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Actualité du 15 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-partis politiques
L’UPRONA piétine au nord
Bujumbura le 15 juillet 10 (SurviT-Banguka)
En province de Ngozi, au nord du Burundi, le parti UPRONA est
en sérieuse difficulté. A six jours de la fin de
la campagne pour les législatives, les candidats de l’UPRONA
n’ont toujours pas démarré leur campagne électorale
dans cette province. A l’origine de ce dangereux piétinement
se trouve un malaise général au sein des militants à la
base. Un climat d’insatisfaction traverse en effet les militants
de ce parti depuis que la liste initialement confectionnée à Ngozi
a été chamboulée au haut niveau, en l’occurrence à la
permanence centrale de Kumugumya. Les candidats identifiés
par la base ont été simplement rayés de la
liste au profit des grosses pointures. In fine, le candidat tête
de liste a été un militant quasi inconnu dans les
rangs de l’UPRONA en province de Ngozi. C’est cela
qui a fait déborder le vase de leur indignation. « C’est
un militant qui n’a pas encore fait trois mois au sein de
l’UPRONA, il a été imposé par la hiérarchie
comme tête de liste dans notre province», s’indigne-t-on.
Ce quidam tête de liste est talonné de près
par l’honorable Catherine Mabobori, qui vient en 2ème
position. Ce blues des militants de la province de Ngozi avait également été signalé en
province de Ruyigi, à l’est du Burundi. La balle est
décidément dans le camp des leaders de l’UPRONA
Burundi-sécurité
Les islamistes s’invitent dans la
dense
Bujumbura le 15 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Les Burundais étaient déjà en proie à un
pur terrorisme d’Etat illustré notamment par les différentes
arrestations arbitraires, suivies souvent par des disparitions
mystérieuses et simplement synonymes de lynchage. Du terrorisme
pur jus, pourrait-on dire. A cet enfer national s’ajoute
désormais une autre épée de Damoclès
: celle des Somaliens ou plus exactement des terroristes al-Shebab.
Parce que le Burundi a eu le culot de dépêcher ses
garçons en terre somalienne pour, prétend-il, ramener
la paix, il devra essuyer des attaques terroristes au même
titre que l’Ouganda. La vile de Kampala, capitale ougandaise,
vient en effet d’être théâtre d’une
boucherie humaine inédite et l’auteur du double attentat
kamikaze qui l’a atrocement frappé n’est autre
que le mouvement al-Shebab, déterminé à venger
l’affront somalien. En dépit de ses sérieux
problèmes sécuritaires au niveau interne, le Burundi
est plus que jamais dans la ligne de mire de ces islamistes somaliens.
Leur porte-parole vient de le réaffirmer. Et les autorités
prennent la menace au sérieux. C’est ainsi que le
Général Major Godefroid Niyombare, Chef d’Etat-major
général de l’armée burundaise, a organisé,
dare-dare, une conférence de presse pour rassurer les Burundais
et, dans la foulée, préciser les circonstances d’une
attaque héliportée, toujours démentie, dans
la zone Ruziba de la commune urbaine de Kanyosha. « C’est
certain que les islamistes somaliens peuvent frapper le Burundi à tout
moment mais nous avons pris des précautions pour les en
empêcher et tout un chacun doit veiller et le cas échéant,
alerter les agents de l’ordre ; je dois avouer que nous collaborons
aussi avec les Somaliens qui sont ici au Burundi», a-t-il
expliqué. Mais en dépit de cette menace collective,
c’est davantage le dossier des terroristes burundais qui
inquiète au Burundi. Au bout d’une descente policière
doublée d’une intervention militaire musclée
dans la localité de Ruziba en commune urbaine de Kanyosha,
l’on compte des dizaines de disparus et la plupart étaient
des militants FNL. « Nous étions entrain de traquer
les malfaiteurs mais je précise que les avions n’ont
pas tiré sur des civils, ils étaient en mission de
reconnaissance », indique-t-il.
Burundi-justice
Au banc des accusés, les présumés assassins
d’Ernest Manirumva.
Bujumbura le 15 juillet 10 (SurviT-Banguka)
La Justice a finalement planché sur le dossier en rapport
avec l’assassinat de l’ancien vice-président
de l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques
(OLUCOME). Les juges de la Cour d’appel ont en effet siégé le
14 juillet 2010 pour traiter ce dossier qui tient à cœur
les organisations burundaises de la société civile.
Ces dernières ont juré de ne pas baisser les bras
tant que les auteurs/commanditaires de ce crime n’auront
pas encore démasqués. Alors que les avocats des 8
personnes détenues dans le cadre de ce dossier demandent
avec insistance que leurs clients obtiennent la liberté provisoire,
le ministère public a plaidé pour que les présumés
auteurs de ce crime restent en prison afin de ne pas prendre le
large comme certains autres suspects l’auraient déjà fait.
Pour rappel, les personnes détenues dans le cadre de ce
dossier sont, notamment, l’homme d’affaire Hilaire
Ndayizamba, le policier OPC2 ex-patron de la prison de Rutana (il
a initié un transfert d’un suspect dans la prison
centrale de Mpimba pour des raisons non encore élucidées),
le Directeur général de la Sogestal Kirundo ainsi
que les agents de la police qui montaient la garde aux alentours
du domicile d’Ernest Manirumva, le jour de son assassinat,
le 8 avril 2009. Le procès est en délibéré mais
les activistes de la société civile ne se leurrent
pas : il s’agit simplement d’une mascarade de justice
dans laquelle les vrais auteurs/commanditaires ne s’inquiètent
de rien. « Nous avons fait nos enquêtes, guidés
par certains agents de police que nous ne pouvons pas citer pour
question de sécurité, nous savons que la justice
a volontairement pris une mauvaise piste dans le but de protéger
les vrais coupables », explique Pierre Claver Mbonimpa, président
de l’APRODH.
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