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Actualité du 18 juin 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-élections
La CENI veut rester en selle à tout prix
Bujumbura le 18 juin 10 (SurviT-Banguka)
La commission électorale (CENI) reste manifestement
sourde à la
vague de contestations des nombreux opposants burundais qui
n’arrêtent
pas de demander sa dissolution. L’équipe de la CENI
se croit professionnelle, reste droite dans ses bottes et
continue à vaquer
sereinement à ses occupations. Ainsi, le 16 juin 2010, son
président, Pierre Claver Ndayicariye, a organisé une
réunion de touts les acteurs sociopolitiques, y compris
les partis politiques qui lui ont officiellement retiré leur
confiance, pour continuer, malgré tout, à échanger
sur le processus électoral et les modalités de rectifier
le tir en tenant compte notamment « des maladresses avérées
et assumée », qui ont marqué les communales.
Ni le parti présidentiel, CNDD-FDD, ni les six autres partis
d’opposition qui ne reconnaissent plus la CENI, aucun de
ces organisations n’a répondu favorablement à l’invitation
de la CENI. « Nous sommes peinés par cette politique
de chaise vide, mais restons confiants qu’ils vont s’associer à nous
lors des prochaines rencontres », a expliqué le président
de la CENI. Mais même s’il avait joint sa voix aux
autres pour demander le remplacement de la CENI et la réorganisation
des élections communales, le président du parti UPRONA
a bel et bien participé à cette réunion de
la CENI. « Nous disons que ns problèmes n’aurons
de solutions qu’à travers le dialogue, c’est
pourquoi nous sommes venus représenter l’UPRONA »,
explique l’honorable Bonaventure Niyoyankana. Cette réunion
a aussi connu la participation des représentants des partis
MRC, ainsi que, comme l’on s’en doutait, touts les
petits partis satellites du CNDD-FDD prétendument ligués
dans la Coalition pour les élections libres, apaisées
et transparentes (CELAT). Pour le président de la CENI,
ce n’était qu’un coup d’essai pour tenter
de désamorcer la crise ambiante. C’est ainsi qu’il
n’avait pas de message particulier. Sauf pour rappeler que
le train électoral reste en marche, en dépit du blues
général de l’opposition. Les élections
législatives et sénatoriales sont respectivement
attendues les 23 et 28 juillet 2010. Les dossiers des candidatures
pour ces deux scrutins sont respectivement attendus du 9
au 23 juin 2010 et du 14 au 28 juin 2010 au siège de la
Commission électorale
nationale indépendante. « Je demande à tous
les leaders politiques de donner la chance à la paix et à la
démocratie inclusive en participant aux élections
des députés et des sénateurs », demande
le président de la CENI.
Burundi-sécurité
L’heure est à l’Intifada à Bujumbura
Bujumbura le 18 juin 10 (SurviT-Banguka)
C’est à une véritable guerre de pierres que
l’on a assisté, le 16 juin à Bujumbura, au
moment où les policiers voulaient déloger de force
les percutants militants du parti FNL, hyper déterminés
pour protéger leur leader en passe d’arrestation.
Comme prévu, l’indécente scène s’est
soldée par plusieurs blessés graves dont un policier
et, in fine, de nombreuses arrestations. Comme toujours, les policiers
sont à l’origine des échauffourées même
s’ils n’agissent que sur commende de l’on sait
qui. Gaz lacrymogènes à profusions, lancé dans
le tas de militants électrisés, pluies de pierres
en guise de réaction des assaillis, le macabre jeu avait
toutes les allures d’une intifada. Venus la veille des quatre
coins de Bujumbura rural ou de la mairie, ces militants FNL veulent
s’opposer à l’imminente arrestation de leur
patron Agathon Rwasa pour qui le mandat d’arrêt est
déjà signé. Et la police de justifier sa descente
musclée : « nous sommes venus les déloger de
cet endroit car ils n’ont aucune raison d’y élire
domicile ; Agathon Rwasa a, à sa disposition, un dispositif
de sécurité suffisant », explique un commissaire
chargé des opérations. Conscient du réflexe
criminel des agents de la police, l’infatigable défenseur
des droits humains, Pierre Claver Mbonimpa n’a pas tardé à se
rendre sur les lieux pour assister personnellement à la
scène. « Une quarantaine de personnes ont été arrêtées
et nous avons été au cachot de la police pour les
voir de nos yeux afin de pouvoir vérifier si le lendemain
ils étaient encore en vie car les policiers étaient
d’une nervosité telle que le drame pouvait se produire »,
a-t-il expliqué, ajoutant que la police lui a refusé l’accès à ces
militants FNL en instance d’arrestation.
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