Actualité du 17 janvier 12 (SurviT-Banguka)

Burundi-justice

Hassan Ruvakuki et ses coaccusés change de prison à leur grande surprise!

Bujumbura le 17 janvier 12 (SurviT-Banguka)

Les 23 accusés dans le dossier en rapport avec la perpétration/complicité des actes terroristes en province de Cankuzo (dont Hassan Ruvakuki, journaliste à la radio Bonesha et correspondant de la RPA) viennent d’être surpris dans la matinée de ce lundi. Alors que les surveillants feignaient de les aider à prendre un peu d’air et de visite, ils les ont embarqués dans des véhicules à des destinations variées et a priori inconnues.
Finalement, Hassan Rukuki a fini sa course en prison de Muramvya. Aux côtés de l’ancien président du parti UPRONA, Jean Baptiste Manwangari. Ses anciens codétenus sont dispersés dans les autres centres de détention, notamment à Gitega et ailleurs. Comme ils n’avaient pas été préparés, ils ont laissé tous leurs effets à la prison de Ruyigi.
Les avocats de la défense ont récusé le siège et globalement tout le tribunal de grande instance en province de Cankuzo, mettant ouvertement en cause son impartialité. La décision viendra des autorités judiciaires en province de Gitega auxquelles la demande a été adressée. La date de la prochaine audience n’est toujours pas connue. Mais le déplacement à l’improviste de ces prévenus pourrait augurer un autre montage en perspective pour le pouvoir CNDD-FDD qui, selon toute logique, n’a pas d’autre programme.


Actualité du 17 janvier 12 (SurviT-Banguka)

Burundi-économie

Discorde autour des primes de fin d’année

Bujumbura le 17 janvier 12 (SurviT-Banguka)

Face à une trésorerie frileuse, le Gouvernement burundais a décidé de suspendre l’octroi des primes de fin d’année dans les entreprises parapubliques. Mais la décision a été prise avec du retard car certaines entreprises avaient déjà distribué ces primes au personnel au moment où d’autres le leur avaient déjà ouvertement promis. Le gros problème qui reste à gérer est que dans certaines entreprises, le personnel grugé menace de grever pour forcer l’employeur à honorer ses engagements.
C’est le cas de la Mutuelle de la Fonction Publique. Un vaste mouvement de grève y a commencé ce lundi, 16 janvier. Le personnel dit avoir bien travaillé en 2011 plus que pendant les années antérieures. Rien ne justifie pour lui la rétention de la prime promise. Des négociations sont en cours. Mais selon les analystes avisés, le Gouvernement aurait de sérieux problèmes de liquidités. Car les bailleurs de fonds hésitent encore à mettre les mains dans la poche pour financer un pouvoir qui brille par le détournement des fonds publics, les assassinats et exécutions extrajudiciaires des opposants politiques, la violation des droits humains, etc. « J’ai bien dit que le compte général du trésor est vide depuis mai dernier 2011 mais on ne m’a pas cru, voilà la conséquence », lance Faustin Ndikumana, président de l’association PARCEM (paroles et actions pour le réveil des consciences et le changement des mentalités).


Actualité du 17 janvier 12 (SurviT-Banguka)

Burundi-justice

Les Burundais s’en prennent au Gouvernement tanzanien

Bujumbura le 17 janvier 12 (SurviT-Banguka)

L’arrestation du président du parti MSD par la police tanzanienne semble susciter la colère des burundais, quelle que soit la tendance politique, à l'exception du CNDD-FDD. Dans les places publiques ou dans les ménages, les citoyens ont toujours l’oreille scotchée sur leurs transistors constamment branchés sur la proactive radio publique africaine. Cette dernière a déjà dépêché son correspondant à Dar-es-Salaam (Bob Rugurika). Aujourd’hui, la décision du tribunal tanzanien sur le sort d’Alexis Sinduhije est très attendue. Mais selon les dernières informations, la justice tanzanienne attend encore des accusations formelles et consistantes du Gouvernement burundais à l’endroit de Monsieur Alexis Sinduhije.
Valentin Bagorikunda, procureur général de la République qui, au moment de son arrestation se trouvait comme par hasard en Tanzanie, est rentré dare-dare à Bujumbura pour se faire aider dans le montage de chefs d’accusations qui tiennent. Il était encore à Bujumbura ce lundi matin. D'après le porte-parole de la police tanzanienne, Mme Alvera Senso, c'est la police burundaise qui a expressément demandé à la police tanzanienne d'arrêter Monsieur Sinduhije. Les chefs d'accusations formelles sont attendus dans 24 heures sans quoi il sera libéré. Mais Pendant ce temps, l’ambassadeur du Burundi en Tanzanie joue des coudes pour obtenir l’extradition de Monsieur Alexis Sinduhije.
S’agissant d’autres acteurs sociopolitiques, au Burundi, la colère est toujours grande. Nombre d’entre eux élèvent déjà la voix pour demander ouvertement la libération immédiate et sans condition de l’ancien journaliste Alexis Sinduhije. Ils vont jusqu’à mettre en garde ce pays en rappelant que par le passé, un autre opposant burundais en l’occurrence Rémy Gahutu avait mystérieusement disparu alors qu’il était officiellement détenu par la police tanzanienne. De manière encore moins officielle, la France, dernier pays d’asile du président du MSD, aurait haussé le ton en demandant à la Tanzanie de ne pas livrer l’opposant au Gouvernement burundais. Si la Tanzanie ne veut pas de lui, commente un acteur politique burundais, elle peut simplement le refouler dans le pays d’où il venait, en l’occurrence l’Ouganda ou la France.


 

 
     
     
     
     
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