Actualité du 10 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Les policiers sèment la terreur en pleine ville de Bujumbura

Bujumbura le 10 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Un vent de panique générale a affreusement secoué le centre ville de Bujumbura, le 9 décembre 09 au tour du marché central de Bujumbura. A l’origine de ces remous se trouve naturellement des policiers désormais affligés du sobriquet « agents du désordre ». L’un d’entre eux a mortellement frappé une jeune femme qui vendait tranquillement des fruits et autres légumes. Excédées par cette nième bavure policière, une foule de gens témoins oculaires de cet intolérable dérapage s’est révoltée en lançant une pluie de pierres et de cailloux sur les policiers et leurs véhicules. Pour restaurer la circulation normale et rétablir le calme dans la ville, les responsables de la police ont dû ordonner le retrait de tous les policiers qui étaient entrain de veiller à l’ordre et à la sécurité. La victime a été évacuée pour des soins intensifs à l’hôpital militaire de Kamenge. Mais la colère est encore vive au sein de la population urbaine, en particulier les pauvres femmes qui ne vivent que du petit commerce de fruits aux alentours du marché central de Bujumbura. « C’est la troisième fois qu’une vendeuse est tuée par un policier qui pourtant est supposé sécuriser cet endroit et nous demandons chaque fois au Président de la République que nous avons élu, responsable de ces corps de sécurité, de sévir vis-à-vis de ces policiers délinquants, s’il continue à faire sourde oreille, nous le prendrons pour un cynique complice et personne ne pourra plus voter pour un protecteur de délinquants et de bandits de tout acabit », explique une femme en colère. Le même jour ces policiers ont tenté de voler, en plein soleil de midi et sous l’œil vigilant et complice d’autres policiers, plus de 15 millions de francs burundais au niveau de « Kazoza-Vision », une nouvelle institution de micro finance basée en commune urbaine de Rohero. Curieusement, l’un des braqueurs armé de fusils kalachnikov, a été immobilisé et désarmé par une jeune femme cliente de cette institution. « Un pays où les vols se commettent impunément, au grand jour et à l’arme à feu manque cruellement de leadership et nous pensons que le Chef de l’Etat devrait sortir de son silence complice pour sévir face à ces bandits éhontés sinon il sera considéré comme commanditaire en chef de ce gangstérisme généralisé », confie la brave dame.

Burundi-corruption

La palme du dégatier revient au Chef de l’Etat

Bujumbura le 10 décembre 09 (SurviT-Banguka)

En cette période où le monde entier est en croisade contre l’inquiétant phénomène de corruption qui gangrène les sociétés, les associations de la société civile rivalisent de virtuosité pour dénoncer pêle-mêle corrompus et corrupteurs au Burundi. Gabriel Rufyiri, président de l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques est en première ligne. Dans un point de presse qu’il a organisé le 10 décembre sur le niveau de corruption dans les hautes sphères de l’administration, il a ouvertement accusé la présidence de la république d’être le plus grand pôle de corruption est de malversations économiques au Burundi. « C’est simple à expliquer : seuls les services de la présidence ont refusé aux enquêteurs de la cour anticorruption d’accéder aux dossiers controversés, relatifs notamment au charroi et pourtant le pays y perd des montants faramineux », explique-t-il. De manière générale, le charroi de l’Etat constitue d’ailleurs un domaine propice à la corruption. «Le gouvernement devrait instaurer un système de location vente pour les cadres de l’Etat qui ont le privilège de bénéficier d’un déplacement individuel et faire usage d’un déplacement en commun pour le reste du personnel », suggère le président de l’OLUCOME. Selon ses récentes enquêtes, des cadres de l’Etat, de connivence avec les gérants des stations-service ainsi que des garages chargés de réparer leurs véhicules de fonction se livrent impunément au détournement des fonds alloués à l’achat et à l’entretien des véhicules. Ainsi, de 1997 à 2008, le budget destiné à l’achat des véhicules de l’Etat est passé de 400 millions de FBu (soit près 400.000 dollars) à 9 milliards de FBu (soit près 9 millions de dollars). Cette montée exponentielle s’explique par une gestion malsaine du charroi de l’Etat. Cette organisation anti-corruption s’indigne également des dépenses inutiles engagées dans l’achat des véhicules dernier cri en faveur des dignitaires sans jamais s’inquiéter de la misère du peuple.


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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