Actualité du 16 juin 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Le pouvoir active sa machine montage

Bujumbura le 10 (SurviT-Banguka)

Le climat de terreur plane depuis quelques jours. Un vent de panique générale balaie le pays et la ville de Bujumbura est sous vive tension. Comme pour mettre de l’huile sur le feu, la radio Rema-FM, vitrine programmée du CNDD-FDD au pouvoir, faisait passer en boucle une série d’affabulations et d’autres bidonnages sidérants consistant notamment à présenter Agathon Rwasa, leader du parti FNL dont il était chef de file au temps du maquis, comme un pyromane qui, depuis qu’il a perdu les communales du 24 mai, ne rêve qu’à remettre le Burundi à feu et à sang. L’intéressé a eu beau démentir ces propos mensongers, constamment relayés par l’éhonté Louis Kamwenubusa, homme de paille de Willy Nyamitwe et directeur de Rema-FM, il n’est pas parvenu à faire fléchir le pouvoir. C’est l’après-midi du 15 juin que le rubicond a été franchi. Le pouvoir a en effet décidé de passer à la vitesse supérieure en allant, par policiers interposés, cueillir Agathon Rwasa à son domicile situé en commune urbaine de Rohero (quartier huppé de Kiriri). Malheureusement pour eux, les hommes en uniformes n’ont eu aucune chance de pénétrer au domicile du sacré Agathon. Ils ont buté sur une triple résistance de sa garde, des ses miliciens banalisés en tenues civile et finalement d’une foule de gens/militants qui, après avoir eu écho de l’insoutenable projet d’embastiller leur idole, ont précipitamment quitté leurs collines de Bujumbura rural pour affluer vers la résidence de leur leader. Ils ont pénétré dans la cour intérieure pour rejoindre la garde personnelle d’Agathon Rwasa, laissant derrière les garçons du général Alain Adolphe Nshimirimana. Face à une telle résistance, les policiers ont dû rebrousser chemin et rentrer bredouilles. Partie remise sans doute.

Burundi-élections présidentielles

L’unique candidat ratisse large sous double supervision de miliciens…et policiers

Bujumbura le 10 (SurviT-Banguka)

Après son Ngozi natal, le président burundais Pierre Nkurunziza a fait Muramvya, Cibitoke et Bubanza et Bururi. Au quatrième jour de sa facile campagne pour les présidentielles, Pierre Nkurunziza s’est rendu dans la très bouillonnante commune de Rumonge, province de Bururi (sud du pays). Contrairement à ses précédentes pérégrinations, cette descente s’est faite sous haute surveillance policière. Les permanences des partis UPD, MSD et FRODEBU était particulièrement surveillées par des policiers dont la nervosité cachait mal leur noire intention. Dans la foulée, ils ont d’ailleurs arrêtés deux militants du parti MSD soupçonnés d’avoir brûlé une permanence du CNDD-FDD et subtilisé son drapeau. Le président candidat président s’était aussi fait accompagner par plusieurs dizaines de jeunes miliciens de son parti (Imbonerakure) qui, comme pour montrer que la situation est hautement explosive, quadrillaient le terrain de la zone Kigwena de la commune Rumonge d’où le président haranguait les gens qui étaient venus écouter ses propos. Pierre Nkurunziza leur a, comme toujours, demandé de choisir entre lui et le chaos. Cette alternative de chaos ou de sa reconduction semble être le credo de sa campagne. En refusant de s’exprimer sur les principaux défis de l’heure, notamment sur le plan de la santé, de l’éducation, de la justice, de la corruption, etc. le candidat du CNDD-FDD est certain que le pays est à un doigt d’une nouvelle guerre civile. Au quel cas les coupables tout désignés seront ceux qui sont entrain de se mettre en travers de sa route vers un nouveau sacre, en l’occurrence le parti UPRONA te les 12 autres qui ont énergiquement contesté les résultats des communales. L’atmosphère sent le pourri au Burundi et les cas d’assassinats ciblés redoublent d’intensité au jour le jour, depuis que le CNDD-FDD a impunément truqué le premier scrutin du 24 mai. Rien qu’hier soir, des hommes en armes ont fait irruption dans ménage pour mitrailler les occupant avant de prendre le large dans la commune de Ngozi au nord du pays. La même nuit, en commune urbaine de Gihosha (capitale Bujumbura), 2 grenades ont été lancées (au domicile d’un militant du parti CNDD-FDD et contre la permanence du parti FN). Plus à l’est, dans la province de Ruyigi, plusieurs maisonnettes faisant office de permanences du CNDD-FDD ont été incendiées dans le quartier Gasanda du centre-ville et dans la commune Butezi. A Bubanza (nord-ouest) découverte de nombreux tracts appelant la population à rester chez elle le jour de l’élection présidentielle. Plusieurs grenades y sont aussi lancées dans divers endroits de la province notamment Mpanda, Musigati et Gatura. Témoin de cette explosive situation, Charles Pétrie, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies au Burundi, a rapidement organisé, le 15 juin, une conférence de presse pour appeler tous les protagonistes à entamer le dialogue. « Les Burundais ne veulent plus de retour en arrière, nous appelons les uns et les autres à dialoguer pour trouver la réponse aux questions de fond qui sont sur le tapis», explique-t-il tout en réitérant le soutien de la communauté internationale.


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
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Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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