Actualité du 17 août (SurviT-Banguka)

Burundi-malversations

Les ministres auront des vaches comme paquet retour, l’OLUCOME gueule

Bujumbura le 17 août (SurviT-Banguka)

En guise d’indemnités de fin de mandat, le gouvernement burundais s’apprête à donner, en plus d’une enveloppe substantielle, des vaches de race sélectionnées aux différents ministres qui font déjà leurs valises pour céder la place à ceux qui entrent en selle dans quelques jours. Au total, trente six vaches leur seront distribuées avant qu’ils ne s’éclipsent. Dans le contexte burundais où l’eau va plus que jamais à la rivière, l’idée en soit n’a rien de révoltant même si près de 80% des Burundais croupissent dans une misère innommable. Mais selon Gabriel Rufyiri, président de l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques, (OLUCOME), ce qui est plutôt inadmissible est que ces vaches étaient destinées aux populations pauvres et dangereusement vulnérables. « C’est très clair : il s’agit des vaches de race sélectionnées qui ont été achetées sur des fonds IPPTE et ces fonds sont exclusivement destinés aux dépenses pro pauvres et comme on le sait bien, les ministres ne sont pas parmi la catégorie des pauvres au Burundi », explique-t-il. Reste que nombre d’entre eux ne devraient pas chaumer pour autant car ils seront députés ou sénateurs. C’est notamment le cas des ministres de l’Intérieur (Edouard Nduwimana), des Finances (Clotilde Nizigama), de la Jeunesse (Jean Jacques Nyenimigabo), etc. Comptable d’un grand dossier de malversations dans le cadre de la SINELAC, l’ancien ministre de l’Energie (Samuel Ndayiragije) réapparaît comme représentant du peuple à Cankuzo.

Burundi-génocide

Une pensée pour les victimes du pogrom de Gatumba, six ans après.

Bujumbura le 17 août (SurviT-Banguka)

Il y a six ans jour pour jour, le mouvement rebelle FNL-Palipehutu signait de sa main de sang l’un des plus tragiques pogroms à Gatumba en province de Bujumbura rural. Près de 200 réfugiés tutsis congolais de la communauté Banyamulenge y ont brutalement péris, brûlés vifs ou simplement hachés à la machette et aux houes usagées, armes fétiches des rébellions hutues génocidaires qui essaiment cette région des grands lacs. A défaut de pouvoir traduire en justice les bourreaux déclarés et qui ne s’empêchent pas de le revendiquer, les rescapés commémorent annuellement cette tragédie. C’est ainsi que le 6ème anniversaire de ces massacres encore impunis a été pieusement célébré le week-end dernier. Les cérémonies ont débuté par des dépôts de gerbes des fleurs au site mémorial du génocide de Gatumba où 166 personnes tuées ont été enterrées. L’on pouvait lire sur des pancartes des jeunes Banyamurenge : « Nous réclamons la justice, rien que la justice, que la justice soit faite, nous voulons que Rwasa Agathon, Pasteur Habimana soient poursuivis par la justice à la Haye, 6 ans de crime où est la Cour pénal internationale, pourquoi le dossier de Gatumba est classé sans suite, plus jamais ça… ». Selon David Munyamahoro, porte-parole de ces réfugiés Banyamurenge, les rescapés demandent au Burundi et à la communauté internationale de tout faire pour punir les auteurs du génocide de Gatumba. Il rappelle au passage que Rwasa Agathon et Pasteur Habimana du FNL se sont réclamés auteurs de ces massacres. Les Banyamurenge demandent au HCR d’assister les orphelins, les vulnérables, les handicapés de ce génocide installés ici et ailleurs (assistance psychosociale). Certains autres acteurs clé de la société civile burundaise qui s’active dans la lutte contre le génocide ont participé aussi à ces cérémonies. Il s’agit notamment du professeur Venant Bamboneyeho, président de l’association AC-Génocide. Ce dernier a d’ailleurs pris la parole pour demander que justice soit faite. Pour rappel, le génocide des Banyamurenge à Gatumba a eu lieu dans la nuit du 13 août 2004.

Burundi-malversations économiques

Mme Rose Nduwayo est encore accrochée par un dossier de détournement des deniers publics

Bujumbura le 17 août (SurviT-Banguka)

Accrochée par un autre dossier de détournement des deniers publics, l’ex-ministre burundaise des droits de l’homme, Rose Nduwayo, s’en défend éperdument, arguant que les 60 millions de FBu qui manquent à l’appel sont à charge du Chef de cabinet dudit ministère, Guy Michel Mfatiye. Selon un rapport établis par l’Inspection Générale de l’Etat et relayé par le très pointilleux Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), un abyssal montant de 60 millions de FBU a été subtilisé au niveau du ministère en charge des droits de l’homme. Ce budget était initialement destiné à l’appui aux personnes victimes des violences sexuelles. Deux personnes soupçonnées d’avoir indûment pris cette somme sont aujourd’hui dans le collimateur de la brigade anticorruption. Il s’agit de Mme Rose Nduwayo, ancienne ministre des Droits de l’homme (exilée en France) et de Guy Michel Mfatiye, son ancien Chef de Cabinet. Mais curieusement, les deux se rejettent la responsabilité. « J’ai appris que cet argent a mystérieusement disparu, mais je n’ai aucune idée sur sa destination, la question doit être posée au chef de cabinet, Guy Michel Mfatiye ; moi je pense qu’on met tout cela sur mon dos dans le but de me nuire et de briser ma carrière politique, je mets cette affaire dans la même logique que l’affaire des trois millions », explique-t-elle. De son côté, Guy Michel Mfatiye charge sans ambages son ancien chef hiérarchique : « C’est Rose Nduwayo qui m’a demandé d’aller retirer cet argent dans le but d’organiser des activités qui avaient été préalablement identifiées ; je lui ai donné cet argent mais entre temps il y a eu une retraite gouvernementale ensuite la ministre a été accrochée par une autre affaire de trois millions de FBU qui l’a coulée »,


 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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