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Actualité du 14 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-Conseils communaux
La CENI s’en mêle pour colmater les brèches
Bujumbura le 14 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Comme d’aucuns s’y attendaient, il est hyper difficile
de mettre sur pied les organes dirigeants des communes urbaines
qui, par miracle et en dépit des magouilles ou autres fraudes
avérées, ont échappé au tandem CNDD-FDD/CENI.
La commission électorale en est totalement consciente et
pour ne pas s’attirer les foudres de son allié circonstanciel
(CNDD-FDD), elle a procédé au remplacement des militants
FNL ou MSD qui, comme le leur ont recommandé leur leaders,
refusent obstinément de siéger aux conseils communaux,
pour exprimer leur mécontentement après l’insoutenable
truquage des élections communales (24 mai). Pour colmater
les brèches et arriver à réunir les élus
ou vrais faux élus, la CENI s’en est donc mêlée.
Dans la commune urbaine de Musaga, elle a remplacé six élus
MSD et bien d’autres du FNL. Dans la foulée, un certain
Jacques Bigirimana, ex-membre du Bureau politique du FNL, a intégré l’équipe
dans des circonstances qui laissent encore pantois plus d’un,
dans la mesure où il n’était même pas
sur la liste initiale. Ce dernier venait, par ailleurs, d’être
officiellement rayé de la liste des membres du FNL pour « des
fautes graves ». Pour rappel, c’est par lui que le
ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana
avait tenté de passer pour acheter le leader du FNL, Agathon
Rwasa. Au lendemain de sa radiation, il a multiplié des
déclarations pour diaboliser le leader rebelle, appeler
ses co-militants FNL à quitter l’ADC-Ikibiri et rejoindre
le processus électoral. Ce serait donc avec la complicité de
la CENI que le parti présidentiel, CNDD-FDD, est entrain
de le remonter pour lui rendre la discipline. En mairie de Bujumbura,
d’autres communes n’ont toujours pas d’organes
dirigeants. C’est pareil pour certaines communes de l’intérieur
du pays. Selon Pierre Claver Ndayicariye, président de la
CENI, des négociations sont en cours avec les leaders des
partis dont les candidats ont été élus lors
du premier scrutin (élections communales) pour qu’ils
puissent les laisser siéger au nom de leurs partis respectifs.
Mais Alfred Bagaya, vice-président du FNL, balaie d’un
revers de la main cette idée de dialogue en cours. « C’est
encore une fois un grave mensonge de ce président de la
CENI, j’ai demandé à tous les présidents
membres de l’ADC-Ikibiri, et personne ne m’a parlé d’un
moindre contact avec la CENI pour trouver l’issue à l’impasse
actuelle et même un semblant de dialogue qui avait récemment
démarré s’est terminé en queue de poisson,
pourtant nous, nous demandons ce dialogue depuis le 25 mai au lendemain
des élections communales », explique-t-il.
Burundi-élections sénatoriales L’heure est à la
campagne
Bujumbura le 14 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Pas de répit pour les candidats au parlement burundais.
Depuis quelques jours, les candidats députés remuent
monts et vallées pour décrocher des sièges à l’Assemblée
Nationale. Mais seulement quatre jours séparent élections
législatives des sénatoriales. Les deux rendez-vous
se télescopent. C’est ainsi que le président
de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza a signé,
le 11 juillet, un décret portant ouverture de la campagne électorale
pour le scrutin sénatorial attendu le 28 juillet. Ledit
décret s’inspire du chronogramme du processus électoral
rendu public par la Commission électorale nationale indépendante
(CENI) le 2 avril dernier. La campagne électorale pour l’élection
des sénateurs est ouverte le 12 juillet à 6 heures
du matin et elle est close le 25 juillet à 18 heures. Le
décret précise en outre que la campagne électorale
sera suspendue le 23 juillet 2010, jour de l’élection
des députés, et se poursuivra le lendemain le 24
juillet 2010. Toute propagande électorale en dehors de cette
période fixée est interdite. Le décret mentionne
par ailleurs que « seuls les partis régulièrement
constitués ainsi que leurs candidats sont autorisés à organiser
des réunions électorales ». Pour sa part, le
président de la CENI, M. Pierre-Claver Ndayicariye a indiqué dans
un communiqué de presse sorti le 12 juillet 2010 que « sans
toutefois allonger la période de campagne, la CENI ouvre
encore trois jours supplémentaires » pour les partis
politiques ou les indépendants qui auraient eu des difficultés à compléter
leurs dossiers pour les listes des candidats à l’élection
des sénateurs. Reste que l’entrée est conditionnée,
pour chaque liste de candidats, par le paiement d’une caution
de 400.000 FBu. Cette caution doit être versée au
plus tard le vendredi 16 juillet 2010 à 17h30.
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