Actualité du 12 août 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-politique

Pronostics sur les acteurs politiques de demain

Bujumbura le 12 août 10 (SurviT-Banguka)

Le compte à rebours va son train. Depuis le 9 août, le gouvernement en exercice assure les affaires courantes. De l’avis de certains analystes, le pays est dans une situation confuse sur le plan administratif. Après la décision de la cour constitutionnelle qui valide les deux listes de nouveaux parlementaires, le 1er et le 2ème vice-président de la République sont plus députés et sénateurs que ce qu’ils étaient avant. D’ailleurs, les cogitations sur l’équipe qui devrait assurer la gestion du pays vont bon train. Les députés sortants et entrants ont discrètement trinqué à leur santé le 8 août comme pour se passer amicalement le témoin. Entre temps les partis politiques se concertent pour s’accorder sur les candidats et leurs postes respectifs au niveau de l’exécutif. Selon des sources concordantes, l’UPRONA disposera de quatre sièges au gouvernement, dont la première vice-présidence, qui pourrait revenir à l’honorable Bernard Busokoza (homme d’affaires). Le parti FRODEBU-Nyakuri de l’honorable Jean Minani hériterait, quant à lui, de deux sièges au gouvernement. Les ministres candidats du FRODEBU-Nyakuri seraient originaires de Kirundo, fief du président du parti, Jean Minani et de Bujumbura rural où Makamba. Les spéculations sont perceptibles aussi du côté du parti présidentiel, CNDD-FDD. L’actuel deuxième vice-président de la République Gabriel Ntisezerana pourrait hériter du sénat au moment. De son côté, Gervais Rufyikiri est pressenti pour diriger le parti CNDD-FDD à défaut de quoi il pourrait être deuxième vice-président de la République. Le président de l’assemblée nationale pourrait être reconduit à son poste. Certes, ce ne sont encore que des supputations mais les propositions avancées jusque là sont fort probables.

Burundi – justice

Gabriel Sinarinzi se dit atterré par l’aveuglement du Président du tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura

Bujumbura le 12 août 10 (SurviT-Banguka)

Jean Claude Kavumbagu et Thierry Ndayishimiye sont au noir. Tous les deux sont journalistes et ont été irrégulièrement embastillés. Maître Gabriel Sinarinzi, leur avocat, n’en revient pas. Dans une conférence de presse qu’il a organisée le 11 août, il s’est exprimé sur les nouveaux développements relatifs à ces deux affaires pendantes devant les juridictions. Il affirme qu’il a été surpris par une correspondance du président du tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura, datée du 9 août 2010 et adressée au ministre de la Justice et Garde des Sceaux concernant le dossier Jean Claude Kavumbagu, directeur de l’agence de presse privée Net Press. Dans cette lettre, M. Septime Kimamba, demande au ministre « de l’autoriser à rouvrir des débats afin que le tribunal puisse se prononcer sur la question d’irrégularité de la détention de ce prévenu ». Pour Gabriel Sinarinzi, cette requête est la première dans l’histoire de la justice. « Le fait de composer le siège et de fixer la date d’audience n’est pas du ressort du ministre ayant la Justice dans ses attributions. Cela atteste le manque d’indépendance de la magistrature », a-t-il insisté. Pour rappel, le président du siège a changé de service à la sortie de la première audience du 30 juillet dernier. Jean Claude Kavumbagu était accusé de trahison après avoir publié un article sur la menace d’attaque du Burundi par des Al Chebaab somaliens. Selon Me Sinarinzi, le deuxième journaliste, Thierry Ndayishimiye, directeur du journal privé Arc en Ciel, inculpé à Mpimba depuis mardi le 10 août 2010, a été poursuivi pour un article publié dans les colonnes de son journal sur un manque à gagner d’environ 280 millions de FBu dans un marché d’adduction d’eau dans les provinces Gitega, Ruyigi, Rutana et Cankuzo. Pour cet avocat, il ne peut pas être poursuivi pour avoir commis les délits de presse comme la dénonciation calomnieuse et imputation dommageable étant donné qu’il n’a fait que reprendre les données publiées dans un rapport de mission signé par le chef de l’Equipement, le directeur de l’Eau, un auditeur, deux fonctionnaires dirigeants de la Regideso. D’après lui, la détention de ces deux prévenus reste illégale.

Burundi-administration communale

Difficile de s’accorder sur les administrateurs communaux à Bururi

Bujumbura le 12 août 10 (SurviT-Banguka)

Cela fait déjà plusieurs jours que le Chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a signé un décret nomment nouveaux administrateurs communaux. Une vingtaine de communes attendent encore la mise en place des organes dirigeants. La province de Bururi, au sud du pays, est de celles qui sont toujours dans cette attente. Car six communes sur neuf n’ont toujours pas d’administrateurs communaux. Les représentants des partis politiques CNDD-FDD, UPRONA, FRODEBU et CNDD qui ont des conseillers communaux en province Bururi (sud-ouest du Burundi) n’ont pas pu s’entendre pour mettre en place les bureaux communaux dans six communes. Selon le président de la Commission électorale provinciale indépendante (CEPI) de Bururi, à l’origine de ce blocage se trouve la question de genre et d’ethnie, ainsi que d’autres spéculations. La CENI a proposé que les communes Mugamba, Songa et Vyanda soient dirigées par des femmes, mais les conseillers communaux élus dans la commune Vyanda ont rejeté cette proposition. Ils se sont réunis et ont élu un homme à la place d’une femme. Dans la commune Mugamba, toutes les formations politiques sont d’accord pour qu’une femme soit à la tête de cette commune, mais le 1er secrétaire provincial de l’UPRONA s’y oppose et souhaite que cette commune soit dirigée par un homme issu de son parti. Le président de la CEPI a confirmé à l’ABP que des consultations entre les représentants provinciaux des partis continuent. Il a précisé que si ces consultations échouent, il va transmettre la question à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui va prendre une décision. Les femmes réunies aux associations qui défendent les droits des femmes ont révélé que si les postes réservés aux femmes ne leur sont pas attribués, elles vont organiser une marche-manifestation pour revendiquer leurs places.

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
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Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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