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Actualité du 16 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-médias
Cap sur la radio Rema et ses sempiternelles piques venimeuses
Bujumbura le 16 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Ceux qui, en raison de l’effet synergie, croyaient à une
Rema-FM repentie devront encore prendre leur mal en patience. La
radio est d’une essence haineuse et elle entend le rester
jusqu’à sa dernière émission. Davantage.
Elle revendique le peu enviable statut d’un médium
qui exhale à souhait une haine poisseuse. La parenthèse
de la synergie est en effet fermée et, du coup, la pesanteur
de l’éthique et de la déontologie des médias
vole en éclats en attendant le bref temps de reprise de
travail en synergie autour du 20 juillet. A la veille d’un
autre scrutin qui, comme les deux précédents, ne
laisse aucune place au moindre suspens quant à son issue.
La radio REMA-FM ou plus exactement la vitrine audio du parti présidentiel,
CNDD-FDD, est à l’heure du règlement des comptes.
Gare aux autres médias ou acteurs politiques qui, d’une
manière ou d’une autre, auraient dit du mal de la
très pointilleuse radio Rema-FM. Toutes affaires cessantes,
cette radio vient une fois de plus de déverser sa bile.
Dans son collimateur se trouvent toujours les mêmes victimes,
en l’occurrence les médias confrères qui, au
plus fort de l’effervescence électorale ou un peu
plus tôt, ont eu le culot de la traîner dans la boue
en rapprochant ce médium citoyen, qui ne surfe que sur les
vagues de l’angélisme, à la sinistre radio
des milles collines qui a fait embraser le Rwanda en 1994. « Rema-FM
se veut professionnelle même si ses journalistes n’apprennent
le métier que sur le tas », virgule Gorgon Sabushimike,
rédacteur en Chef, comme pour faire taire les critiques
selon lesquels cette radio n’a que les Imbonerakure (jeunes
miliciens du parti présidentiel, CNDD-FDD) comme reporters.
Ironie du sort : la première flèche est directement
orientée vers l’aîné dans la profession
que REMA-FM pollue, en l’occurrence l’ancien journaliste
et actuel consultant Athanase Karayenga. Il est principalement
ciblé pour avoir publiée une analyse froidement critique
du processus électoral en concluant, comme bien d’autres
avant lui, sur de nombreuses irrégularités qui ont
entaché le premier scrutin. Et Rema-FM de conclure : « En
réalité, Athanase Karayenga est un mauvais perdant
dans la mesure où il était lui-même tête
de liste du parti UPRONA dans sa commune natale de Tangara, au
nord du Burundi ». Après Athanase Karayenga, bien
d’autres grandes figures de la profession sont fauchés
par les mêmes flèches. C’est notamment le président
de l’association burundaise des radiodiffuseurs, Corneille
Nibaruta (directeur radio Bonesha), le président de l’observatoire
de la presse au Burundi, Innocent Muhozi (directeur Télérenaissance)
ou encore le coordinateur de l’organisation des médias
d’Afrique centrale, Innocent Nsabimana. Aux yeux de la radio
Rema-FM qui l’exprime dans un édito fleuve, ces as
de la profession journalistique carburent, tous, pour l’opposition.
C’est ainsi qu’ils se bilent sans discontinuer, dit-la
radio, au fur et à mesure que le CNDD-FDD marque des points.
Burundi-élections législatives
L’Union européenne prône la transparence
Bujumbura le 16 juillet 10 (SurviT-Banguka)
En dépit de la poursuite du processus, les fraudes massives
qui ont entouré les premiers scrutins indignent quand même
la communauté internationale. C’est ainsi que la Mission
d’observation de l’Union européenne (MOE UE)
recommande à la Commission électorale nationale indépendante
(CENI) de mettre en œuvre des mesures permettant d’assurer
la transparence la plus complète du scrutin dans le respect
de la loi et de l’esprit de la législation burundaise.
Ces mesures sont notamment l’affichage des procès-verbaux
de dépouillement et des opérations électorales
dans chaque centre de vote, si nécessaire, avec la collaboration
des forces de sécurité présentes pour assurer
la surveillance des procès-verbaux; la possibilité pour
les mandataires de chaque parti et des candidats en compétition
d’obtenir et de conserver un duplicata des procès-verbaux
; la publication sur le site internet de la CENI du détail
des résultats de l’élection des députés
par bureau de vote sous format électronique; et la publication
des procès verbaux sur le site internet de la CENI. Dans
un communiqué de presse publié le 15 juillet, la
MOE UE réaffirme que le principe de transparence implique
pour l’administration électorale de mettre tout en œuvre
afin que les acteurs politiques et citoyens burundais soient
en mesure de vérifier l’intégrité de
chaque étape
du processus, du dépouillement dans les bureaux de vote à la
consolidation des résultats aux niveaux des communes, des
provinces et au niveau national. Elle recommande également à la
CENI de publier dans les plus brefs délais sur son site
internet le détail des résultats des l’élection
des députés par bureau de vote sous format électronique.
La Mission d’observation de l’Union européenne
est présente au Burundi depuis le 25 avril dernier.
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