Actualité du 17 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-réconciliation

Les Burundais ont les yeux braqués sur les mécanismes de justice transitionnelle

Bujumbura le 17 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Qui du pardon massif et collectif, de la Commission Vérité et Réconciliation ou du Tribunal Spécial est à même de dissiper les rancoeurs et rapprocher définitivement les Burundais fondamentalement opposés par un lourd contentieux de sang ? Difficile de trancher. Mais le débat est ouvert et le verdict est attendu au mois de mars 2010. Au bout du processus de consultations nationales en vue d’amener les Burundais à se décider. Entre temps, les acteurs sociopolitiques ne cessent de donner leurs considérations sur ce délicat sujet. C’est aussi dans cette perspective que le parlement, en collaboration avec l’Association des parlementaires européens pour l’Afrique (AWEPA), vient d’organiser à Bujumbura, un atelier d’échanges sur les mécanismes de justice transitionnelle. Députés, sénateurs, membres des corps de défense et de sécurité, membres des partis politiques, professeurs d’universités, hauts cadres des ministères, représentants des confessions religieuses et autres représentants de la société civile, aucune sphère sociopolitique n’était en reste. Dans son exposé de circonstance, le Pr émérite Luc Huyse de l’Université catholique de Louvain La Neuve, a indiqué qu’il n’y a pas de paix sans justice. « Les poursuites sont un devoir moral envers les victimes, et il faut individualiser les culpabilités, mais la justice punitive peut être en contradiction avec la culture d’une société. Lorsque les tribunaux locaux déclarent forfait ou échouent, c’est la communauté internationale qui doit prendre le relais. Plusieurs instances de la communauté internationale donnent une priorité presque totale à la justice rétributive en cas de crimes de guerre, de génocide et des crimes contre l’humanité qui échappent en grande partie aux autorités nationales, selon le Pr Huyse. Dans d’autres cas, on peut choisir l’amnistie ou des rituels traditionnels de justice et de réconciliation. L’amnistie a été prise au cours des six, sept dernières années dans plusieurs pays comme l’Algérie, l’Angola, le Congo, l’Ouganda et le Timor Oriental. L’amnistie est souvent accordée pour avoir enfin la paix car celui qui doit céder le pouvoir ou la force par les armes est souvent encore suffisamment fort pour rendre impossible une transition sans violence. Néanmoins, l’amnistie représente la voie du moindre mal et est une manière controversée d’affronter le passé », a-t-il expliqué. Le conférencier a, cependant, ajouté que dans ce cas, il n’y a pas une garantie de réconciliation. En outre, un dignitaire politique n’a pas la compétence d’accorder le pardon à la place des victimes. Les rituels traditionnels apportent une valeur ajoutée dans la confrontation avec un passé violent, mais ne conviennent pas pour traiter de nombreux crimes graves. Pour le Pr Huyse, le défi crucial se situe dans la recherche d’un équilibre entre le désir de justice et le besoin de prudence politique, sociale et culturelle. Il convient de prendre en compte l’ensemble des coûts et profits, tant politiques, sociaux, moraux et culturelles.

Burundi – Sécurité

Le ministère de la Défense et des Anciens Combattants reconnaît que Bujumbura rural est infiltré

Bujumbura le 17 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Le ministère burundais de la défense est affirmatif : Bujumbura rural est une fois de plus infesté des rebelles non encore identifiés qui sèment la terreur au sein de la population. Selon le général Lazare Nduwayo, ex-porte parole dudit ministère, les militaires ont reçu des consignes pour traquer ces fauteurs de trouble qui veulent faire capoter le processus de paix. Armés de fusils munis de silencieux, ces malfaiteurs inquiètent énormément la population, particulièrement sur certaines collines des communes Mutambu, Kabezi, Kanyosha et Isale de la province de Bujumbura. Le général Nduwayo indique que l’état-major de la force de défense nationale (FDN) a déjà donné des instructions claires aux unités sur terrain pour suivre de près cette situation et réagir énergiquement et mettre les rebelles hors d’état de nuire. Par ailleurs, le général Nduwayo recommande à la population de la province de Bujumbura de renseigner à temps les responsables de l’administration et des forces de l’ordre pour que ces malfaiteurs soient sérieusement traqués. Dans la foulée, il demande aux démobilisés de refuser toute sollicitation qui les amènerait à reprendre les armes.

Burundi-nomination

Remue-ménage au ministère de la Défense et des Anciens Combattants

Bujumbura le 17 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Par Décret n°100/212 du 11 décembre 2009, le président Nkurunziza a nommé:

- Général Major Silas NTIGURIRWA, SS 0017 de la matricule; Conseiller en ressources Humaines au Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants,
- Général Major Lazare NDUWAYO, SS 0015 de la matricule; Inspecteur Général au Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants (ancien porte parole de l'armée),
- Colonel Gaspard BARATUZA, SS 0145 de la matricule; Directeur de la Communication et Porte Parole au Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
Qui sommes-nous?





Vos réactions et suggestions sont les bienvenues.

 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
ACTUALITEEDITORIALABOUT US ARCHIVESDIASPORACONTACT
Copyright (c) 2009 SurviT Banguka, All rights reserved.