| |
Actualité du 19 novembre
09 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Le parti présidentiel en mal de leaders
Bujumbura le 09 (SurviT-Banguka)
C’est sidérant. Le parti aux commandes manque cruellement
de cadres à aligner, tant et si bien que le Chef de l’Etat
repêche les éléments qui ont déjà causé du
tort au peuple burundais, notamment en siphonnant les caisses
de l’Etat. C’est à cela que rime, en tout cas,
la nomination de Moise Bucumi au poste de ministre de l’Energie,
en remplacement de Samuel Ndayiragije récemment éjecté.
Bucumi Moise est un administratif tristement célèbre.
Ancien gouverneur de Ruyigi, il est plutôt connu pour avoir
semé la haine et exacerbé les tensions ethniques au
niveau de cette province. Il est désormais ministre. Et selon
les observateurs, le Chef de l’Etat burundais fait toujours
montre d’un cynisme inégalé, en ramenant à la
surface des leaders peu recommandables. Il profite sans doute
du fait que ce genre de propulsion ne nécessite pas l’aval
du sénat. Cette institution s’est en effet opposée, à plusieurs
reprises aux nominations à des postes de responsabilités,
de cadres qui, par le passé, ont remarquablement failli à leur
mission.
Burundi-politique
Confusion autour des clubs sportifs appartenant aux partis
politiques
Bujumbura le 09 (SurviT-Banguka)
Interrogé sur le danger d’une floraison de groupes sportifs qui
se réclament des différents partis politiques, le ministre de l’Intérieur
Edouard Nduwimana a été catégorique, le 17 novembre dernier, à Kayanza. « Parce
que les partis politiques commencent à rivaliser d’ardeur pour mettre
sur pied des mouvements des jeunes qui, sous prétexte de faire du sport,
se livrent à une véritable campagne électorale et intimident
dangereusement les membres des autre partis politiques, nous pensons que ces
groupes doivent être interdis et c’est ainsi que ce sera désormais »,
déclare le ministre de l’Intérieur. Il faisait allusions
aux ravages des jeunes Imbonerakure et à la réplique du parti FRODEBU
qui vient de créer ses propres milices dans les quatre coins du pays.
Le vice-président de ce parti, Frédéric Bamvuginyumvira
assume ouvertement avoir contribué à mettre sur pied ces mouvements
de jeunes, car, dit-il, le feu appelle le feu. Le ministre de l’Intérieur
avait provisoirement tranché sur la question, mais c’était
sans compter avec l’attitude belliqueuse du Chef de l’Etat, Pierre
Nkurunziza. A son retour d’Italie, il a en effet étonné tout
le monde en appelant les partis politiques qui le peuvent à organiser
leurs jeunes pour ce genre d’entraînements paramilitaires. « Nous
devons faire la promotion du sport, même dans le cadre des partis politiques,
car c’est cela qui va sauver le pays ; même les invalides doivent
s’adonner au sport », a-t-il déclaré, le 18 novembre
09. Ces propos ont soulevé un tollé de protestations, notamment
au sein des acteurs sociopolitiques. « Le président de la République
doit clarifier sa position car ce qui inquiète c’est la violence
physique et verbale qui est derrière ces mouvements de jeunes militants,
on le voit précisément avec les jeunes de son parti », réagit
Jean Marie Vianney Kavumbagu, président de la coalition de la société civile
pour le monitoring des élections. Burundi – Justice
Le gouverneur de Kayanza reste égal à lui-même
Bujumbura le 09 (SurviT-Banguka)
Comme
prévu, le gouverneur de Kayanza, Senel Nduwimana a été entendu
le 1 novembre 2009 par le Substitut du procureur général de la
République à Bujumbura. Mais rien n’a filtré de son
interrogatoire qui aura duré plus de 4 heures. Sauf que les journalistes
et autres curieux qui rôdaient autour du parquet général
de la République ont eu droit à un spectacle gratuit qui en disait
long sur le caractère du gouverneur de Kayanza. A sa sortie du bureau
du substitut du procureur général vers dix-huit heures, Senel Nduwimana
s’est retrouvé nez à nez avec des journalistes avec micros
et autres caméras indiscrètes. Dans un accès de colère
indescriptible, il s’est jeté sur l’un d’entre eux avec
une nette intention de lui casser la figure et de briser son matériel
de reportage, sur fond de gros mots que personne n’aurait pu attendre de
la bouche d’une autorité d’un tel rang. Le journaliste a pris
fuite mais les autres ont calmement filmé la scène et c’est
précisément cet élément qui fait la une des médias
locaux. Pour revenir audit interrogatoire, le gouverneur était accompagné de
ses deux témoins, en l’occurrence sa secrétaire et le commandant
adjoint du camp Kayanza. A vrai dire, la séance a duré huit heures.
Senel Nduwimana est arrivé au Palais de justice aux environs de 10 heures
locales, mais il n’a été reçu par le substitut du
procureur, Anatole Ntunzwenimana, que vers 15 heures. Auparavant, le substitut
du procureur général de la République avait d’abord
entendu les témoins du défunt, Salvator Sabiriho, et les policiers
de la garde du gouverneur qui ont été directement emprisonnés
après avoir avoué avoir frappé M. Nsabiriho sur ordre du
gouverneur.
|
|