Actualité du 15 février 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Le parti CNDD-FDD poursuit sa campagne de terrorisme

Bujumbura le 15 février 10 (SurviT-Banguka)

Le CNDD-FDD au pouvoir ne s’en laisse pas compter : en dépit de la vague d’indignation tous azimuts, ce parti présidentiel continue à miner le pays en entraînant militairement ses jeunes miliciens « Imbonerakure » pour les lâcher demain sur tous ceux qui tenteront de se mettre en travers du boulevard qui devrait les conduire une fois de plus au cime du pouvoir, fût-il frauduleusement. Selon l’honorable Jean Baptiste Manwangari, un député de l’UPRONA élu dans la circonscription de Kirundo, ces entraînements nocturnes se poursuivent malgré la mise en garde du premier vice-président de la République, Yves Sahinguvu et, dans une moindre mesure, du ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana. «Il s’agit bel et bien des préparatifs de guerre qui risquent de tourner rapidement en génocide ; et je sais que ce que je vois à Kirundo se passe également dans d’autres provinces comme Muyinga, Cibitoke, etc. c’est ainsi que l’on devrait faire attention car ces miliciens du CNDD-FDD sont armés de gourdins cloutés, assortis de couteaux en forme de baïonnettes et comme pour confirmer qu’ils ruminent une violence à grande échelle, ils scandent des slogans apocalyptiques comme kangaza, zirye zose, guguna, shirira », fait remarquer l’honorable Jean Baptiste Manwangari à l’issue d’une descente dans sa province natale de Kirundo. Mais le parti incriminé rejette ses allégations et préfère les noyer dans un discours politique plutôt accusateur. Selon l’honorable Onésime Nduwimana, porte-parole du CNDD-FDD, tout est calme. Ces entraînements sont une pure invention du député Manwangari qui, comme les autres nostalgiques des régimes autoritaires passés, veut créer la confusion et le chaos pour ajourner les élections et exiger la mise sur pied d’un autre gouvernement de transition car c’est le seul moyen pour eux de se maintenir au pouvoir, ils sont convaincus que la voie des urnes leur sera fatale », déclare-t-il. Mais la tension est manifestement vive dans le pays et tout semble indiquer que les miliciens du parti présidentiel risquent de torpiller le processus électoral, si l’on n’y prend pas garde. Même l’ONG ICG le confirme dans son dernier rapport sur le Burundi.

Burundi – Elections

La Commission électorale fait le point sur l’opération d’enrôlement des électeurs

Bujumbura le 15 février 10 (SurviT-Banguka)

Les Burundais cheminent inéluctablement vers les élections annoncées depuis belle lurette. Le dispositif se met progressivement en place. L’effectif provisoire des électeurs est déjà connu. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a présenté, le 12 février 2010 à Bujumbura, le bilan de l’opération d’enrôlement des électeurs, démarrée le 21 janvier et clôturée le 9 février 2010. Dans sa communication retransmise en synergie et temps réel sur les radios locales, le président de la CENI, M. Pierre Claver Ndayicariye, a déclaré que les chiffres provisoires du total des inscrits au rôle d’électeurs sont estimés à 3.550.665 alors que comme hypothèse de travail, les chiffres attendus s’évaluaient à 3.510.054 personnes à enrôler. Face à ce constat, le président de la CENI s’est félicité du travail abattu. Par rapport à l’hypothèse de référence de 2005 où le nombre d’inscrits était de 3.140.966, on remarque en effet une progression qui concorde avec la logique de la structure de la population et le tableau des inscrits reste en phase avec les résultats provisoires du recensement général de la population de 2008. Commentant ces résultants, M. Ndayicariye a indiqué qu’au chapitre des aspects positifs, les résultants sont satisfaisants dans la mesure où sur 3.550.142 inscrits au rôle sur 3.510.954 escomptés, et par rapport à 3.140.967 personnes enrôlées lors des élections de 2005. Selon lui, l’afflux massif des inscrits serait consécutif aux multiples communiqués dans les églises et mosquées, les annonces et communications radiotélévisées pour appeler les populations à se faire enrôler sans que la carte d’identité soit la seule pièce à faire valoir. Au chapitre des lacunes observées, il a notamment cité la désinformation et la rumeur, l’inscription des mineurs avec la complicité de certains adultes et de quelques administratifs à la base, un mauvais comportement observé chez certains recenseurs qui « furent chassés par la suite illico presto », les tentatives de fraude pour des multiples inscriptions ainsi que les rumeurs d’achats ou de récupération d’attestations d’inscriptions. Mais visiblement, le pouvoir en place se refuse d’encourager l’action de la CENI car la transperce sera certainement préjudiciable au parti présidentiel. C’est ainsi que les leaders du CNDD-FDD ont refusé d’assister à la séance. Même le ministre de l’Intérieur qui est supposé suivre de près le processus électoral n’y était pas. Le seul membre du gouvernement qui y était (en T-shirt) est celui en charge de la planification, Tabou Abdallah Manirakiza.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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