Actualité du 16 août 10 (SurviT-Banguka)

Burundi– sécurité

Des rumeurs de rébellions se répandent comme une traînée de poudre

Bujumbura le 16 août 10 (SurviT-Banguka)

Les médias le répètent à longueur de journées et la hiérarchie militaire/policière ne le nie pas : des hommes en uniformes militaires et armés jusqu’aux dents circulent dans la réserve de la Rukoko depuis quelques jours. Ils ont commencé à rançonner les éleveurs de vache qui essaiment cette zone d’élevage. D’aucuns affirment qu’il s’agit d’une nouvelle rébellion en gestation, faite essentiellement d’anciens combattants FNL démobilisés et une poignée d’autres militaires qui ont récemment décroché pour aller déterrer la hache de guerre. Les militaires/policiers en fonction sont partis avec armes et munitions. L’armée le reconnaît mais le met au compte du banditisme. « Nous savons qu’il y a certains militaires qui manquent à l’appel, et quelques armes se sont aussi volatilisées, nous pensons que ce sont des gens qui sont allés constituer un gang de bandits armés même si l’on évoque la formation d’une éventuelle rébellion, nous sommes entrain de les traquer et jusque là nous ne voyons que des bandits », explique aux médias le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée. Dans tous les cas, bandits ou rebelles, ces militaires/policiers sont signalés dans plusieurs coins du pays. La raison de cette recrudescence de l’insécurité serait le tripatouillage de tout le processus électoral. Ils attendraient l’investiture de Pierre Nkurunziza (26 août) pour lancer des attaques tous azimuts sur le pays. La province de Bubanza est de celles qui sont signalées comme étant théâtre de ce genre de mystérieux bruits de bottes. Ainsi, les habitants des collines Kanenga et Gahwazi II en commune Mpanda de la même province (nord-ouest du Burundi) passent-ils des nuits entières dans une peur panique à cause de ces hommes en armes et en tenues militaires qui sillonnent des collines.

Burundi –droits de l’homme

L’ONU désigne un nouvel expert indépendant pour le Burundi

Bujumbura le 16 août 10 (SurviT-Banguka)

Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle : le Burundi caracole en tête des pays qui violent allègrement les droits de l’homme. Les Nations Unies en sont constamment informées, notamment par le biais des défenseurs des droits de l’homme et de l’Expert Indépendant, Akich Okola. Mais ce dernier a bouclé son mandat de six ans en juin dernier. Son témoin est désormais aux mains d’un nouvel expert indépendant du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, en l’occurrence, Fatsah Ouguergouz (Agérie). Il a été officiellement désigné pour cette fonction le 1er août 2010. Il exprime son souhait de travailler en étroite collaboration avec tous les acteurs concernés (gouvernement, société civile et partenaires en développement du Burundi) afin d’améliorer et de renforcer le cadre institutionnel de protection des droits de l’homme au Burundi. Cet Expert Indépendant des droits de l’homme compte ainsi entretenir un dialogue constructif avec tous les interlocuteurs qui concourent à l’objectif du respect des droits de l’homme dans le pays. De nationalité algérienne, le Dr Fatsah Ouguergouz est licencié en droit à l’Université de Saint Etienne (France) et est titulaire d’un doctorat en droit international délivré par l’Institut universitaire de Hautes études internationales de Genève (Suisse). Il est loin d’être profane en matière de droits de l’homme comme l’illustre son CV. Il est actuellement juge à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, basée à Arusha en Tanzanie. Jusqu’en novembre 2006, il était secrétaire de la Cour internationale de justice (La Haye) où il a exercé durant 12 années. Avant de rejoindre l’organe judiciaire principal des Nations Unies, il était juriste au Bureau des affaires juridiques de l’Organisation des Nations Unies (New York), puis spécialiste des droits de l’homme détaché au Rwanda par le Haut commissaire des Nations Unies au Droits de l’homme (Genève). Dr Ouguergouz est membre fondateur et directeur exécutif de la Fondation africaine pour le droit international (La Haye), ainsi que directeur adjoint de l’Annuaire africain de droit international. Il est également membre du Conseil éditorial consultatif international de l’African human right law journal (Centre for human right de l’Université de Pretoria en Afrique du sud).

Burundi – Justice

Le syndicat des magistrats apostrophe les juges ne disent pas le droit

Bujumbura le 16 août 10 (SurviT-Banguka)

Certains magistrats burundais troquent leur indépendance contre la carte du parti présidentiel, en laissant l’autorité politique peser sur le traitement des dossiers judiciaires. C’est confirmé par Vital Hakizimana, président du syndicat des magistrats, SYMABU. Il invite les juge et mériter leur indépendance en traitant les dossiers judiciaires en âme et conscience et en disant simplement le droit. Il estime que si chaque magistrat travaillait librement et sans pesanteur de l’exécutif, il y aurait moins d’emprisonnements abusifs et arbitraires. Le dossier qui illustre cette soumission des magistrats à l’humeur de l’autorité politique est par exemple celui de Thierry Ndayishimiye, directeur de l’hebdomadaire Arc-en-ciel. Il a été mis au noir à la prison centrale de Mpimba avant d’être relâcher sans jamais comparaître devant un juge. Même son avocat n’a pas eu le temps de formuler la moindre demande. En fait, il est sorti de la prison comme il y était entré, sur la décision d’en haut. Une absurdité qui n’existe qu’au Burundi. Aussitôt relaxé, Thierry Ndayishimiye a demandé aux magistrats de redoubler d’ardeur et d’honnêteté pour juger les centaines d’innocents qui croupissent dans la prison. « Je suis libre parce que les médias ont fait du tapage pour demander ma libération, mais mon bref passage à Mpimba m’a permis de remarquer que cette prison est pleine de gens qui n’ont jamais l’occasion de rencontrer un juge et qui n’ont plus aucun espoir, c’est vraiment une honte pour les dirigeants de ce pays », déclare-t-il.


 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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