Actualité du 16 janvier 12 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Le pouvoir diabolise pêle-mêle l’UPRONA et l’Union burundaise des journalistes

Bujumbura le 16 janvier 12 (SurviT-Banguka)

C’est écrit noir sur blanc depuis quelques temps mais et ça n’a toujours l’air de rien mais. En effet, sur le site web www.nyabusorongo.org (dont on dit qu’il est géré par Willy Nyamitwe, recyclé), le parti UPRONA ou plus exactement le siège de sa permanence officielle est présenté comme un véritable labo des projets destructeurs de la République. L’on y apprend en effet, à la surprise générale, que c’est à la permanence de Kumugumya que la décision de défendre becs et ongles le journaliste Hassan Ruvakuki a été prise.
Embastillé depuis une quarantaine de jours à la prison centrale de Ruyigi avec 22 autres prévenus, ce journaliste de la radio Bonesha-FM et correspondant de la RFI est accusé d’avoir participé à une réunion de bandes terroristes en Tanzanie. Pour le défendre sans réserve, un fonds de soutien aurait donc été créé. Sans doute par ceux pour qui il roule et le parti UPRONA au premier chef. Sans gloser sur cette allégation fallacieuse a priori, il est important de s’appesantir sur cet étonnant amalgame qui, malheureusement, semble laisser indifférents les leaders de l’UPRONA.

C’est vrai qu’aujourd’hui, les leaders du parti UPRONA sont littéralement égarés dans des croche-pieds et autres chausse-trappes internes et naturellement improductives. Mais sauf en cas de sous information (regrettable), ils devraient démentir sans délais et crier à la diffamation et à l’amalgame. Car comme on l’aura vu par le passé (récent) de telles insinuations présagent sans doute de sérieuses actions de représailles/surprise. Et chaque fois que le pouvoir CNDD-FDD chavire, le parti UPRONA est, par réflexe, présenté comme bouc émissaire. Dans tous les cas, il est urgent de démentir ces informations malicieusement distillées par un site web quasi officiel du Service burundais des Renseignements.


Actualité du 16 janvier 12 (SurviT-Banguka)

Burundi-politique

Bujumbura négocie l’extradition d’Alexis Sinduhije

Bujumbura le 16 janvier 12 (SurviT-Banguka)

Selon son avocat, le président du parti MSD, Alexis Sinduhije, détenu en Tanzanie depuis le 11 janvier, est accusé de meurtre par le pouvoir CNDD-FDD. Il s’active à négocier son extradition pour être remis à la justice burundaise. Il devrait être entendu pour la deuxième fois consécutive ce 16 janvier 2012. Officiellement, le motif de son arrestation à son arrivée à l’aéroport international de Dar es-Salaam n’est toujours pas connu. Certaines sources indiquent qu’il aurait été arrêté à cause d’un passeport dont la durée de validité a expiré depuis plusieurs mois (le Burundi a décidé de renouveler ce document de voyage depuis septembre dernier).
Mais quelle que soit la raison de son arrestation, cet ancien journaliste serait sans doute tombé dans le filet des services de renseignements burundais en complicité avec la police tanzanienne. Craignant pour sa sécurité, l’ADC-Ikibiri a adressé une correspondance à l’Ambassadeur du Burundi en Tanzanie pour lui demander d’intercéder auprès de son Gouvernement afin qu’il ne tombe pas dans le piège tendu par le pouvoir CNDD-FDD qui veut en finir avec ce leader politique de la coalition ADC-Ikibiri. Selon Frédéric Bamvuginyumvira, vice-président du parti FRODEBU (qui assure la présidence de l’alliance des démocrates pour le changement), un regard rétrospectif sur les différents montages déjà ourdis ces derniers jours par le pouvoir burundais montre bien son intention de détruire l’ADC. « Vous vous rappelez bien qu’au lendemain des massacres de Gatumba, la documentation avait rapidement sorti un rapport incriminant l’ADC-Ikibiri, ensuite, lors d’une fausse perquisition à l’Université du Burundi, l’étudiant Zéphyrin Nzoyisaba, acheté par le police burundaise, a bien déclaré qu’il détenait des armes pour Alexis Sinduhije ; par ailleurs, au moment d’un fouille perquisition opérée par la police au domicile d’Alexis Sinduhije, des tenues de combat et d’autres équipements militaires y ont été déposés pour prétendre ensuite qu’il avait des attributs de combat à son domicile, ce sont là des indices qui montrent que le pouvoir CNDD-FDD avait toujours cherché les moyens d’emprisonner Alexis Sinduhije », explique Frédéric Bamvuginyumvira.
Il est soupçonné de vouloir monter une rébellion, aux côtés de l’autre leader rebelle Agathon Rwasa. Mais selon de nombreuses réactions, en cas de son extradition, de son emprisonnement ou de son éventuel assassinat, Alexis Sinduhije risque de constituer un facteur déclencheur d’une autre guerre civile dans le pays.


 

 
     
     
     
     
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