Actualité du 17 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Poursuite de l’opération « canon sans recul système 2010 »

Bujumbura le 17 novembre 09 (SurviT-Banguka)

C’est décidé depuis février 2008. Toute personne de l’opposition ou de la société civile qui va tenter de faire ombrage au parti présidentiel ou de se mettre en travers de sa route vers l’auréole de 2010 sera froidement et atrocement lynché. Le dispositif de lynchage est déjà en place et le système se nomme l’opération « canon sans recul système 2010 ». L’exercice de mise en jambe a déjà eu lieu avec l’ignoble assassinat d’Ernest Manirumva, ancien vice-président de l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME). Bien plus, de nombreux autres anciens combattants de l’ex-mouvement rebelle CNDD-FDD ont déjà été liquidés, soit pour avoir participé aux basses œuvres du parti qui, même au pouvoir, a poursuivi des actes de tueries, de braquages à main armée etc., soit pour avoir eu le courage de quitter le CNDD-FDD en faveur d’autres organisations politiques. Aujourd’hui, la prochaine cible s’appelle Pacifique Nininahazwe, Délégué Général du Forum pour le Renforcement de la Société civile (FORSC). Pour avoir constamment et énergiquement dénoncé l’assassinat d’Ernest Manirumva, pour avoir demandé aux activistes de la société civile de porter, en signe de deuil et cela jusqu’à ce que les assassins soient démasqués, l’effigie de ce militant de la liberté et de la bonne gestion de la chose publique, Pacifique Nininahazwe est désormais un homme à abattre. Depuis quelques jours, il est en effet constamment filé par des hommes non identifiés qui veulent attenter à sa vie. Des menaces de mort lui ont déjà été formulées et tout semble indiquer que chacun de ses faits et gestes est suivi à la loupe. Les organisations de la société civile affirment que ces menaces sont à prendre au sérieux, d’autant plus que même la mort de feu Ernest Manirumva a été précédée par de tels signes avant-coureurs.

Burundi-privatisation

Les travailleurs de l’office du café sont très inquiets

Bujumbura le 17 novembre 09 (SurviT-Banguka)

C’est le syndrome du COTEBU qui fait tiquer plus d’une centaine de cadres et autres agents de l’Office burundais du café (OCIBU) en voie de privatisation. Pour honorer ses engagements en vers les bailleurs de fonds, en particulier les institutions de Bretton Woods (BM et FMI), le gouvernement burundais a décidé de se désengager de la filière café en cédant actions et autres patrimoines aux particuliers. Le processus est encours mais il serait entaché de nombreuses irrégularités comme n’arrêtent de le dénoncer les caféiculteurs via leur confédération. Cette vague de privatisation atteint donc l’OCIBU qui, au regard du calendrier arrêté depuis belle lurette, sera définitivement cédé aux particuliers avant la fin du mois de novembre 09. Ainsi, le compte à rebours est quasiment terminé, mais le sort du personnel de cette entreprise est plus qu’incertain. Car ils ont toujours été tenus à l’écart des débats sur la privatisation de l’OCIBU. La seule certitude est qu’une bonne partie d’entre eux seront obligés de quitter la société. Pour exprimer leur vive inquiétude, ils ont organisé un sit-in devant les locaux de l’OCIBU, le lundi, 16 novembre 09 à Bujumbura. « Nous savons que nous serons obligés de rentrer chez nous dès la fin de ce mois, mais nous ignorons toujours dans quelles conditions se fera ce retour puisqu’il n’y a aucun plan social de licenciement des travailleurs qui a été discuté avec nous, nous risquons de rentrer bredouilles », explique, médusé, Jean Baptiste Manirakiza, président du syndicat des travailleurs de l’OCIBU. En réalité, ils redoutent le sort de près de 2000 travailleurs de l’ancien Complexe Textile de Bujumbura (COTEBU) qui a mis la clé sous les paillassons suite à une gestion cafouilleuse volontairement organisée par un certain Melchior Wagara, actuel Chef de cabinet civil du Président de la République, Pierre Nkurunziza.

Rwanda – Gacaca

Conférence internationale sur le bilan des Gacaca le 9 décembre prochain

Bujumbura le 17 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Une conférence internationale sur le bilan des juridictions populaires « gacaca » se tiendra le 9 décembre prochain à Kigali. Cette grand’messe planchera sur « le bilan des tribunaux gacaca et du processus de réconciliation et d'unité nationale », selon un communiqué du conseil des ministres lu sur les antennes de Radio Rwanda. Inspirées des anciennes assemblées villageoises lors desquelles les sages réglaient les différends, assis sur le gazon (gacaca en langue rwandaise), ces juridictions sont chargées de juger les auteurs présumés du génocide de 1994, à l'exception des planificateurs au niveau national. Elles sont animées, non pas par des magistrats professionnels, mais par des personnes intègres désignées parmi la communauté. Les gacaca peuvent, suite à un texte de loi promulgué l'année dernière, prononcer la réclusion criminelle à perpétuité, la peine la plus lourde au Rwanda. Perpétré par des extrémistes hutus, le génocide d'avril à juillet 1994 a fait, selon l'ONU, près de 800.000 tués, essentiellement de l'ethnie tutsie.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
Qui sommes-nous?





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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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