Actualité du 19 juillet 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-justice

Le directeur de l’agence Netpress retombe dans la nasse judiciaire

Bujumbura le 19 juillet 10 (SurviT-Banguka)

« Dès ce lundi matin, l’inquiétude était réelle à Bujumbura et tous ceux qui ont appris ce qui s’est passé hier à Kampala étaient convaincus que si les miliciens Shebbab voulaient tenter « quelque chose » dans notre pays, ils réussiraient avec facilité déconcertante tellement nos forces de défense et de sécurité brillent plus par leur capacité à piller et à tuer leurs compatriotes qu’à défendre notre pays ». Telle est, en substance, la phrase assassine qui aura valu la prison à son auteur, en l’occurrence Jean Claude Kavumbagu, directeur de l’agence en ligne Netpress. Dans sa livraison du 12 juillet dernier, il a, en effet, évoqué le récent attentat perpétré par les terroristes somaliens à Kampala en Ouganda. L’attaque a fait une centaine de morts et pour les mêmes raisons, le Burundi serait dans le collimateur des terroristes; dans la mesure où comme l’Ouganda, il a envoyé des soldats à Mogadiscio pour sécuriser ce pays. Pour avoir dit tout haut ce que tout Burundais pense tout bas, le Jean Claude Kavumbagu doit donc payer. Il a été cueilli à son bureau samedi, le 17 juillet, par l’hyper zelé Commissaire David Nikiza, sempiternel exécuteur de sale besogne. C’est aussi ce bouillant commissaire qui, selon les enquêtes des organisations burundaises de la société civile, aurait organisé le lynchage de l’ancien vice-président de l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME). L’arrestation de Jean Claude Kavumbagu a particulièrement inquiété sa famille. « Sous la houlette du commissaire David Nikiza, la police l’a arrêté comme un vulgaire criminel; ils l’ont empêché de se faire accompagner par son avocat, alors que c’est un droit le plus élémentaire pour un prévenu et même sa famille n’a pas eu droit à lui rendre visite, c’est très inquiétant et c’est la première fois qu’il soit arrêté de cette manière même si c’est la 5ème fois qu’il loge en prison », déclare son grand frère Jean Marie Vianney Kavumbagu.

Burundi-sécurité

Une incursion policière qui tourne au drame

Bujumbura le 19 juillet 10 (SurviT-Banguka)

Mort d’homme dans un lycée et à l’origine de ce drame se trouve encore les fameux policiers, véritables agents du « désordre » au Burundi. En effet, c’est encore la police qui est à l’origine du drame survenu en plein test national au lycée communal de Kabezi, province de Bujumbura rural. Le 16 juillet, vers dix heures du matin, un nuée de policiers armés jusqu’aux dents font irruption dans une salle de classe pour arrêter un élève soupçonné d’avoir lancé des grenades aux militants du parti présidentiel, CNDD-FDD. Navrés par cette attitude terroriste, les élèves se lèvent comme un seul homme pour s’opposer à cette arrestation peu orthodoxe. Il s’en suit des échauffourées fort inquiétantes, les élèves quittent la classe en catastrophe et se mettent à caillasser le cordon de policiers. Pour mettre fin à cette confusion générale, les policiers tirent en l’air et les élèves se dispersent dans la nature. Dans la foulée, ils se ruent sur leur encadreur soupçonné d’avoir servi de guide aux policiers, le rouent mortellement de coups. Au bout du compte, cette incursion policière s’est soldée par un meurtre d’un encadreur, une arrestation de l’élève soupçonné d’avoir pris part aux actes de terrorismes et une annulation de test au niveau du lycée communal assailli. Au delà de la tragédie à laquelle les élèves et les enseignants ont assisté en live, cet incident reste révélateur de l’inquiétante tension qui sévit dans le pays. D’aucuns estiment que la situation ne devrait pas tarder à exploser du moment où chaque jour a son lot d’assassinats, précisément en raison de nombreuses tricheries qui entourent le processus électoral en cours sur fond d’une insolente insouciance du Chef de l’Etat récemment réélu dans des conditions pour le moins douteuses. Selon Zénon Ndaruvukanye, gouverneur de la province de Bujumbura rural, le pays est indiscutablement au bord d’une nouvelle guerre. « Nous avons beaucoup d’indices qui montrent que le guerre est dans nos murs : des gens armés, totalement inconnus dans la province, circulent la nuit et se cachent le jour, ils menacent la population et affirment que ceux qui ne les suivront pas seront lynchés, je pense que la population de Bujumbura rural devrait se désolidariser avec de tels gens qui veulent les ramener dans la guerre », explique-t-il.

 

 
     
     
     
     
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Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
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Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
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Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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