Actualité du 19 octobre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-élections

Les dés sont jetés pour le parti présidentiel

Le 19 octobre 09 (SurviT-Banguka)

Au Burundi, le prochain vainqueur des imminentes élections héritera d’un pays exsangue : le parti CNDD-FDD qui le gère depuis cinq ans l’a littéralement laminé. Tant et si bien que les leaders de cet ancien mouvement rebelle sont aujourd’hui convaincus de l’impossibilité de leur renouveler démocratiquement la confiance en 2010. Ils ont le moral dans les chaussettes. Seul le président de la République, Pierre Nkurunziza, croit encore au miracle qui émanerait naturellement du ciel. Pour avoir passé son temps à trimer aux côtés d’un Burundais Lambda, jusqu’au fin fond du pays, pour avoir joué au Robin des bois en volant aux riches pour distribuer aux pauvres, pour avoir démystifié et chosifié à l’envi l’institution présidentielle, en désertant constamment son bureau pour s’adonner aux interminables randonnées aussi inutiles que budgétivores, Pierre Nkurunziza pensent sortir du lot et mériter un renouvellement de confiance. Il pourrait donc miser sur son prétendu capital confiance et briguer encore la présidence de la république. Mais ses chances de succès sont manifestement maigres et ses proches en sont parfaitement conscients. Les plus malins anticipent en transhumant vers les autres pôles d’attraction, en l’occurrence le très mal-aimé UPD-Zigamibanga. Selon les observateurs, cette organisation politique est un alter ego du CNDD-FDD. L’honorable Hussein Rajabu l’aurait mis sur pied pour servir de point de chute des militants du CNDD-FDD dans l’hypothèse du refus d’agrément de son mouvement rebelle. C’est ainsi que les déçus du CNDD-FDD affluent massivement vers l’UPD-Zigamibanga. Certaines sources indiquent que ce parti pourrait aligner l’actuel président du sénat Gervais Rufyikiri, comme candidat aux élections présidentielles. Sa cote de popularité serait inversement proportionnelle à celle de l’actuelle président de la République. Les autres grandes figures du CNDD-FDD manifestement comptables de la descente aux enfers du Burundi font le plein pour se barrer. Le général Adolphe Nshimirimana, patron du Service National, aurait déjà vendu toutes ses villas, y compris celles encore en construction. Depuis quelques jours, il a quitté son bijou de l’architecture moderne érigé à Kigobe pour louer une maison banalisée à Mutanga-sud. Les dés sont jetés pour le parti présidentiel.

Burundi-partis politiques

L’UPRONA poursuit sa dynamique de consolidation

Le 19 octobre 09 (SurviT-Banguka)

Pas de répit pour les leaders du parti UPRONA récemment requinqué. La nouvelle équipe de direction s’attelle à la moralisation des troupes dans quatre coins du pays. Le 18 octobre 2009, le premier vice-président de la République Yves Sahinguvu et le président du parti Bonaventure Niyoyankana étaient en province de Gitega pour présenter le nouveau Secrétaire permanent de ce parti. Alexis Nininahazwe va donc remplacer Bonaventure Niyoyankana, devenu depuis peu Président de cette organisation politique. Cette occasion leur a également permis de remonter le moral des militants en leur prédisant un score honorable lors des prochaines élections. « Le parti UPRONA doit briller par son unité et sa cohérence interne, les militants d’hier et d’aujourd’hui doivent remuer monts et vallées pour aller chercher d’autres militants, car notre objectif est de doubler le score en 2010 par rapport aux résultats de 2005 et l’objectif reste réaliste », a déclaré le Docteur Yves Sahinguvu, premier vice-président de la République du Burundi.

Burundi-administration publique

Le parti présidentiel s’inquiète de l’imminente fin de mandat

Bujumbura le 19 octobre 09 (SurviT-Banguka)

Dans quelques mois, il y aura certainement du remue-ménage au sein des institutions de la république au Burundi. L’actuel parti au pouvoir (CNDD-FDD) aura beau magouiller ferme pour s’accrocher au pouvoir, il y laissera à coup sûr quelques plumes. Il y aura sans doute des départs, que ce soit au niveau du parlement, du gouvernement ou des autres institutions. Ces cadres lâchés à la faveur de la nouvelle configuration politique risquent de manquer de point de chute ou de ministère d’origine ; dans la mesure où la plupart d’entre ont été tirés du maquis ou de l’exil pour être placés au sommet de certaines structures de l’Etat. Cette situation de vulnérabilité les obsède. C’est pour les aider à y échapper que le parlement vient de voter une loi qui leur permettra d’intégrer automatiquement l’administration publique dès la fin de leur mandat. Et, cerise sur le gâteau, ils auront le grade qu’ils avaient dans leur fonction initiale. Quand on sait que par principe, ministres et autres députés sont toujours cotés « élite », tout semble indiquer que les actuels gestionnaires du pouvoir entendent toujours s’accrocher aux meilleurs avantages.





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