| |
Actualité du 14 juin 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
L’insécurité monte d’un
cran
Bujumbura le 14 juin 10 (SurviT-Banguka)
La terreur a pris le dessus au Burundi, juste au moment où le
parti présidentiel démarre sa course, en solo, pour
les élections présidentielles du 28 juin. En mairie
de Bujumbura, des inconnus ont largué une pluie de grenades
dans plusieurs communes urbaines dans la nuit du 12 juin. Ces engins
de mort ont notamment explosé en plein centre ville (hôtel
Novotel), dans des bistrots des communes Rohero, Bwiza (Bar Chez
Ntekumutwe), Cibitoke, etc. Comme toujours, ces vagues d’explosions
ont suscité la panique générale dans la ville
de Bujumbura et la police promet d’entamer rapidement ses
enquêtes pour démasquer les terroristes. Plusieurs
personnes ont été blessées, mais cette situation
serait sans doute liée au malaise général
consécutif au refus obstiné de la CENI et du gouvernement
d’annuler le scrutin du 24 mai et de dissoudre la CENI. Douze
partis politiques coalisés, plus l’UPRONA, ont ouvertement
contesté les résultats des élections du 24
mai, arguant qu’elles ont été émaillées
de fraudes massives, ourdies par le parti au pouvoir, CNDD-FDD,
et la Commission électorale, CENI. Selon de nombreux observateurs,
ce courant terroriste relève d’un nième montage
du pouvoir pour se débarrasser des opposants embarrassants.
Mais les leaders de l’opposition affirment qu’ils en
sont parfaitement au courant et se refusent de se laisser mener à la
boucherie comme à l’époque où l’ancien
président Domitien Ndayizeye, son ancien adjoint Alphonse
Kadege et leurs compagnons d’infortune ont été cruellement
traînés dans la boue.
Burundi-élections
Le parti UPRONA réitère
sa position
Bujumbura le 14 juin 10 (SurviT-Banguka)
Les élections communales ont été volontairement
truquées. Le CNDD-FDD prétend les avoir gagnées
haut la main et l’ONU acquiesce. Cela a été confirmé par
Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l’ONU, à l’occasion
de sa visite éclair à Bujumbura, la semaine dernière.
Selon Bonaventure Niyoyankana, Président de l’UPRONA,
sa position n’a rien de surprenant dans la mesure où il
s’appuie sur les rapports de ses représentants à Bujumbura
avant de s’exprimer. « J’ai toujours dit que
la solution aux problèmes des Burundais viendra d’eux-mêmes
et non des étrangers. Ban Ki-Moon n’a fait que répéter
des rapports des embranchements de l’ONU au Burundi, les étrangers
sont là pour nous donner un appui mais c’est nous
qui devons leur montrer par où commencer », explique
le Président de l’UPRONA. A la même occasion,
le Chef de l’UPRONA a réaffirmé que son parti
ne prendra pas part aux élections présidentielles
du 28 juin prochain. Pour ce qui est des législatives, « tout
dépendra de l’attitude de la CENI » rétorque
Bonaventure Niyoyankana. «Je pense que pour que le futur
président de la République puisse jouir d’une
totale légitimité, il doit être élu
dans le cadre d’une compétition, c’est totalement
insensé d’envisager une candidature unique, dans ces
conditions, mieux vaudrait l’acclamer et le laisser continuer
sans devoir perdre du temps dans un simulacre d’élections »,
conclut-il. Tout en appuyant la démarche des partis politiques
ligués dans « l’alliance des démocrates
pour le changement, ADC », le parti UPRONA exclut toute éventualité de
l’intégrer ou d’en faire partie. « En
réalité, nous aurions aimé adhérer à cette
coalition circonstancielle, mais je dois vous dire que dès
l’annonce des premiers résultats des élections
communales, les leaders de l’UPRONA se sont réunis
pour rassembler toutes les irrégularités qui avaient émaillé le
scrutin, nous avons contacté les leaders de ces partis pour
envisager une action commune, mais eux, ils étaient déjà dans
la coalition et à l’UPRONA toute prise de position
doit être réfléchie et résulte d’une émanation
du comité centrale », a déclaré, Tatien
Sibomana, un des porte-parole du parti UPRONA.
Burundi-élections présidentielles
Campagne exclusive pour Pierre Nkurunziza
Bujumbura le 14 juin 10 (SurviT-Banguka)
Bis repetita : les militants du CNDD-FDD se sentent pousser des
ailes au moment de la très atypique course électorale
pour les présidentielles du 28 juin. La fièvre a
repris dès samedi dernier et les mêmes causes produisant
les mêmes effets, l’actuel Chef de l’Etat sera
indubitablement porté au sacre dans deux semaines. La recette
est la même : chantage, terrorisme, lynchage des voix discordante,
arrogance et violence des militants zélés, promesses
mirobolantes en cas de l’inévitable succès,
etc. tout y passera. Selon des informations déjà glanées
dans les différents coins du pays, les Imbonerakure, jeunes
militants du CNDD-FDD hyper militarisés, sont déjà à l’œuvre
: ils s’adonnent méthodiquement et systématiquement
au porte-à-porte pour sensibiliser la population, indépendamment
de leur appartenance politique, afin qu’elle aille plébisciter
massivement l’actuel Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza,
et l’aider, du coup, à laver l’opprobre qui
pèse sur la très controversée victoire acquise
lors des communales. Convaincu que l’argent reste le nerf
de la guerre, Pierre Nkurunziza ne lésine pas sur les moyens
de l’Etat quasiment confondus avec les siens, propres. Sans
compter, il achète voix et autres soutiens politiques. Et
naturellement, sa stratégie est toujours payante. Il profite
aussi du repositionnement, in extremis, des spéculateurs.
C’est dans cette logique que le Dr Jean Minani, président
de FRODEBU-NYAKURI, un simulacre de parti politique ridiculement
calqué sur SAHWANYA-FRODEBU, a appelé ses militants à soutenir
la candidature de Pierre Nkurunziza. On aura tout vu, sur la scène
politique burundaise.
|
|