Actualité du 20 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi – Parlement

Rejet total des amendements du Sénat sur le projet de loi portant Ombudsman

Bujumbura le 20 novembre 09 (SurviT-Banguka)

La Chambre basse du parlement s’est réunie ce jeudi en séance plénière à l’hémicycle de Kigobe sous la présidence de son premier vice-président, Mme Irène Inankuyo. A l’agenda de cette séance figurait l’analyse du rapport de la Commission de justice et des droits de la personne humaine sur l’étude des amendements adoptés par le Sénat sur le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de l’Ombudsman. Ledit rapport a été présenté par l’honorable Fidèle Mbunde. D’entrée de jeu, il s’est posé un problème de procédure d’analyse car, certains députés voulaient procéder par une analyse systématique des 20 amendements proposés, arguant que le projet de loi en question rentre dans les lois non organiques. Une frange de nombreux autres députés estimait que le parlement ne devait pas revenir sur les conclusions qui ont abouti à l’adoption de cette loi dans la mesure où il y avait déjà consacré énormément d’énergies et de temps. Bien plus, les amendements adoptés par le Sénat sont pour l’essentiel des avenants de forme tels que le remplacement de certains mots par d’autres, des articles scindés ou déplacés, etc. Le seul amendement de fond relevé par le Sénat mais rejeté par la Commission de justice et des droits de la personne humaine concerne l’article 19 relatif au rang et aux avantages de l’Ombudsman. Le Sénat avait proposé que l’Ombudsman ait le rang et les avantages reconnus à un ancien chef de l’Etat et non au vice-président de l’Assemblée nationale pour qu’il puisse disposer des pouvoirs et des ressources nécessaires pour s’acquitter de ses fonctions tel que le précise l’article 238 de la Constitution. En définitive, les députés ont opté pour une analyse en bloc. Au bout des discussions, l’Assemblée nationale a rejeté en bloc les amendements adoptés par le Sénat et a recommandé que, comme il est d’usage dans de telles situations, une commission paritaire mixte composée de parlementaires et de sénateurs se saisisse du dossier endéans 15 jours.

Burundi-justice

L’affaire Kassy Manlan refait surface

Bujumbura le 20 novembre 09 (SurviT-Banguka)

Les dés ne seraient pas encore définitivement jetés au sujet de l’assassinat du docteur Kassy Manlan, même si d’aucuns croyaient que le dossier est définitivement enterré. La Chambre de cassation de la Cour suprême a en effet décidé, le 16 novembre 2009, de mettre en délibéré ce procès. Le médecin ivoirien a été tué en novembre 2001 par des inconnus à Bujumbura alors qu’il était Représentant Résident de l’OMS au Burundi. La Chambre de cassation a donc réexaminé cette affaire après le pourvoi en cassation introduit par le ministère public pour contester l’arrêt rendu en octobre 2008 qui a porté sur l’acquittement et la libération des suspects, en l’occurrence Emile Manisha, Japhet Ndayegamiye et Gérard Ntunzwenayo. Selon cette cour, le réexamen de l’affaire ne consiste pas à rouvrir les plaidoiries, mais plutôt à analyser si le juge de la Chambre judiciaire de la Cour suprême ayant statué sur le fond de l’affaire a respecté les règles de procédure et les normes requises par la législation nationale et le droit international. Pour le représentant du ministère public, la Chambre judiciaire de la Cour suprême ayant statué sur cette affaire aurait rendu un arrêt dénoué de tout fondement sans tenir compte des dépositions des témoins à charge Martin Nuni, Dieudonné Nkurunziza et Parfait Mugenzi. La Cour suprême, a martelé le représentant du ministère public, a commis une erreur judiciaire en acquittant les prévenus. Dans leur réplique, les avocats de la défense demandent au représentant du ministère public de préciser concrètement en quoi la cour suprême a commis une erreur sur le plan de la procédure judiciaire et de ne pas tenter de vouloir rouvrir les plaidoiries déjà terminées. Les avocats de la défense estiment en outre que la cour suprême ne pouvait pas statuer sur les déclarations des témoins à charge au cours de la phase préjuridictionnelle sans que ces derniers aient pu se présenter physiquement au cours des audiences publiques pour des séances de confrontation. Face à ces arguments de la défense, le représentant du ministère public a indiqué qu’après les révélations de l’ancien procureur général de la République selon lesquelles les témoins à charge avaient été « enlevés » par des inconnus, la cour suprême devait statuer sur base des dépositions de ces témoins au cours de la phase préjuridictionnelle. Pour le représentant du ministère public, la cour suprême aurait conduit les plaidoiries dans l’objectif d’acquitter les prévenus. Après le réquisitoire du ministère public et la réplique de la défense, le siège de la Chambre de cassation de la Cour suprême a mis l’affaire en délibéré. Le médecin ivoirien aurait été tué par le pouvoir pour couper court aux enquêtes qu’il était entrain de mener au sujet d’un détournement monstre des fonds destinés à la lutte contre l’épidémie de malaria qui sévissait dans le pays à l’époque.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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