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Actualité du 16 octobre
09 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Drôle de recensement au ministère burundais de la
Défense et des Anciens Combattants
Bujumbura le 16 octobre 09 (SurviT-Banguka)
Depuis quelques jours, une file interminable d’anciens rebelles
pudiquement appelés ex-combattants s’observe au niveau
de la direction générale des Anciens Combattants
au ministère burundais de la Défense et des Anciens
Combattants. Officiellement, ils se font enregistrer en vue d’une éventuelle
embauche au cas où….Mais visiblement, cet argument
a du mal à tenir la route dans la mesure où personne
n’est en mesure d’indiquer précisément
la société ou le service qui a aujourd’hui
besoin d’enrôler ces assaillants repentis. Ce qui donne
lieu à plusieurs supputations et autres rumeurs. Curieusement,
même les ex-combattants ignorent le genre de travail qui
les attend, autant que la personne qui les a appelés à se
faire inscrire. Seulement voilà, le mouvement a commencé,
on ne sait par qui et ils se font moutonnement enregistrer. C’est
généralement leur curriculum vitae qui est retenu.
Et celui-là est explicite sur le passé rebelle des
uns et des autres. Selon le général major Lazare
Nduwayo, porte-parole dudit ministère, on les enregistre
pour pouvoir les aider à trouver un emploi mais aucune société ne
les réclame aujourd’hui. L’explication est pour
le moins fallacieuse car théoriquement, tous les anciens
combattants sont supposés être connus par le ministère
dont ils relèvent. C’est ainsi que dame rumeur se
charge d’éclairer la lanterne de ceux qui n’y
voient que du feu. Trois explications sont avancées : il
y a, d’abord, l’idée selon la quelle cet enregistrement
se ferait sur demande de l’ancien président Pierre
Buyoya qui aurait l’intention de les envoyer pour combattre
au Tchad ou en Somalie ; ensuite on évoque l’idée
de les recenser dans le but de les envoyer pour travailler dans
une mine de nickel de Musongati. Enfin, il y a ce que tout le monde
pense tout bas : les anciens combattants ne seraient-ils pas entrain
d’être enregistrés pour être mis à contribution
demain si la situation venait à s’enliser dans le
pays ? Le Burundi chemine vers les élections et ce genre
de rendez-vous a toujours eu dans son sillage des vagues de violences
dont le pays a chaque fois du mal à se remettre. Time will
tel.
Burundi –corruption
Arrestation d’un commerçant burundais pour son implication
présumée dans l’assassinat du vice-président
de l’OLUCOME
Bujumbura le 16 octobre 09 (SurviT-Banguka)
L’homme d’affaires burundais, Hilaire Ndayizamba est
détenu à la prison centrale de Bujumbura depuis jeudi
le 15 octobre. Des sources bien informées disent qu’il
a été arrêté dans l’affaire de
l’assassinat, en avril dernier, de l’ancien vice-président
de l’OLUCOME (Observatoire de lutte contre la corruption
et les malversations économiques), M. Ernest Manirumva.
Le délégué général du FORSC
(Forum pour le renforcement de la société civile),
M. Pacifique Nininahazwe a indiqué qu’il n’est
pas informé de la raison de l’emprisonnement de M.
Ndayizamba. Cependant, a-t-il ajouté, au cas où M.
Ndayizamba aurait été arrêté pour son
implication dans l’affaire de l’assassinat de M. Manirumva,
ce serait un signe encourageant dans le début du travail
de la commission chargée d’enquêter sur cet
assassinat. De son côté, le président de l’OLUCOME,
M. Gabriel Rufyiri n’a pas voulu s’exprimer sur cette
arrestation de M. Ndayizamba, estimant que l’important est
le résultat final, à savoir la découverte
de la vérité sur cet assassinat. Les sources autorisées
du secteur de la justice se refusent toujours de tout commentaire.
L’OLUCOME est un acteur de la société civile
burundaise très actif dans la promotion de la bonne gouvernance
qui dénonce régulièrement ces dernières
années les cas de corruption, de détournements et
de malversations économiques. Ses membres actifs ont toujours
affirmé subir beaucoup de menaces et autres pressions. Hilaire
Ndayizamba était déjà cité dans de
nombreux dossiers de corruptions et de malversations économiques
en complicité avec le pouvoir en place. Aujourd’hui
rien n’exclut qu’il soit sacrifié pour que le
pouvoir puisse sauver les meubles.
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