Actualité du 20 juillet 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-politique

L’ADC-Ikibiri se vide à vue d’œil

Bujumbura le 20 juillet 10 (SurviT-Banguka)

Les partis politiques qui ont appelé au boycott de tous les scrutins qui ont suivi les très controversées élections communales persistent et signent : leurs militants ne reconnaitront jamais les dirigeants issus de cette mascarade électorale, y compris le chef au plus haut sommet. Cette radicale position a été d’ailleurs rappelée, le week-end dernier, par le président du parti CNDD et porte-parole de la coalition, Léonard Nyangoma. «Nous ne voulons pas les postes ou les sièges, que ce soit au parlement, au gouvernement ou dans l’administration publique ; nous voulons tout simplement que les élections soient réellement démocratiques, libres et transparentes ; cela n’est pas le cas aujourd’hui, c’est pourquoi nous appelons tous nos militants à ne pas reconnaître les dirigeants issus de ces scrutins », explique-t-il. Mais les militants interpellés ne semblent pas tous l’entendre de cette oreille. Certains commencent à lorgner décidément sur les miettes que leur miroite le parti présidentiel, CNDD-FDD, en dépit de ces allégations de fraudes électorales. Même les grosses pointures ont fini par décrocher. Opportunisme oblige. Ainsi, du côté du parti FRODEBU, le ministre Anatole Kanyenkiko vient de dire officiellement adieu au parti qui l’avait désigné à son poste de ministre en charge de des Travaux Publics et de l`Equipement. « J’ai décidé de quitter ce parti simplement parce que je n’ai pas été écouté au moment où le FRODEBU a refusé les résultats des élections communales arguant qu’il y avait eu fraudes et autres tricheries ; je ne suis pas d’accord avec cette position du parti qui consiste à se retirer de tout le processus électoral », indique Anatole Kanyenkiko. Ce dernier était en même temps président de la fédération FRODEBU dans sa province natale de Ngozi. Pour rappel, Anatole Kanyenkiko avait rejoint le parti FRODEBU en quittant le parti UPRONA qui l’avait pourtant propulsé au poste de premier ministre. En voilà un qui se balade vraiment sans surprendre. « Le simple fait de ne pas être entendu au niveau de son parti ne justifie pas ce départ car s’il était réellement démocrate, il devrait comprendre que la décision du parti ne dépend pas de la position d’un seul homme, c’est donc un opportuniste invétéré qui s’en va », susurre un des acteurs politiques les plus en vue à Bujumbura.

Burundi-parlement

La cour des comptes donne les points

Bujumbura le 20 juillet 10 (SurviT-Banguka)

C’est quasiment la fin d’une législature au Burundi. Députés et autres sénateurs rangent leurs affaires au moment où les autres, plus veinards, battent pleinement campagne pour tenter de rempiler pour une autre législature. Mais les députés n’ont pas abattu un travail impressionnant pendant les cinq dernières années. Selon Pie Ntavyohanyuma, président de l’assemblée nationale, les députés burundais ont, en cinq ans, planchés seulement sur 156 projets de loi. Seulement 57 séances ont été consacrées au débat avec des membres du gouvernement, les députés ont consacré une centaine de missions de travail et de formation dans le cadre du renforcement des capacités ; 103 audiences ont été accordées par le Bureau à des délégations extérieures et ils n’ont pu faire que 57 descentes sur terrain, à l’intérieur du pays. En clair, sur 3 sessions de 3 mois chacune, les députés n’auront bossé que 45 mois sur 60. Bon an mal an, ils auront voté 3 projets de loi par mois. C’est peu. Si l’on considère leur traitement. En guise d’illustration, rappelons que le budget de l’assemblée nationale en 2010 s’évalue à près de 9 milliards. Et le sénat dispose de près de 5 milliards. Tout ça pour ça ! s’indigne Fulgence Dwima Bakana, président de la cour des comptes. Il regrette particulièrement le fait qu’une bonne frange de députés n’ait pas le niveau requis pour comprendre certains projets de loi qui sont soumis à leur appréciation. « Je vais donner l’exemple de la loi des finances, nous allons à l’assemblée nationale pour l’expliquer mais nous nous rendons compte que très peu de députés comprennent le contenu de cette loi qu’ils doivent approuver », s’indignent-il

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
Qui sommes-nous?





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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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