Actualité du 10 septembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

La police tire dans le tas à Mutaho

Bujumbura le 10 septembre 09 (SurviT-Banguka)

Charles Ndikumana, administrateur de la commune Mutaho, a bien été à l’école de son collègue de Kayogoro. Le 9 septembre 09, il a lâché une meute de policiers sur plusieurs centaines d’élèves indigents qui, après avoir passé toutes les vacances à s’atteler aux travaux de développement de cette commune, se sont vu refuser l’assistance promise en guise d’encouragement.

L’administrateur leur avait en effet promis le matériel scolaire et le minerval exigé dans les écoles publiques pendant toute l’année scolaire. Au lieu de l’aide promise, les infortunés n’ont eu droit qu’à des rafales à la mitraillette, tirées pars des policiers sur ordre dudit responsable.

Les victimes étaient venues manifester leur mécontentement par n sit-in devant les bureaux de l’administrateur. Leur effectif s’évalue à plus de 400 élèves et plusieurs d’entre eux ont été grièvement blessés. Ils réclamaient une somme globale de 15 millions de franc burundais. C’est le projet PRADECS (Projet d’appui au développement communautaire et social) qui avait financé les travaux.

Burundi malversations

L’OLUCOME revient à la charge

Bujumbura le 10 septembre 09 (SurviT-Banguka)

Décidément, corruption/malversations économiques auront marqué, de bout en bout, la législature CNDD-FDD et en dépit des coups de griffe qu’il essuie de la police présidentiel (menaces, assassinat du vice-président), l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques, OLUCOME, n’aura eu de cesse de le rappeler à tout bout de champ.

Dans son rapport semestriel de monitoring des dossiers de corruption détournement de fonds et autres actes de malversations largement comptables aux cadres et agents de l’administration et du parti présidentiel, l’OLUCOME relève, en effet, un maque à gagner de près de 40 milliards de francs burundais. Un montant abyssal qui, pourtant, ne serait que le signe visible de l’iceberg.

«Nous avons reçu près de 2000 dossiers, rien qu’au cours des six premiers mois de l’année 2009 et nous mettons au rang de corruption les 4 milliards de francs burundais que le Chef de l’Etat dit avoir affectés à la plantation des avocatiers ; certains autres secteurs se taillent la part du lion notamment les douanes, la justice, les impôts, etc.», a expliqué Gabriel Rufyiri, au cours d’une conférence de presse qu’il animée le 9 septembre à Bujumbura. Selon de nombreux témoignages concordants, des fuites effrayantes seraient organisées par le CNDD-FDD grâce au dédouanement à domicile, faveur accordée aux seuls grands importateurs, moyennant contribution financière à la caisse du parti .

Burundi Société civile

Le parti présidentiel promet des bâtons dans les roues

Bujumbura le 10 septembre 09 (SurviT-Banguka)

Depuis quelques temps, les organisations burundaises de la société civile sont accusées de jouer le jeu de l’opposition politique à l’instar des partis à part entière. Le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, a déjà donné une instruction aux différents gouverneurs des provinces pour ne plus jamais autoriser à ces organisations de mener des activités sans son accord pr éalable.

Un accord qui leur est souvent refusé. Plusieurs ateliers de sensibilisation sur les droits de l’homme, la lutte contre la pauvreté, la lutte contre le sida etc. ont déjà été annulés faute de son aval. Plus royalistes que le roi, certains gouverneurs ont déjà créé des observatoires de la société civile pour garder à l’œil chaque acteur de la soci été civile.

Au fur et à mesure que le pays s’approche des élections, le pouvoir durcit le ton et tend à museler toute voix discordante. Aux yeux de nombreux observateurs, l’idée qui serait derrière cette décision de barrer la route aux organisations de la société civile est de couper le pont entre la population et ces acteurs afin qu’elles n’aient aucune occasion de l’éclairer sur les dérapages du pouvoir en place.

Certaines associations comme la coalition de la société civile pour le monitoring des élections (COSOME) s’investissement également dans l’éducation civique en matière des élections. Une thématique qui inquiète particulièrement le parti CNDD-FDD, au pouvoir, car en toute logique et transparence, il lui serait difficile de gagner. C’est ainsi que les organisations de la société civile se retrouvent désormais dans le même sac que les partis UPD-Zigamibanga, MSD ou encore FNL.




 
     
     
     
     
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