de gardiennages par militaires pour protéger
les acteurs politiques menacés de lynchage. Les deux hauts gradés
de la police ont déjà eu l’aval du gouvernement par le bais
du ministère de l’Intérieur. Le ministre de l’Intérieur,
Edouard Nduwimana ne s’est pas fait prier deux fois pour valider l’officialisation
des deux milices dans la mesure où il en est lui-même co-promoteur
avec le maire de la ville de Bujumbura, Evrard Giswaswa. Léonce Ngendakumana
se dit indigné puisque ces sociétés faites des anciens combattants
aujourd’hui démobilisés sont dirigées par les leaders
de la police. Curieusement cela serait de bon aloi, aux yeux du porte-parole
du CNDD-FDD, Onésime Nduwimana. « Pourquoi vous n’avez pas
sourcillé lorsque le colonel Pascal Simbanduku a mis sur pied une telle
société alors qu’il était très influent dans
l’armée je pense que c’est pareil pour le général
Adolphe », explique-t-il.
Burundi-politique
Les médias s’offrent aux partis en campagne
Bujumbura le 9 mars 10 (SurviT-Banguka)
Les partis politiques burundais qui ont pignon sur rue se
frottent les mains
: grâce à un appui tous azimuts des bailleurs de fonds, les médias
burundais réunis au sein du PACAM (Plan d’Action Commun d’appui
aux médias) leur offrent une excellent occasion de vendre leurs projets
de société/programmes. Ils organisent en effet à leur intention
une série d’émissions radiotélévisées
en synergie. Cette « synergie des médias» est étendue à la
presse écrite qui rendra compte de ces émissions dans ses colonnes.
Il s’agit donc de présenter au public les projets de société des
partis politiques régis par la loi burundaise et qui comptent participer
aux élections de 2010. Les organisations politiques intéressés
par ce genre de débats sont publiquement invitées à manifester
leur intérêt. Cela va se traduire notamment par le dépôt
de « projet de société », du nom, des coordonnées
téléphoniques et électroniques de la personne qui défendra
ce projet de société au travers des médias. Le dépôt
doit se faire au Secrétariat de la Maison de la Presse sise au Boulevard
du 28 Novembre, Avenue des travailleurs numéro1. La date limite de dépôt
des documents requis est fixée au jeudi 11 mars 2010 à 17 heures.
Le tirage au sort pour l’ordre de passage des partis politiques aura lieu
le vendredi 12 Mars 2010 à la Maison de la presse.
Burundi-politique
Alexis Sinduhije encore dans la nasse CNDD-FDD
Bujumbura le 9 mars 10 (SurviT-Banguka)
Jamais deux sans trois, illustre le cas du président du
parti Mouvement
pour la Solidarité et la Démocratie, quadrillé une fois
de plus par une armada de policiers cagoulés et surarmés alors
qu’il animait paisiblement une réunion de son parti sur le terrain
de football de la commune Giheta, province Gitega (centre du Burundi). La brutale
et massive irruption de la police s’est produite le 9 mars à midi
et la multitude de policiers agissait sous les ordres formels du gouverneur de
Gitega, Selemani Mossi et du Commissaire de Police à Gitega, également
présents sur les lieux. A la vue des policiers en armes et cagoule, la
dizaine de militants qui écoutaient religieusement les propos du Président
du parti MSD se sont évanouis dans la nature, pris de panique. Quelques
heures plus tard, Alexis aurait été relaxé.
Burundi-génocide
La méfiance entre hutus et tutsis enfle au lycée
de Kayanza
Bujumbura le 9 mars 10 (SurviT-Banguka)
Il aura fallu l’intervention de l’administrateur et
du gouverneur
de Kayanza pour tenter de calmer les ardeurs des élèves du lycée
de Kayanza (au nord du Burundi) qui étaient au bord de la confrontation
le week-end dernier. La méfiance était à son comble entre
les élèves de l’ethnie Hutus, militants du parti CNDD-FDD
au pouvoir et leurs condisciples d’ethnie tutsie, militants du parti UPRONA.
Alors que les upronistes rentraient le soir d’une réunion du parti,
les hutus fidèles au CNDD-FDD au cru à une simulation de réunion
du parti UPRONA pour préparer plutôt une attaque dont ils devraient être
les cibles exclusives. C’est ainsi qu’ils se sont mis à affûter
leurs armes blanches pour en finir une fois pour toutes avec les élèves
tutsis de l’UPRONA. Ayant eu vent de ce qui se tramaient de l’autre
côté, les tutsis ont pris peur et le vent de panique s’est
généralise. Le climat de méfiance s’alimentait aussi
d’un autre incident au ressort ethnique survenu concomitamment au même établissement.
Les élèves finalistes qui préparent un voyage d’études
ont été incapables de s’entendre sur l’ethnie de celui
qui sera chargé de la préparation de cette sortie annuelle. Face à cette
tension montante, le gouverneur Sennel Nduwimana et l’administrateur de
Kayanza sont allés rassurer les uns et les autres en indiquant que le
paramètre ethnie n’est plus d’actualité dans le contexte
du moment.
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