Actualité du 19 janvier 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-élections

Les partis politiques burundais devraient publier leurs programmes avant d ’aller aux élections.

Bujumbura le 19 janvier 10 (SurviT-Banguka

L’idée est de plus en plus sur toutes les lèvres : avant d’aller battre campagne, les différents partis politiques burundais devraient publier d’abord leurs projets de société afin que les électeurs de demain puissent voter en âme et conscience pour tel ou tel autre parti. Dans une conférence publique animée le 19 janvier 210 par Mme Gertrude Kazoviyo, Vice-Présidente de l’Observatoire de l’Action Gouvernementale (OAG) sur l’ « états des lieux des partis politique à la veille des élections de 2010 », il a été clairement indiqué que les leaders des partis s’appesantissent sur l’ethnie, le clan ou la région au lieu de vendre leurs programmes. A part deux jeunes partis, en l’occurrence, l’ADR (Alice Nzomukunda) et MSD (Alexis Sinduhije) qui ont déjà publié leurs projets de société, les autres partis se refusent obstinément de publier les leurs, en dépit des multiples sollicitations des organisations de la société civile. « Les arguments avancés par certains partis sont notamment le risque de copiage des ces programmes, mais dans tous les cas, c’est une situation qui, à mon avis, mérite une attention particulière », explique Mme Kazoviyo. Bien que tous les partis disposent des programmes dans leurs dossiers d’agrément et que certains d’entre eux ont eu l’occasion de les relooker en 2005, rares sont ceux qui les mettent en valeur pendant les campagnes électorales pour mobiliser et décrocher l’adhésion des électeurs. Au-delà du désagréable spectacle de prises de becs, de crocs-en-jambe et autres joutes injurieuses, les activistes de la société civile voudraient entendre leurs positions sur les questions de sécurité, de justice, de la lutte contre l’impunité, de lutte contre la pauvreté, de l’intégration régionale et sous-régionale, de croisade contre la corruption, de réforme du système éducatif, etc. Car la sécurité constitue un préalable pour tout programme de développement. Or, des armes circulent aux mains des populations civiles dans la région des Grands lacs en général et au Burundi en particulier. Des efforts de désarmement fournis depuis 2006, n’ont pas permis d’aboutir à des résultats définitifs. Même la dernière campagne de désarmement des civiles n’a abouti qu’à des résultants qui ne rassurent pas, eu égard à la criminalité qui grandit au jour le jour. Par ailleurs, une possible redistribution des armes est souvent évoquée dans les discours des politiques. Cela devrait être vérifiée le plus rapidement possible pour ne pas envenimer le climat électoral qui est déjà tendu. Quant à la justice burundaise, elle fait actuellement face à un défi majeur : celui de l’impunité des crimes qui ont été commis au Burundi. Cette impunité a été presque légalisée par l’adoption de la loi sur l’immunité provisoire, une loi qui a profité aux responsables politiques d’aujourd’hui. Les Burundais auront-ils l’occasion d’entendre les positions des dirigeants de demain sur la mise en place du Tribunal Spécial pour le Burundi, préconisé par le Gouvernement burundais et les Nations Unies ? Et que dire du système éducatif, sinon qu’il souffre de la dégradation de la qualité en dépit des initiatives du gouvernement pour faciliter l’accès à l’éducation basique ? L’école d’aujourd’hui souffre d’un manque criant d’enseignants et le gouvernement rechigne à les embaucher parce que, même s’« ils sont trop peu à la tâche, ils sont trop nombreux à payer », dixit Gertrude Kazoviyo. S’agissant de la lutte contre la pauvreté, les leaders politiques flottent. Pourtant, le Burundi est classé parmi les pays qui ont un indice de pauvreté assez élevé. Et 94% de la population vivent de l’agriculture. « Malgré que le Burundi a signé les Accords de Maputo qui obligent tout signataire à allouer au moins 10% du budget national au secteur de l’agriculture, force est de constater que ce secteur ne dépasse guère les 3,6%. Les partis politiques qui entrent en campagne, ont-ils des promesses claires à ce niveau ? », s’interroge la Vice-Présidente de l’OAG.

Burundi-sécurité

L’assassinat de Sylvestre Niyonizigiye risque d’ouvrir la boîte de Pandore

Bujumbura le 19 janvier 10 (SurviT-Banguka

Le récent assassinat de Sylvestre Niyonizigiye, un militant hyperactif du parti UPD-ZIGAMIBANGA fusillé le 10 janvier 2010 par des inconnus sur commande du parti présidentiel (CNDD-FDD), risque de rouvrir la boîte de Pandore. Selon ses proches, la victime aurait été tuée dans le cadre d’un guet-apens que lui aurait tendu Cléophas Niyonizigiye, administrateur de la commune Mpanda (province de Bubanza). Les enquêtes sont en cours mais d’ores et déjà la colère de ses proches et autres amis est vive. « L’administrateur communal est forcément dans le coup étant donné qu’il était notoirement considéré comme un ennemi juré de feu Sylvestre », indiquent-ils. Mais Cléophas s’en défend éperdument et considère que le disparu, une grande figure du parti UPD, aurait été vendu par certains membres de son parti, jaloux de son aura et de son succès auprès de hauts responsables de l’UPD. « Il faudrait mener des enquêtes en directions des membres de l’UPD en commune Mpanda car ils s’entendait de moins en moins avec eux et d’ailleurs ils avaient eu une violente discussion le jour de son assassinat », fait remarquer l’administrateur de la commune Mpanda qui dit aussi craindre pour sa sécurité, maintenant qu’on le soupçonne d’avoir planifié l’assassinat de Sylvestre Niyonizigiye. Pendant ce temps, les membres de la communauté tutsie vivant à Mpanda et alentours soupçonnent, quant à eux, un vilain et sournois projet de liquidation des tutsis. Ils estiment que Sylvestre a été tué en raison de son ethnie à l’instar de nombreux autres membres de cette communauté, lynchés de manière inquiétante ces derniers jours. Ils menacent ouvertement de se venger pour ne pas se laisser massacrer comme des mouches.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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