Actualité du 9 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Le gouverneur de Kayanza lynche un homme mais reste libre et gouverneur

Bujumbura le 9 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Né de la violence et les massacres à l’échelle génocidaire, le parti présidentiel CNDD-FDD arrive à terme de son mandat sans être parvenu à se défaire de cette lugubre gangue de la mort. Les cinq ans de règne de ce parti auront été en effet un moment dur et tragique pour les Burundais, marqués de bout en bout par des assassinats et autres emprisonnements abusifs sur fond d’une insoutenable impunité encouragé par le même parti. Dopés par le pouvoir et le feu, les leaders issus de ce parti prennent le pays pour la jungle où seule la loi du plus fort prime. La récente victime de ce système jungloïde du CNDD-FDD s’appelle Salvator Nsabiriho, un ancien militaire au sein des ex-Forces Armées Burundaises (FAB). Pour avoir eu le culot de prétendre jouir ou posséder une parcelle convoitée par le gouverneur de Kayanza, Senel Nduwimana, il l’a payé de sa vie, mortellement battu par ledit gouverneur et sa police canine ou plus exactement sa garde policière. Salvator Nsabiriho a succombé à ses blessures le 5 novembre dernier. Sa mort s’ajoute à des milliers d’autres commandités/commis par des commis de l’Etat estampillés CNDD-FDD à Muyinga, Makamba, Kamenge, Kinama et ailleurs. L’émotion était vive le 7 novembre 09 au moment de son enterrement à Kayanza : qu’il s’agisse des militants des organisations de la société civile ou des leaders de partis politiques, autres que le présidentiel, tous ceux qui ont assisté à son enterrement demandent au président burundais Pierre Nkurunziza, de relever de ses fonctions le gouverneur de Kayanza, Senel Nduwimana et de le traduire en justice pour répondre de ce meurtre prémédité : « le corps que nous enterrons aujourd’hui est celui d’un innocent qui a succombé à ses blessures suite aux violences qui lui ont été infligées, devant témoins, sur ordre direct du gouverneur de la Province de Kayanza. Nous ne pouvons faire autrement que de saisir les plus hautes autorités du pays pour qu’elles prennent les mesures qui s’imposent, en l’occurrence exiger la démission de ce gouverneur qui abuse de l’autorité de l’Etat qui lui a été déléguée dans l’intérêt des citoyens, afin qu’il réponde de ses actes devant la Justice et si le président de la république continue à faire sourde oreille face à de tels crimes, nous le prendrons pour un complice et le moment venu, il devra aussi en répondre », a déclaré Pacifique Nininahazwe, Délégué Général du Forum pour le Renforcement des Organisations de la Société Civile (FORSC). Au même moment, ce genre de discours était tenu par d’autres acteurs sociopolitiques qui étaient présents le jour de son enterrement, en l’occurrence le président de l’UPRONA, Bonaventure Niyoyankana.

Burundi-sécurité

Le CNDD-FDD ne doit pas avoir le monopole des milices, dixit le FRODEBU

Bujumbura le 9 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Cela fait plusieurs mois que les médias font état des entraînements paramilitaires, organisés de nuit comme de jours par des jeunes militants du parti présidentiel CNDD-FDD dans les quatre coins du pays. Selon toute évidence, ces jeunes militarisés sont en phase d’échauffement pour être mis à contribution avant et pendant les élections de 2010. Mais cela va certainement fausser le jeu démocratique car pour sauver leur peau, les Burundais seront contraints de reconduire le parti qui a laminé le pays et qui ne fera que le maintenir sur la même lancée de descente aux enfers. Ce climat de terreur organisée et orchestrée par le pouvoir ou le parti qui l’incarne inquiète naturellement les autres acteurs politiques qui vont entrer en compétition demain sous les couleurs des autres partis. Comme aiment le rappeler les combattants dans leur jargon à eux, le feu appelle le feu. Et c’est pour tenter de résister à ce terrorisme en perspective que le parti FRODEBU aligne ses jeunes miliciens pour tenir tête aux Imbonerakure du CNDD-FDD. Ils ont fait la première démonstration de force le 8 novembre en organisant une marche dans les quartiers de Bujumbura. Ils scandaient des slogans de campagnes, ventant le parti FRODEBU. Ils affirment constituer une milice dont les embranchement iront jusqu’au fin fond du pays pour contrer le feu des Imbonerakure et ils ne fléchiront jamais aussi long temps que le CNDD-FDD laissera ses Imbonerakure poursuivre leurs entraînements paramilitaires.

Burundi-politique

Persécution des militants du parti MSD en commune Bubanza

Bujumbura le 9 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Pas de répit pour le parti MSD de l’ancien journaliste Alexis Sinduhije : à l’instar de ceux arborent les couleurs du FNL et de l’UPD, ses militants restent constamment dans le collimateur du pouvoir ou plutôt du parti présidentiel qui craint que ces formations ne lui fassent ombrage au moment des élections de 2010. Les leaders du Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie sont donc traqués, jusque dans leur lieu de culte. C’est ainsi que cinq pasteurs, militants présumés du MSD, ont été arrêtés dans une église en province de Bubanza en plein culte. Ils ont été directement conduits au cachot de la brigade de Gihanga. Les responsables du parti se disent sereins et demandent aux militants du MSD de ne pas se laisser intimider par le pouvoir qui veut rester seul à occuper le terrain. « En réalité, nous savions que la police recherchait depuis plusieurs jours un certain pasteur nommé Christophe Bigirimana, arrêté parmi les cinq, c’est toujours une façon à lui de nous opprimer et de nous museler, mais comme nous l’avons déjà dit, nous n’allons plus nous laisser coffrer comme des oiseaux », annonce Mme Ntahiraja, Secrétaire Générale du parti MSD. Christophe Bigirimana est le responsable du MSD en mairie de Bujumbura. C’est aussi un ancien idéologue du CNDD-FDD qui en connaît certainement secrets et autres projets. Son départ avait affecté les leaders du CNDD-FDD jusqu’au sommet


 

 
     
     
     
     
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Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
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Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
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Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
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 22 août, 1996
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