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Actualité du 13 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-élections
Vers une possible coalition des acteurs politiques contre le CNDD-FDD
Bujumbura le 13 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Les Burundais sont décidés, indépendamment
de leur sensibilité politico-ethnique, à se liguer
comme un seul homme pour faire échec au parti présidentiel,
CNDD-FDD, lors des prochaines élections de 2010. Quelques
organisations politiques ont, certes, déjà aligné des
candidats aux élections présidentielles, mais au
finish, le véritable candidat sera désigné au
lendemain de la mise sur pied des conseils communaux. C’est
précisément à ce moment que les alliances
seront constituées dans l’esprit d’un vaste « front
du refus » mu par ultime élan patriotique qui, au
regard de l’aveuglément et des dérapages innommables
du CNDD-FDD au pouvoir depuis 2005, a poussé les uns et
les autres à mettre momentanément en veilleuse leurs
intérêts sectaires pour une lutte commune qui devrait
conduire inéluctablement le CNDD-FDD au ban de touche. Les
partis politiques à forte audience comme le FRODEBU, l’UPD-Zigamibanga,
le FNL, le MSD et le CNDD auraient déjà promis de
se coaliser pour aligner un même candidat. Au total, plus
de vingt partis politiques ont déjà exprimé leur
intention de faire partie de la future coalition. Au lendemain
des élections communales, il sera demandé à chacun
de ces partis politiques de présenter trois candidats présidentiables
afin de pouvoir s’accorder sur un candidat unique à aligner
et défendre aux élections présidentielles.
Ce projet de coalition semble doucher les espoirs de certains candidats
dont le consensus est a priori incertain pour une raison ou une
autre. Au niveau du FRODEBU, cela fait certainement tiquer Domitien
Ndayizeye dont la candidature était déjà battue
en brèche au sein même de son parti politique en raison
de forts soupçons de détournement et de malversations économiques
dont il aurait été artisan au moment où il
pilotait la transition en tant que président de la République.
Que dire de l’ancien président du FNL-Palipehutu,
Agathon Rwasa, dont le mouvement a signé et revendiqué de
nombreux crimes de sang imprescriptibles ?
Le Commission électorale reporte la date d’enregistrement
des électeurs au Burundi.
Bujumbura le 13 janvier 10 (SurviT-Banguka)
C’est inéluctable : le Burundi droit vers les élections
des 2010. Depuis quelques temps, la Commission Nationale Electorale
Indépendante s’attelle à déblayer le
terrain. Elle est déjà représentée
jusqu’au fin fond de chaque commune du pays. Elle vient aussi
de démarrer l’opération du recensement électoral
et de formation des agents recenseurs. Selon Pierre-Claver Ndayicariye,
président de cette commission, ce travail est considéré comme
le vrai pilier d’un processus électoral, digne, crédible,
transparent et apaisé. Dans cette optique, M. Ndayicariye
estime que « inscrire le maximum possible de Burundais reste
la meilleure voie pour consolider la démocratie et pour
renforcer la participation citoyenne ». En revanche, nuance-t-il,
un mauvais recensement électoral crée la méfiance
et jette le discrédit sur le processus des élections.
Le président de la CENI a saisi cette occasion pour solliciter
les avis divers sur la meilleure façon d’avancer ensemble
par le partage de l’information et le dialogue. Ainsi, pour éviter
que le recensement électoral ne se chevauche avec l’opération
de distribution de la carte nationale d’identité,
un ajustement du calendrier des activités s’est avéré nécessaire.
Dans ce contexte, le recensement électoral initialement
programmé du 14 au 27 janvier 2010 est reporté aux
dates du 21 janvier au 4 février 2010. En raison de ce report
de calendrier, la formation des agents recenseurs est reprogrammée
pour les 19 et 20 janvier 2010. Le passeport de voyage, la carte
d’identité pour les militaires et les policiers, la
carte de fonctionnaire, la carte de baptême et le permis
de conduire seront acceptés dans le processus d’enrôlement
des électeurs. Pour le cas particulier de la carte de baptême
et le permis de conduire, trois témoins sont exigés
dont un chef de colline ou de quartier et deux personnes provenant
de deux formations politiques différentes.
Burundi-politique
Du rififi au sein du conseil communal de Rugombo.
Bujumbura le 13 janvier 10 (SurviT-Banguka)
La guerre des élus bat son plein en commune Rugombo de
la province de Cibitoke. Comme à ses habitudes, le CNDD-FDD
au pouvoir est déterminé à mettre au rancart
tous ses partenaires pour occuper seul le terrain et tripatouiller
allègrement les élections. Charles Kwiringira Ntuko,
ancien président du conseil communal de Rugombo a été éjecté le
4 janvier 10, suite à une fronde des conseillers communaux
du CNDD-FDD, déterminés à le remplacer à pied
levé par son adjoint, Coppens Mpawenimana, militant soumis
au parti présidentiel. Ce stratagème a buté sur
la résistance des conseillers issus des autres partis politiques,
en l’occurrence le FRODEBU. Balayé par une quinzaine
de conseillers du CNDD-FDD, l’ancien président du
conseil communal s’est tout de même incrusté à son
poste, énergiquement soutenu par 9 conseillers issus du
parti FRODEBU. Ces derniers ont d’ailleurs poussé leur
culot plus loin en créant un conseil communal bis, piloté par
le conseiller mal-aimé. La commune est désormais
pilotée par un conseil à deux ailes. Il va sans dire
que le bateau n’arrivera jamais à bon port.
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