Actualité du 20 janvier 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Les miliciens « Imbonerakure » font la pluie et le beau temps à Kinama

Bujumbura le 20 janvier 10 (SurviT-Banguka)

C’est sidérant : les jeunes miliciens « Imbonerakure » que d’aucuns considèrent comme des appendices du parti présidentiel, CNDD-FDD, sont carrément devenus d’arrogants faiseurs de rois au Burundi. Difficile, pour des organisations politiques de l’opposition, en l’occurrence le FRODEBU, L’UPD-ZIGAMIBANGA et le FNL de jouir pleinement de leur liberté politique et de s’adonner en toute indépendance aux activités politiques dans tous les coins du pays. Le week-end dernier à Bujumbura, l’on a assisté à une méchante altercation entre ces dangereux miliciens du CNDD-FDD et des jeunes du tout nouveau parti FLN qui voulaient superviser l’ouverture d’une permanence à Carama (périphérie de la mairie de Bujumbura). Sous la houlette du chef de quartier Carama, les Imbonerakure les en a empêchés au bout d’un long et violent combat ayant fait de nombreux blessés graves. Aujourd’hui, les deux gangs se regardent encore en chiens de faïence et la population, témoin oculaire, de cette violence/nervosité et de cette haine viscérale, redoute la recrudescence de violences au moment des prochaines élections. « Nous avons constaté qu’au lieu de rassurer tout le monde, le Chef de quartier Carama se comporte plutôt comme le leader de la bande des Imbonerakure, jeunes miliciens de son parti, CNDD-FDD, dans ces conditions, il lui sera difficile d’être au dessus de la mêlée pendant les élections », s’indignent les habitants de la commune urbaine de Kinama. Les acteurs politiques sont aussi atterrés par cette outrecuidance des jeunes « Imbonerakure ». Selon François Bizimana, porte-parole du parti CNDD de Léonard Nyangoma, le phénomène est extrêmement inquiétant. « C’est terrible et la situation devrait interpeller la plus haute autorité de l’Etat ; car si aujourd’hui les jeunes inféodés au parti présidentiel se permettent d’humilier les autres jeunes qui se réclament d’un parti également agréé, rien n’exclut que demain, au moment des élections, les mêmes jeunes puissent barrer le chemin aux électeurs qui n’iront pas voter pour leur parti politique, c’est prévisible et préjudiciable au bon déroulement du processus électoral », fait-il remarquer.

Burundi-parcelles

Cap sur les défaillances du sénat

Bujumbura le 20 janvier 10 (SurviT-Banguka)

Pas de fleur sans épines. Le sénat s’était jusque là illustré par son intransigeance vis-à-vis des acteurs politiques ostensiblement défaillants. Que de candidatures rejetées pour manquements graves aux missions antérieures. Son œil était quasiment à l’antipode de l’Assemblée Nationale considérée comme une simple chambre d’enregistrement en raison du manque cruel de débats et de la notable soumission des élus à la volonté du CNDD-FDD au pouvoir. A quelques mois de l’expiration de la législature, la page « sénat » est malencontreusement assombrie par la mise en veilleuse d’un rapport pour le moins gênant, qui avait été confectionné par une commission de sénateurs sur l’attribution des parcelles en Mairie de Bujumbura et au niveau des autres centres urbains du pays. Après avoir fait le tour du pays, la commission sénatoriale a dressé un rapport accablant, révélant notamment que les hautes autorités de l’Etat, en particulier les hauts cadres de la présidence, des deux chambres du parlements et des corps de défense et de sécurité se sont emparés de la quasi-totalité des parcelles disponibles, chacun avait entre 4 et 8 parcelles. La commission a donc donné son rapport après une laborieuse enquête de plus de quatre ans. Non content des conclusions de cette commission sénatoriale qui incrimine les gros poissons en particulier les leaders issus de son parti, le CNDD-FDD, l’honorable Gervais Rufyikiri, président du sénat, a mis le rapport dans le tiroir, arguant qu’il était encore incomplet pour être largement diffusé. Pourtant, selon le sénateur Phocas Ngayabihema, membre de la commission sénatoriale qui a pioché sur le dossier, le rapport est clair comme l’eau de roche et le citoyen Lambda a été grugé par les leaders qui auraient dû défendre ses intérêts. « C’est indiscutable : une grande partie de parcelles disponibles est allée aux mains des hautes autorités de l’Etat et c’est cette accablante conclusion qui a fait que le rapport ne soit pas publié », fait observer l’honorable Phocas Ngayabihema.


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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