Actualité du 15 octobre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-démocratie

Le chef de l’Etat se moque du peuple et du monde

Bujumbura le 15 octobre 09 (SurviT-Banguka)

Le président burundais reste manifestement sourd aux appels que lui lance le sénat, chaque fois qu’il refuse de valider, les yeux fermer, la nomination de candidats qu’il propose personnellement aux importants postes de responsabilité. Le sénat est la seule chambre qui refuse de gober tous ses projets.

Contrairement à l’assemblée nationale qui, depuis la très controversée éviction des 22 députés coulés pour s’être inscrits sur la voix de la dissidence, est devenue une simple chambre d’enregistrement. Mais le Chef de l’Etat s’en fout éperdument car il a trouvé la stratégie de ramener tous les recalés du sénat dans son propre cabinet. C’est ainsi qu’un certain Kalenga Ramadhani est son conseiller principal.

Pourtant, il a raté une ambassade pour avoir eu le culot d’affirmer aux journalistes, devant de nombreux diplomates accrédités à Bujumbura, que le gouvernement aurait pu donner gratuitement le jet présidentiel (Falcon 50) car c’est un gouvernement élu. L’ancien gouverneur de Makamba, Réverien Ndikuriyo, ne sera plus gouverneur de cette province pour avoir couvert et encouragé la société de micro finance IDC qui a grugé la population de cette province avec un préjudice de plus de six milliards de francs burundais.

Le sénat lui a refusé son aval mais son ami Pierre l’a nommé Directeur Général de l’Urbanisme. La candidature de Mme Clotilde Niragira, ancienne ministre de la Justice, a été refusée au moment de la mise sur pied de la Commission électorale. Elle a cautionné l’emprisonnement abusif de Domitien Ndayizeye, Alphonse Kadege et leurs compagnons d’infortune alors qu’ils étaient embarqués dans une histoire de putsch montée de toutes pièces. La liste est longue. Car on n’a pas cité Melchior Wagara qui, après avoir coulé le Complexe Textile de Bujumbura (COTEBU) a été remercié par son ami Pierre qui l’a nommé Chef de Cabinet civil à la présidence de la République. Selon toute logique, Pierre se moque de son peuple et du monde.

Burundi-malversations

Le ministre de l’Energie et des Mines sert de fusible

Bujumbura le 15 octobre 09 (SurviT-Banguka)

Depuis plusieurs mois, le Burundi connaît un sérieux déficit énergétique déjà préjudiciable au fonctionnement des activités économiques. Le pays vit au rythme d’intempestifs délestages, constamment plong é dans le noir, la nuit venue.

Pourtant, à son début, le pouvoir en fin de règne promettait de construire six barrages supplémentaires pour accroître le potentiel énergétique. En lieu et place de nouvelles centrales hydroélectrique, les Burundais déchantent aujourd’hui car même les barrages existants s’assèchent à vue d’œil. Obnubilés par l’unique idée de siphonner la caisse de l’Etat pour s’en faire plein les poches quelle que soit l’occasion, les autorités politiques n’ont aucune politique de combler cet abyssal d éficit énergétique.

Elles en arrivent même à sacrifier l’intérêt national à l’autel de leurs appétits gloutons et inassouvissables. Le ridicule dossier de bradage du jet présidentiel, n’était qu’un coup d’échauffement ou le sommet visible d ’un iceberg de malversations.

Pour ne flasher que le secteur névralgique de l’énergie, il cache, à l’instar des autres secteurs, un épais dossier de corruption qui donne la chair de poule : pour de mystérieuses raisons jusqu’ici inavouées, Samuel Ndayiragije (militant actif du parti CNDD-FDD au pouvoir), ministre de l’Energie et des Mine a , dans le cadre de la société d’électricité SINELAC, abandonné une faramineuse somme de 37 milliards de francs burundais que la société devait au Burundi, au profit des pays partenaires, en l’occurrence le Rwanda et la République D émocratique du Congo.

« J’ai personnellement accepté cet engagement qui fait perdre au Burundi un tel montant, mais je l’ai fait pour des raisons hautement politiques que je ne peux dévoiler ici », a-t-il lancé. Selon de nombreux observateurs, ces explications sibyllines cacheraient d’intenses magouilles du pouvoir pour vendre à ses partenaires le quota de l’énergie de la SINELAC qui revient, de droit, au Burundi.

D’où le déficit brutal, profond et inexpliqué. Les 37 milliards de francs burundais seraient donc happés par le parti présidentiel par le truchement de son ministre de l’Energie et des Mines. Mais pour sauver les apparences, plusieurs mois après la gaffe, ce parti prend ses distances par rapport au ministre accroché par les médias et les acteurs politiques de l’opposition indign és par ce lourd préjudice.

Onésime Nduwimana, porte-parole du CNDD-FDD, envisage simplement son limogeage, emboîtant ainsi le pas à Léonard Nyangoma, président du parti CNDD. « Je pense qu’il n’aurait pas dû prendre une telle décision sans l’aval du parlement », explique-t-il. Le ministre pourrait donc servir de fusible comme bien d’autres cadres du parti comptables d’actes de malversations avérés.




 
     
     
     
     
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