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Actualité du 15 décembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-élections
Le PACAM aurait du plomb dans l’aile Bujumbura le 15 décembre 09 (SurviT-Banguka)
Les médias burundais se préparent depuis des mois à rééditer
le sans-faute de 2005 en assurant une couverture objective
et en temps réel du processus électoral jusque dans
ses moindres détails. Ils sont aujourd’hui en pleine
veillée
d’armes et pour les aider à ne pas rater cet exploit
attendu, les partenaires du Burundi et bien d’autres structures
ont mis sur pied un Plan d’Action Commun pour l’Appui
aux Médias « PACAM ». Les représentants
des médias font naturellement partie du comité de
pilotage. Ce dernier comprend aussi d’autres délégués.
Notamment celui de la CENI, du Ministère de l’Information,
du PNUD, du CNC, du réseau des ONGs et de la coopération
française. Le cercle est donc bien élargi, pour les
besoins de la cause. Mais le risque est grand que ce machin
soit simplement récupéré (du dedans) et que
ces délégués de journalistes soient malicieusement écartés
du jeu, dans ce qu’il a de plus fin et de plus décisif.
Difficile en effet d’embarquer les journalistes professionnels
et qui entendent le rester dans une magouille de haut vol
ou un tripatouillage éhonté d’un processus
que le monde entier promet de zoomer dans toutes ses dimensions.
Le PACAM
va donc son chemin mais il aurait déjà du plomb dans
l’aile car la composante « médias » y
subodore un vilain parfum de supercherie de la part de certaines
ONGs enclines à récupérer le projet. L’alerte
est déjà lancé et le chagrin des professionnels
des médias est expliqué dans « Avis et considérations
des membres du Comité de Pilotage représentants des
médias ». On y lit notamment que «les membres
du comité de pilotage représentants des médias
regrettent que certains partenaires prennent la liberté d’organiser
des activités sous le label PACAM sans en référer
au comité. Les membres du comité de pilotage représentants
des médias ont la triste impression d’avoir été ignorés.
Or, il avait été compris que tout se fera de manière
collégiale. Il est extrêmement gênant pour les
membres du comité de pilotage représentants des médias
de ne pas être en mesure de rendre compte à leurs
bases respectives des activités programmées et qui
engagent les médias alors qu’ils ont été mandatés
pour cela. Ainsi, il est extrêmement gênant que les
membres du comité de pilotage représentants des médias
ignorent tout de la préparation d’une conférence
organisée sous le label du PACAM qu’ils sont censés
piloter ! ».
Burundi-sécurité
Les sous-officiers broient du noir
Bujumbura le 15 décembre 09 (SurviT-Banguka)
Pour avoir cassé l’omerta en profitant de la traditionnelle
séance de causerie morale pour poser de vraies questions,
quoique fort embarrassantes aux yeux de l’impassible hiérarchie
militaire, plusieurs sous-officiers ont été mis à l’écrou
au Burundi. De nombreux autres font objet d’une recherche
active et ils devraient prochainement terminer leur course à la
prison. C’était prévisible. Au royaume de la
grande muette, le premier qui dit la vérité doit
toujours faire office d’un sacrifice expiatoire. Ainsi, ces
sous-officiers paient pour avoir eu le culot de s’interroger
publiquement sur les profondes inégalités de conditions
de travail et de traitement de cette catégorie par rapport à celles
des officiers. Ils s’insurgent contre ces criantes inégalités.
C’est pour cela qu’ils sont au noir. « Pourtant,
j’ai parcouru la loi de 1993 et celle, plus récente,
de 2006 signée par l’actuel Chef de l’Etat Pierre
Nkurunziza, et je n’ai trouvé nulle part où il
est interdit aux femmes des sous-officiers de vivre à l’intérieur
des caserne. En revanche, il est bien stipulé que s’il
le désire, un sous-officier peut loger à l’extérieur
de sa caserne, cela signifie donc que dans e contexte actuel, les
sous-officiers sont en droit de réclamer leurs droits »,
fait remarquer Pierre Claver Mbonimpa, président de l’association
des droits de l’homme et des prisonniers (APRODH). Du côté de
l’armée, on reconnaît que ces garçons
sont en détention. Mais pour autre chose. « Ils ont été emprisonnés
pour des raisons d’enquêtes sur les tracts qu’ils
auraient fait circuler et ce sont des écrits dangereux qui
sont de nature à susciter la révolte des hommes en
armes et personne ne saurait contrôler un tel mouvement au
Burundi », réagit le général Lazare
Nduwayo, porte-parole de l’armée.
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