Actualité du 17 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique: Le commandant de bord prend ses aises au moment où le navire coule.
Bujumbura le 17 septembre 09 (SurviT-Banguka)


Le président burundais, Pierre Nkurunziza est en vacances depuis plusieurs jours dans son Ngozi natal (nord du pays). Il y promène allègrement près d’une centaine de jeunes garçons qui font ses deux équipe fétiche, en l’occurrence « Alléluia FC et les messagers ». Ils sont grassement nourris et entretenus aux frais du contribuable qui, naturellement, l’ignore toujours.

C’est un peu comme si le Chef de l’Etat se foutait éperdument des préoccupations de son peuple qui se meurt à grand feu. A Bujumbura, la capitale, ou dans les autres chefs-lieux de provinces, les citoyens ont le moral en berne car ils sont constamment en butte à la maladie, à la faim et comme pour tout corser, il n ’y a plus de courant électrique.

Le pays est au noir au propre comme au figuré. Et le président se dit béni car il bat chaque jour son propre record de longévité au pouvoir en tant que chef hutu démocratiquement élu. Selon des sources bien informées, le Burundi aurait choisi de monnayer sa quote-part en électricité qui lui vient de la Sinelac (copropriété de la RDC, du Rwanda et du Burundi).

D’autres sources indiquent qu’en raison des arriérées de cotisation (plus d’un million de dollars) au sein de cette société régionale, le Burundi n’est plus servi. Globalement, le pays est entrain de muter vers le statut d’une jungle où seuls les brigands et les malfaiteurs de tout acabit ont droit de cité. Le 13 septembre 2009, ils l’auront appris à leurs dépens, ces jeunes Burundais de la diaspora qui, en toute innocence et vacances à Bujumbura sont tombés dans un guet-apens qui, en réalité, est le lot quotidien des Burundais.

Alors qu’ils prenaient un verre en compagnie de leurs amis, en guise de retrouvailles en commune urbaine de Ngagara (Bujumbura), des bandits ont fait irruption dans le bistrot, armés jusqu’aux dents, et les ont méticuleusement dépouillés de tous leurs biens (argent, téléphones, bijoux, etc.). L’obscurité était totale et les policiers absents comme souvent.


Burundi-élections: La facture est salée
Bujumbura le 17 septembre 09 (SurviT-Banguka)


Tout processus électoral a un prix. Les prochaines consultations nationales au Burundi devraient coûter une bagatelle de 43 millions de dollars américains. Ce montant est indispensable pour enclencher le processus. Les autorités burundaises attendent que la communauté internationale finance le processus électoral à plus de 80%.

L’ambassadeur Pierre Claver Ndayicariye, président de la commission électorale, ne cache pas son pessimisme car le pouvoir en place n’inspire aucune confiance au monde pour l’encourager à mettre la main dans la poche. Mais théoriquement, tout devrait aller comme sur des roulettes russes, car plusieurs bailleurs de fonds ont d éjà promis de financer ces élections.

« Je dois vous dire que même si les fonds ne sont pas encore là, certains pays avaient promis leur appui, notamment la Belgique (2 millions d’euros), le Programme des Nations Unies pour le Développement (1,5 millions de dollars) ; en réalité, nous sommes à l’étape de mobilisation des fonds et nous allons créer une sorte de panier où toutes les contributions seront versées et dont la gestion sera assurée par le PNUD)", explique le pr ésident de la CENI.

Reste que le talon d’Achille du pouvoir de Bujumbura est la transparence dans l’organisation de ces élections. Car c’est la condition sine qua non pour avoir des sous requis. En 2005, le marathon électoral organisé de mai à août au Burundi, avait coûté environ 30 millions de dollars.

Aujourd’hui, aucun bailleur de fonds ne veut transiger face aux impératifs de respect des droits de l’homme, de bonne gestion de la chose publique, de justice pour tous, etc. Or c’est précisément là où le bât blesse dès qu’il est question du Burundi. C’est pour ces mêmes manquements que le pays a eu du mal à mobiliser les fonds promis pour financer la loi budgétaire 2009. Jusqu’au 30 juin de cette année, il n’avait encaissé que 10% des fonds promis, autant dire pas grand-chose.




 
     
     
     
     
 1 Septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 Septembre, 2009
Qui sommes-nous?





Vos réactions et suggestions sont les bienvenues.

 1 Septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 
 
 
ACTUALITEEDITORIALABOUT US ARCHIVESDIASPORACONTACT
Copyright (c) 2009 SurviT Banguka, All rights reserved.