Actualité du 18 janvier 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

La bombe foncière menace d’exploser

Bujumbura le 18 janvier 10 (SurviT-Banguka)

Même si d’aventure, les Burundais parvenaient miraculeusement à trouver un modus vivendi par rapport au lourd contentieux de sang qui les sépare encore aujourd’hui, ils mettraient sans doute encore davantage de temps pour vider la lancinante question foncière. La situation est d’autant plus délicate que d’aucuns estiment aujourd’hui que la prochaine guerre ouverte entre Burundais sera indubitablement liée à l’accès à la terre. Des têtes tombent, déjà, dans divers endroits du pays, simplement en raison des litiges fonciers entre cousins, frères ou encore entre rapatriés et « résidents ». Au lieur de plancher sur ces nouveaux foyers de tension diffuse dans tout le pays, le pouvoir CNDD-FDD met de l’huile sur le feu. Les autorités politiques issues naturellement de ce parti aux appétits gloutons veulent plutôt s’accaparer de toutes les terres disponibles au détriment des pauvres paysans sommés de vider les lieux. Les exemples sont légion, notamment dans les parages de la ville de Bujumbura. Des centaines de personnes expropriés à Kinyankonge (périphérie nord-ouest de Bujumbura), des titres vastes propriétés foncières remis en cause dans les provinces de Bubanza et Cibitoke, etc. Mais pour ne rester que sur le factuel, parlons du récent incident de Gatunguru, en commune Kabezi de la province Bujumbura rural. Irrités par la velléité du gouverneur de Bujumbura rural (Zénon Ndaruvukanye) de s’accaparer de leurs propriétés foncières, les habitants de Gatunguru sont massivement descendus dans la rue et ont bloqué, cinq heures durant, la route nationale numéro 3 (Bujumbura-Rumonge). C’était le 15 janvier dernier. Pour calmer leurs ardeurs, le gouverneur a dépêché sur le lieu son Conseiller chargé des questions socioculturelles ainsi que plus de 2000 policiers chargés de réprimer les insurgés. Ces derniers ont buté sur une farouche résistance des paysans en instance d’expropriation. Ni leurs coups de feu tirés en l’air pour les terroriser, ni les propos du Conseiller du gouverneur de Bujumbura rural, rien n’a pu venir à bout de la détermination des paysans de Gatunguru.. Impraticable depuis six heures du matin, cette route, pourtant très fréquentée, n’a pu être rouverte que vers midi sur une ferme promesse du gouverneur de rencontrer les insurgés le 20 janvier 10.

Burundi-sécurité

La machine infernale est bien huilée et activée

Bujumbura le 18 janvier 10 (SurviT-Banguka)

L’heure est de nouveau à l’apocalypse au Burundi. La main criminelle du parti CNDD-FDD soucieux de sa reconduction en 2010, quel qu’en soit le prix, est déjà active dans les quatre coins du Burundi. Comme l’ont rapporté il y a des lustres les médias privés et les organisations de la société civile, le parti présidentiel avait en effet initié un plan d’élimination des opposants dont le nom de code « canon sans recul, système 2010 » en dit déjà long sur son programme. Selon l’ancien journaliste Alexis Sinduhije, président du parti MSD, le diabolique processus est déjà enclenché et les responsables du parti CNDD-FDD organisent depuis quelques jours des réunions de jeunes à qui ils ont donné la mission de tuer les opposants déjà ciblés. « Nous sommes au courant de tout ce qu’ils sont entrain de préparer ainsi que les multiples assassinats qui s’inscrivent dans cette logique terroriste ; je dois vous dire, par exemple, que 45 jeunes criminels dressés pour cette mission ont participé à la dernière réunion qui a précédé l’assassinat de Sylvestre Niyonzima, militant de l’UPD à Bubanza et d’autres têtes devraient tomber prochainement car les réunions continuent comme nous le confirment nos informateurs qui,heureusement, y participent », fait remarquer Alexis Sinduhije. Il est directement épaulé par l’honorable Phocas Ngayabihema, un sénateur UPD, transfuge du CNDD-FDD : «les Burundais ne sont pas dupes, ils savent que c’est le pouvoir ou plus exactement le parti au pouvoir qui organise tous ces assassinats sélectifs en ciblant prioritairement les militants qui lui ont retiré confiance pour adhérer aux autres partis », explique-t-il. Le CNDD-FDD incriminé reste sur la défensive : « Notre parti n’a pas d’idéologie de la violence, mais lorsque leurs militants commettent des crimes, nos détracteurs s’empressent pour les mettre au dos du CNDD-FDD afin de le décrédibiliser vis-à-vis des électeurs, je dois vous rappeler que c’est le CNDD-FDD qui a ramener la paix au Burundi, ces assassinats sporadiques ne devraient pas nous inquiéter car ils s’observent aussi dans d’autres pays plus sécurisés comme les Etats-Unis d’Amérique », réagit le porte-parole du CNDD-FDD, Onésime Nduwimana.

 

 
     
     
     
     
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Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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