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Actualité du 11 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Alice Nzomukunda s’insurge contre la supercherie du Président
burundais
Bujumbura le 11 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Au lieu de plancher sur les véritables sujets de préoccupations
de son peuple, le Chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza,
passe tout son temps à peaufiner son image en vue d’une éventuelle
réélection en 2010. Des slogans de campagne doublement
pompeux et mensongers diffusés plusieurs fois par jour à la
radiotélévision nationale du Burundi (RTNB), des
fonds publics gaspillés à tour de bras et à longueur
de semaines au cours d’interminables et inutiles descentes à l’intérieur
du pays, des promesses fallacieuses et impossibles à tenir,
des dons faramineux souvent grevés sur la caisse de l’Etat
et faussement mis à l’actif du couple présidentiel
pour mettre en exergue sa magnanimité inégalée…le
Président burundais, Pierre Nkurunziza est un dangereux
champion de la supercherie et de la démagogie. C’est
du moins le constat de Mme Alice Nzomukunda, ancienne vice-présidente
de la République et actuelle présidente du parti « Alliance
pour la Démocratie et le Renouveau, ADR ». Dans une
conférence de presse qu’elle a organisée à la
fin de la semaine dernière, elle a énergiquement
déploré l’attitude d’un Chef de l’Etat
qui profite allègrement de ses responsabilités pour
brûler les étapes en se lançant prématurément
dans la campagne électorale. « Depuis plusieurs mois,
au niveau de la radio et de la télévision nationales,
l’on fait passer en boucle des passages entiers de ses vieux
discours, notamment avant les journaux, c’est une campagne
qui ne dit pas son nom puisque ces propos ne constituent pas en
soi de l’information pour nous les auditeurs qui avons déjà entendus
ces discours; et puis, chaque samedi on nous montre le Chef de
l’Etat et son épouse entrain de participer aux travaux
communautaires, c’est de la propagande et le peuple a besoin
d’autres informations plus utiles », déclare
Mme Alice Nzomukunda. Par ailleurs, elle fait remarquer qu’au
lieu de passer le plus clair de son temps à venter son léger
bilan, le Chef de l’Etat burundais ferait mieux de s’atteler à relever
les grands défis du moment, en l’occurrence la gangrène
de la corruption, la pauvreté chronique, la recrudescence
de la criminalité, l’insoutenable impunité dont
jouissent les auteurs des crimes variés, etc. Interrogée
sur le risque de se faire lyncher en raison de son franc-parler,
la présidente du parti ADR n’exclut pas cette éventualité,
mais elle demande aux Burundais de vaincre leur principal ennemi
qui est la peur. « Je sais qu’ils peuvent me tuer d’un
moment à l’autre pour me faire taire définitivement
comme ils l’ont fait à l’ancien vice-président
de l’OLUCOME, Ernest Manirumva, mais je dois vous dire que
la peur est la principale ennemi des Burundais et je préfère
mourir à cause de la vérité que j’ai
osé dire plutôt que de rester complice de tels dérapages
qui tuent tout un peuple », conclut-elle.
Burundi-charroi de l’Etat
L’inquiétude persiste en dépit de la décision
d’assainir le secteur
Bujumbura le 11 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Pressé par les bailleurs de fonds indignés par le
fort niveau de corruption et de malversations économiques
observé dans la gestion du trop pléthorique charroi
de l’Etat, le gouvernement burundais a pris la décision
de le réduire drastiquement. Depuis janvier 2010, seuls
les ministres, les chefs de cabinets et les directeurs généraux
devraient avoir des véhicules de fonction. Dans un premier
temps, cette décision a particulièrement ému
les croisés de la mauvaise gestion de la chose publique,
en l’occurrence l’Observatoire de lutte contre la corruption
et les malversations économiques (OLUCOME). Mais c’était
sans compter avec la duplicité congénitale des gestionnaires
de l’Etat qui sont toujours enclins à renflouer leurs
poches plutôt que les caisses de l’Etat. C’est
ainsi que l’empressement avec lequel la mesure a été prise
fait penser à l’existence d’une anguille sous
roche. Et grâce à son habituel esprit alerte, Gabriel
Rufyiri, président de l’OLUCOME, n’a pas tardé à jouer
le stratagème du CNDD-FDD. «L’effectif des véhicules
de l’Etat s’évalue aujourd’hui à près
de 2000, mais pour brouiller les pistes afin de pouvoir les utiliser
pendant cette période de campagne, les militants du CNDD-FDD
qui en disposent une bonne partie ont mis des plaques civiles ou
IT, créant ainsi une totale confusion, les autres ont été mis à la
disposition des Chefs de cabinets des différents ministères,
au lieu de les parquer dans un espace connu pour pouvoir les vendre
aux enchères », s’indigne-t-il.
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