Actualité du 18 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Le gouverneur de Kayanza goûte à l’impunité

Bujumbura le 18 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Senel Nduwimana, gouverneur de la province de Kayanza aurait dû être auditionné par le procureur général de la République mardi, le 17 novembre 09. Le rendez-vous tant attendu a été reporté au 18 novembre 2009. Officiellement, ce report de calendrier s’explique par une visite que le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, a effectuée le même jour en province de Kayanza. Selon certains observateurs, Edouard Nduwimana se serait rendu à Kayanza pour rencontrer le gouverneur indexé afin de l’aider à arrêter des stratégies qui pourraient lui permettre d’échapper à la lourde main de la justice. Car son évidente implication dans l’assassinat d’un paisible citoyen, Salvator Sabiriho, en l’occurrence, embarrasse le parti présidentiel en cette période de pré campagne électorale. Quoi qu’il en soit, ce n’est que partie remise. Il devra, tôt ou tard, s’expliquer sur le dossier Salvator Nsabiriho, un parfait innocent qui a été battu à mort par sa garde policière sur ordre prémédité du gouverneur de Kayanza. Comme toujours, les enquêtes sont en cours pour identifier les mobiles de cet ignoble assassinat. Et comme toujours, l’opinion est choquée par l’annonce de ces enquêtes pour un crime dont les auteurs et le commanditaire sont connus. Selon des témoignages concordants, c’est le gouverneur Senel Nduwimana en personne qui a volontairement ameuté ses policiers pour déchiqueter Salvator Nsabiriho, simplement par ce qu’il avait refusé de lui verser, en guise de pot devin, un montant faramineux pour pouvoir jouir de sa parcelle sise au chef-lieu de la province.

Burundi-sécurité

Le mystère reste total au sujet de l’assassinat du vice-président de l’OLUCOME.

Bujumbura le 18 novembre 09 (SurviT-Banguka)

A l’instar des deux commissions précédentes, la troisième commission d’enquête judiciaire chargée de mettre la lumière sur l’assassinat de l’ancien vice-président de l’OLUCOME, Ernest Manirumva a manifestement du mal à convaincre en dissipant, sans délai, l’épais mystère qui entoure encore ce crime. Après l’arrestation et l’emprisonnement de l’homme d’affaire Ndayizamba, le coup de projecteurs est braqué, cette fois, à la Sogestal Kirundo-Muyinga. Le président de cette commission a en effet convoqué, le 17 novembre 09, Salvator Rwasa et Prosper Bigirimana, respectivement, président du Conseil d’Administration et directeur général de cette entreprise. Ces deux hommes devraient être auditionné au sujet de suspects appels téléphoniques qui ont précédé l’assassinat d’Ernest Manirumva et l’ordre de mission qui a été donné dare-dare à un cadre de cette société alors qu’il était soupçonné d’avoir participé à l’assassinat de l’ancien vice-président de l’OLUCOME. Les deux prévenus ont répondu à la convocation mais la scène avait toutes les allures d’une comédie. Après quatre heures d’interrogatoire, le président de la Commission a demandé aux deux suspects de monter dans son véhicule pour une direction inconnue. Avec l’appui de leur avocat, ils ont refusé d’obtempérer, arguant que leur arrestation devrait être précédé d’un mandat d’amener bien signé. Le président de la commission s’est directement rendu au bureau de son « boss » en l’occurrence le procureur général de la République, pour réclamer un mandat dûment signé. Curieusement, il est revenu sans mandat et pendant son absence, les deux prévenus se sont volatilisés dans la nature. Mais quelques heures plus tard, le directeur de la Sogestal, Prosper Bigirimana a été arrêté et conduit à la prison centrale de Mpimba. Selon les observateurs, c’est pour protéger la véritable main criminelle que des boucs émissaires seraient entrain d’être coffrés à la pelle afin que le pouvoir que d’aucuns considèrent comme responsable de la mort de l’ancien vice-président de l’OLUCOME puisse sauver la face. Reste que les organisations de la société civile qui ont parallèlement mené et clôturé leurs enquêtes au sujet de ce meurtre menacent de verser le dossier dans les médias et donner la bonne version des faits. Le deadline a été fixé à la fin de ce mois de novembre.

Burundi-politique

Le président burundais poursuit sa bruyante campagne électorale

Bujumbura le 18 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Le Président burundais, Pierre Nkurunziza est rentré le 18 novembre 2009 d’une visite de travail à Rome en Italie. En dépit d’un total fiasco qui résume sommairement son mandat, il ne cesse d’amasser des trophées controversés. Le dernier en date lui vient de la Communauté de San Egidio en Italie qui vient de primer « ses efforts pour ramener la paix dans son pays ». Mais d’aucuns considèrent qu’il s’agit plutôt d’une prime symbolique qui revient au rebelle repenti et propulsé au sommet de l’Etat, au gré des circonstances. Le plus gênant dans tout cela est que le Chef en profite pour battre campagne. C’est exactement ce à quoi les Burundais ont assisté, médusés, lorsque la police et l’administration ont obligé écoliers, élèves, taxi motards/vélos et autres badauds à aller l’accueillir en fanfare à l’aéroport de Bujumbura. Le chef de l’Etat a, de nouveau, paralysé les activités dans son pays en forçant la population à lui faire une haie d’honneur à contrecœur. A cette occasion, la radio du parti présidentiel, Rema-FM, a étonné, sans surprendre, en organisant un reportage en direct pour venter les hauts-faits de ce président. Piétinant volontairement les règles élémentaires d’éthique et de déontologie journalistique, les animateurs ne lésinaient pas sur les mots élogieux en invitant ouvertement les Burundais à voter pour Pierre Nkurunziza.


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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