Actualité du 19 août 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-politique

Honorable Pontien Niyongabo : lapsus calami devient une erreur judiciaire .

Bujumbura le 19 août 10 (SurviT-Banguka)

Comme elle l’a déjà fait pour les conseillers communaux, la cour constitutionnelle a validé la liste des sénateurs et les députés récemment élus dans les différentes circonscriptions du pays. Sa décision est naturellement irrévocable. Mais pour le cas précis des sénateurs, la liste validée et scellée par la présidente de la cour ne se passe pas de commentaires car le parti UPRONA s’y retrouve avec un seul sénateur alors que la commission électorale avait bien annoncé l’élection de deux sénateurs UPRONA, en l’occurrence Pontien Niyongabo et Emmanuel Nkengurutse. Sur la liste de la Cour constitutionnelle, Pontien Niyongabo est fiché CNDD-FDD. D’aucuns estiment qu’il s’agit d’une erreur de frappe qui devrait être rapidement corrigée. Car Pontien Niyongabo est notoirement connu pour être un militant de l’UPRONA. C’est aussi ce parti qui l’a présenté aux élections sénatoriales. Selon Maître Isidore Rufyikiri, bâtonnier, la cour constitutionnelle devrait sortir une autre décision qui corrige cette erreur.

Burundi-Rwanda-génocide

La traque des bourreaux se poursuit

Bujumbura le 19 août 10 (SurviT-Banguka)

Au moment où, au Burundi, les auteurs et autres commanditaires du génocide qui a englouti plusieurs centaines de milliers de tutsis (depuis le tragique 21 octobre) se la coulent douce, les génocidaires rwandais sont toujours poursuivis jusque dans leur dernier retranchement. Nombre d’entre eux ont déjà mis fin à leur cavale. Le dernier en date est Onesphore Rwabukombe, un Hutu de 53 ans, ancien maire de Muvumba dans le nord du Rwanda. Il est incarcéré depuis le 26 juillet après avoir été, par deux fois, arrêté puis relâché faute de preuves suffisantes. Cette annonce a été faite le 18 août par le parquet général fédéral allemand.

Ce génocidaire est accusé de meurtre et d'appel au meurtre, selon un communiqué du parquet. Il a en effet, personnellement, appelé à des pogroms contre les Tutsi dans la première quinzaine d'avril 1994. Il est particulièrement accusé d'avoir ordonné et coordonné trois massacres, commis entre le 11 et le 15 avril, au cours desquels au moins 3.730 personnes ont trouvé la mort. Le 9 avril, il avait également obligé un de ses employés à mettre à la porte des Tutsi qui avaient trouvé refuge chez lui. Au moins une de ces personnes a ensuite été tuée par des milices, selon toujours l'acte d'accusation. Le suspect a été interpellé une première fois en Allemagne en juillet 2008 sur mandat international émis par le Rwanda, et incarcéré jusqu'en novembre de la même année. Il avait de nouveau été incarcéré de décembre 2008 à mai 2009, après avoir été arrêté sur mandat allemand.

Sa remise en liberté avait été ordonnée une première fois car le tribunal de Francfort (ouest) avaient tiré les conséquences d'une décision du 8 octobre 2008 de la chambre d'appel du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) selon laquelle les conditions d'un procès équitable pour génocide au Rwanda n'étaient garanties pour aucun accusé. Le 18 décembre 2008, le procureur général fédéral avait lancé un nouveau mandat d'arrêt basé sur "les propres informations dont dispose le parquet fédéral". Le suspect avait été arrêté le 23 décembre dans la région de Francfort, et présenté devant un juge qui l'avait placé sous mandat de dépôt. Il avait été relâché en mai 2010 pour insuffisance de preuves. Un nouveau mandat allemand a été émis le 21 juillet.

Burundi-droits de l’homme

Sale temps pour les défenseurs dans la région des grands lacs

Bujumbura le 19 août 10 (SurviT-Banguka)

On ne le dira jamais assez : qu’ils soient de la République Démocratique du Congo, du Rwanda ou du Burundi, les défenseurs des droits de l’homme sont tous au creux de la vague dans la région des grands lacs. Selon Jean Marie Vianney Kavumbagu, de la Ligue des Droits de l’homme dans la région des grands lacs, LDGL, ils évoluent dangereusement dans une situation difficile en raison des pouvoirs respectifs qui sont plutôt liberticides. « Les défenseurs des droits de l’homme font face à des intimidations et à des assassinats dans les deux pays comme l’attestent l’assassinat de l’ancien vice-président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), Ernest Manirumva, en avril 2009 à Bujumbura, et plus récemment l’assassinat du président de l’ONG la Voix des sans voix, Floribert Chebeya, en RDC », a-t-il déclaré, le 18 août à Bujumbura, au cours d’un atelier régional ouvert mardi avec à l’agenda le renforcement des capacités des défenseurs des droits humains au Burundi et en République démocratique du Congo (RDC). Aujourd’hui, leur défi majeur est de savoir comment promouvoir la défense et la protection des défenseurs des droits de l’homme dans les trois pays. Ils planchent sur des stratégies axées sur l’utilisation des mécanismes internationaux et régionaux de défense des droits humains.



 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
Qui sommes-nous?





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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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