Actualité du 10 août 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-politique

Pas de répit pour les partis politiques de l ’opposition.

Bujumbura le 10 août 10 (SurviT-Banguka)

Décidément, le parti au pouvoir tient à dynamiter l’opposition avant de rempiler officiellement pour une autre législature, quasiment comme parti unique. Après le FNL d’Agathon Rwasa, c’est en effet autour du MSD de l’ancien journaliste, Alexis Sinduhije, de se retrouver pleinement dans son collimateur. Sous la houlette de l’incontournable David Nikiza (commissaire général de police, région ouest), la police a perquisitionné, le 9 août, le siège de ce parti politique qui, aux côtés du FNL, constitue la clé de voûte de l’alliance démocratique pour le changement (ADC-Ikibiri). A la permanence du parti MSD en mairie de Bujumbura, cette intempestive visite policière a débuté vers 9 heures du matin et a duré près de deux heures. Comme toujours en parelle situation, le mandat de perquisition, signé de la main du procureur, avait comme motif, la sempiternelle "atteinte à la sûreté intérieure" de l’Etat. Sur place, six militants ont été interpellés, et curieusement, au bout de la fouille perquisition, les policiers ont exhibé deux grenades, une paire de bottines militaires, ainsi que des jumelles qu’ils ont affirmé avoir saisies sur place. Selon Maître François Nyamoya, porte-parole du MSD, il s’agit d’un pur montage car c’est la police qui a amené ces armes avec elle afin de trouver des chefs d’accusations pour ce parti que le pouvoir entend dynamiter à tout prix. "Il aurait été totalement stupide de notre part de garder des armes dans notre permanence alors que nous sommes l’objet du harcèlement du pouvoir", a-t-il réagi. Aucun responsable de la police n’a souhaité s’exprimer. "Le pouvoir cherche à museler les partis membres de l’Alliance démocratique pour le changement" (ADC, coalition de l’opposition), accuse encore le porte-parole du MSD.

Il y a deux semaines, le président de ce parti échappait miraculeusement à un guet apens que lui tendait la police présidentielle. Depuis lors, il a décidé de se barrer, craignant pour sa sécurité. Selon des sources proches de la direction de ce parti politique, Alexis Sinduhije aurait traversé clandestinement la frontière de la République Démocratique du Congo, avant d’atteindre le Kenya et de s’envoler vers l’Europe.

C’est désormais trois leaders phare de l’opposition qui ont fui le pays. Car Léonard Nyangoma et Agathon Rwasa lui avaient précédé en décrochant pour prendre également le chemin de l’exil.

Officiellement, même s’il n’arrête de multiplier ses interventions médiatiques pour tirer à boulets rouge sur le parti CNDD-FDD qui veut phagocyter tous les autres au grand dam de la démocratie, Agathon Rwasa, chef historique des Forces nationales de libération (FNL, mouvement armé hutu devenu parti politique courant 2009), a pris le large au lendemain des élections communales truquées. Le 5 août dernier, Edouard Nduwimana, ministre burundais de l’Intérieur, a d’ailleurs entériné sa "destitution", intervenue lors d’un pseudo congrès d’une frange dissidente de ce parti soutenue par le pouvoir. "Ce qui se passe est extrêmement dangereux et inquiétant. Le pouvoir est en train de créer la frustration et le mécontentement dans le camp de l’opposition et personne ne peut prédire ses réactions", a mis en garde le porte-parole du MSD.

Burundi-politique

L’ancien président Pierre Buyoya apostrophe le pouvoir

Bujumbura le 10 août 10 (SurviT-Banguka)

Atterré par l’insoutenable harcèlement de l’opposition au lendemain des élections, le major Pierre Buyoya rompt son silence pour s’exprimer sur l’aveuglément du pouvoir CNDD-FDD désespérément empêtré dans une dangereuse spirale de désintégration des partis politiques de l’opposition. Il déclare ouvertement ce que tous les citoyens burundais voient sans toujours oser risquer des commentaires pour ne pas s’attirer les foudres d’un parti qui a toutes les allures d’un bateau ivre, voguant sans aucun espoir d’accoster un jour. « En traquant les partis d’opposition, en réduisant au silence l’ancien leader rebelle Agathon Rwasa, le parti présidentiel rétrécit le champ d’action de son pouvoir dans un cadre idéalement démocratique et suscite un malaise au sein d’une bonne frange de la population et nul ne peut savoir où cela peut nous mener comme le Burundi est un pays déjà fragilisé par plus d’une décennie de guerre atroce et au passage, je dois préciser que ce qui est vrai pour le Burundi l’est encore pour le Congo Démocratique marqué, comme vous savez par longue guerre qui a fait plus de 5 millions de victimes ; c’est aussi vrai pour le Rwanda quia encore du mal à tourner la page d’un génocide sans précédent qui a fait près d’un million de morts, c’est tout ce contexte qui devrait guider le pouvoir dans ses faits et gestes », explique-t-il.



 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
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Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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