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Actualité du 11 novembre
09 (SurviT-Banguka)
Burundi-malversations
Le Chef de l’Etat reste sourd aux appels tous azimuts
Bujumbura le 11 novembre 09 (SurviT-Banguka)
Alors que le président burundais Pierre Nkurunziza avait
juré, la main sur le cœur, que la lutte contre la corruption
et les malversations économiques sera son cheval de bataille
tout au long de son mandat, c’est curieusement à lui
que revient la palme du dégâtier en matière
de gestion cafouilleuse de la chose publique. Des marchés
gigantesques, accordés gré à gré sur
sa proposition, des entreprises volontairement coulées pour
garnir ses poches abyssales, des dossiers mystérieusement
tordus pour protéger ses intérêts personnels…le
Chef va trop loin dans la gaffe et il n’hésite pas
de mettre le pied dans le plat. C’est ce qui vient d’arriver
notamment en province de Muyinga où, violant les procédures
qui régissent les marchés publics, le président
burundais a récemment accordé un marché de
dix milliard de Fbu à un de ses amis tout en lui donnant
le tuyau inespéré qui l’aide à simuler
la régularité dudit marché. L’acquéreur
a dû en effet acheter les signatures de cinq témoins à raison
de cinq millions chacun, afin qu’ils reconnaissent avoir
participé à l’offre. Le chef de l’Etat
devrait étendre prochainement cette fraude à l’échelle
nationale car le juteux marché consiste à fournir
du matériel de construction (tôles ciment, fer à béton,
etc.) pour écoles et autres centres de santé. Heureusement,
au fur et à mesure qu’il approche la fin de son mandat,
le roi devient de plus en plus nu et ses complices n’hésitent
pas à dévoiler ses insoutenables dérapages.
Burundi-politique
Le Chef de l’Etat laisse tomber son ministre de l’Energie
11 novembre 09 (SurviT-Banguka)
Ca y est : les députés de l’opposition ont
finalement eu raison du ministre burundais de l’Energie,
Samuel Ndayiragije, qui, en juin dernier, avait accepté de
porter au trésor public un lourd préjudice de plus
de 37 milliards de Fbu. Après moult hésitations,
le président de la république a signé, le
10 novembre 09, un décret qui le relève de ses fonctions.
Selon les observateurs, c’est son parti politique, CNDD-FDD,
qui aurait demandé au ministre de demander rapidement sa
démission avant que les députés ne déposent
la motion de défiance à la table du président
de l’Assemblée Nationale. Il était prévu
que les députés exigent la démission du ministre
au moment de la plénière de ce mercredi, 11 novembre.
Mais dès le début de la réunion, l’honorable
Pie Ntavyohanyuma, président de l’Assemblée
Nationale, leur a lu le décret portant limogeage du ministre
Samuel Ntayiragije. Tous les députés, y compris,
ceux du CNDD-FDD qui avaient d’abord soutenu le ministre/militant,
se sont dits satisfaits par cette décision. « Mais
nous pensons que le président ne devrait pas s(arrêter
là car le ministre doit être poursuivi en justice
pour que l’argent reste dans les caisses de l’Etat »,
explique Pierre Claver Nahimana, président du groupe parlementaire
FRODEBU. Pour rappel, avec son incompréhensible accord,
ce montant a en effet été cédé au Rwanda
et à la République Démocratique du Congo,
dans le cadre de la Société Internationale de l’Energie
des Grands Lacs (SINELAC), un projet que se partagent les trois
pays de la CEPGL. Le ministre disgracié avait toujours indiqué que
sa décision était plutôt politique car, disait-il,
ces deux pays frères avaient aussi appuyé le Burundi
dans son processus de paix.
Burundi-consolidation de la paix
L’ONU fouine sur le dossier élections
11 novembre 09 (SurviT-Banguka)
L’Ambassadeur Peter Maurer (Suisse), président de
la configuration Burundi au sein de la Commission des Nations Unies
pour la consolidation de la paix (PBC), effectue une visite de
travail au Burundi du 10 au 11 novembre 2009. Ce déplacement
s’inscrit dans le cadre du suivi de l’évolution
du processus de consolidation de la paix au Burundi. Mais le diplomate
compte surtout « faire le point sur la préparation
des élections et sur la stratégie nationale de réintégration
socio-économique des démobilisés, des anciens
combattants, des réfugiés, des déplacés
internes et autres groupes particulièrement affectés
par la guerre ». Au cours de cette première visite
officielle depuis sa nomination à la Configuration Burundi,
l’ambassadeur Maurer sera successivement reçu en audience
par le ministre des Relations extérieures et de la Coopération
internationale, le premier vice-président de la République
et le président de la République. Il rencontrera
aussi tour à tour les responsables des partis politiques
représentés au parlement, le Bureau politique du
parti FNL, la Commission électorale nationale indépendante
(CENI), les présidents des deux chambres du parlement, les
responsables des organisations de la société civile
burundaise et les représentants du corps diplomatique accrédités
au Burundi. Le 10 juin dernier, note-t-on, l’Assemblée
générale des Nations Unies a élu M. Peter
Maurer président de la Cinquième Commission (questions
administratives et budgétaires) pour sa soixante-quatrième
session. M. Maurer est aussi le Représentant permanent de
la Suisse auprès des Nations Unies depuis septembre 2004.
Avant cette nomination, il avait été nommé en
2000 par le Conseil fédéral au poste de Chef de la
Division politique IV (sécurité humaine) au sein
de la Direction politique du gouvernement suisse. Auparavant, il était
observateur permanent adjoint de la Mission de la Suisse auprès
des Nations Unies à New York. En 1987, M. Maurer a commencé sa
carrière diplomatique au Département fédéral
des Affaires étrangères en tant que stagiaire à Berne
et à Pretoria. De 1989 à 1991, il a été conseiller
diplomatique au Secrétariat politique et, de 1991 à 1996,
assistant personnel du secrétaire d’Etat. Il a ensuite
rejoint la Mission permanente d’observation de la Suisse
auprès des Nations Unies où il a travaillé de
1996 à 2000 en qualité de premier observateur permanent.
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