Actualité du 9 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi- Assemblée Nationale : Les députes convoqués
pour plancher sur le code électorale.
Bujumbura le 9 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a convoqué une
session extraordinaire de l’Assemblée Nationale, du
7 au 19 septembre 09. Comme prévu, l’analyse et l’adoption
du projet de code électoral se trouvent à l’agenda.
Mais ce texte fondamental qui devrait régir les élections
de 2010 ne fait toujours pas l’unanimité.
Selon Léonard
Nyangoma, président du CNDD, ce rendez-vous des députés
est précoce car les leaders des partis politiques parlementaires
sont en intenses négociations pour s’accorder sur
certains compromis préalables avent d’amener l’analyse
du projet de code en séance plénière.
Le parti
présidentiel (CNDD-FDD) tient, mordicus, à l’usage
de plusieurs bulletins de vote alors que tous les autres partis
politiques redoutent encore la persécution des électeurs
par le CNDD-FDD qui, selon les témoignages concordants,
projette récupérer, le jour du scrutin, les bulletins
de tous les autres partis en compétition en guise de preuve
irréfutable de leur rejet.
Mais au sujet de la chronologie
des élections, le CNDD-FDD semble faire des concessions
en acceptant que le processus électoral s’ouvre par
les conseillers communaux. Léonard Nyangoma révèle
que le président de l’Assemblée Nationale a
déjà rencontré les leaders des partis FRODEBU,
UPRONA et MRC.
Burundi-malversations : L’OTB fout le camp, alertent
les travailleurs
Bujumbura le 9 septembre 09 (SurviT-Banguka)
L’un des très agressifs slogans de campagne du parti
CNDD-FDD au pouvoir au Burundi est « Zirye zose» » ;
comprenez « mangez-les tous ». Les leaders de ce parti
ont chaque fois refusé d’expliquer la portée
sémantique d’un tel slogan dans un pays marqué par
des années de génocides et de nombreuses autres atrocités
du même acabit.
Certains Burundais y voient un programme à peine
feutré de violence à grande échelle. Mais
compte tenu du niveau avancé de corruption, de détournements
de deniers publics et de malversations économiques initiés
et encouragés par le pouvoir CNDD-FDD, certains autres considèrent
ce slogan comme un code pour inviter les responsables (issus de
ce même parti) des rares entreprises publiques qui restent
encore dans le pays à n’en faire qu’une bouchée.
Le Complexe Textile de Bujumbura est déjà relégué aux
oubliettes de l’histoire. La société sucrière
de Moso n’est plus que l’ombre d’elle-même,
l’Onatel chancelle et l’office burundais du thé va
très mal. Pour ne parler que de la filière thé,
le syndicat de travailleurs de ce secteur (SYTRATHE) vient d’adresser
une lettre au président de la république pour lui
faire part de ses inquiétudes face à la gestion calamiteuse
dont cette entreprise fait objet aujourd’hui.
Près
de cinquante mille tonnes de thé en route pour exportation
ont été subtilisés à Nairobi, plus
de vingt millions de francs burundais ont mystérieusement
disparu du compte de l’OTB ouvert à l’Ecobank,
des milliers de litres d’essence ont été subtilisés
et le personnel attend désespérément le versement
des différentes augmentations de salaires (15% et 34%) déjà accordés
aux autres fonctionnaires. En réalité, le syndicat
désigne du doigt, Alexis Nzohabonimana, directeur général
de cette société et militant zélé du
parti aux affaires, comme étant le responsable au premier
chef de ce désastre financier. Mais selon des sources concordantes
il agirait sur ordre de son parti, décidé de vendre
ou voler tout ce qui peut l’être pour pouvoir financer, à coup
de milliards, la prochaine campagne électorale.
Les travailleurs,
hutus et tutsis, promettent de tout déballer pour prévenir,
afin de ne pas subir le même sort que ceux du COTEBU, coulé dans
presque les mêmes conditions par un certain Melchior Wagara,
aujourd’hui Chef de Cabinet Civil du Président de
la République..
Burundi-politique
Le CNDD-FDD divise pour mieux régner
Bujumbura le 9 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Et de deux. Après l’implosion du parti FRODEBU qui
a donné naissance au FRODEBU bis ou FRODEBU Nyakuri, le
parti présidentiel a dans son collimateur le FNL d’Agathon
Rwasa.
Une nouvelle aile de ce parti est à un cheveu de
l’agrément et elle sera pilotée par Pasteur
Habimana, l’ancien porte-parole du mouvement rebelle FNL-Palipehutu.
Ce dernier avait été nommé 2ème conseiller
d’Ambassade en Inde mais il a bifurqué vers le service
national des renseignements (documentation). Il a donc « retourné sa
veste du bon côté » moyennant une assistance
en espèces sonnantes et trébuchantes.
Le parti aux
affaires ne lésine pas sur les moyens de l’Etat. Gare
aux partis, comme l’UPRONA, qui resserrent les liens pour
ne pas rater les prochaines élections. Rien n’exclut
qu’ils soient les prochaines proies du CNDD-FDD.
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