| |
Actualité du 21 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Burundi – sécurité
Le Président burundais face à son armée
Bujumbura le 21 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Profitant de l’ouverture d’une nouvelle année
académique à l’Institut Supérieur des
Cadres Militaires (ISCAM) le 20 janvier 2010, le Président
burundais, Pierre Nkurunziza, a demandé aux militaires de
lui rester religieusement et inconditionnellement soumis quel que
soit le contexte. « Le bon déroulement des élections
prévues en 2010 dépendra en grande partie du comportement
des forces de défense et de sécurité : les
politiciens allument souvent le feu et les forces de défense
et de sécurité éteignent ce feu ; c’est
ainsi qu’elles doivent s’investir pour barrer le chemin
aux politiciens qui veulent allumer le feu » a-t-il déclaré.
De son côté, le lieutenant-général Germain
Niyoyankana, a indiqué que l’année académique
2009-2010 est placée sous le signe de l’intégration
réussie. Elle présage, a-t-il indiqué, une
bonne coopération militaire avec les autres forces de défense
des pays de la Communauté et de la région. « Les élections
ne doivent pas être prises pour une fin en soi dans la vie
d’un pays ; c’est une étape à franchir
avec sérénité et abnégation. Je demande à tous
les membres de la force de défense de garder la neutralité et
la cohésion et je vous recommande particulièrement
durant cette période qui précède les élections,
de garder la neutralité, de résister aux sollicitations
tant internes qu’externes éventuelles qui peuvent
vous embarquer dans des prises de positions qui peuvent contrarier
votre mission au risque de la compromettre », a ajouté M.
Niyoyankana. Il les a en outre appelés à s’adapter
au changement. « Il vaut mieux penser le changement que changer
le pansement », a-t-il conclu, non sans philosophie.
Burundi-travail
Réveil des démons de l’exclusion
Bujumbura le 21 janvier 10 (SurviT-Banguka)
L’Office burundais du café (Ocibu) n’est plus.
Il a cédé la place à l’Autorité de
régulation de la filière café (Arfic) depuis
le 31 novembre 2009 dans le cadre du désengagement (forcé par
la Banque Mondiale) de l’Etat burundais dans cette filière
qui génère plus de 80% des devises. Aussitôt
mise en place, la nouvelle structure a décidé de
décompresser le personnel en licenciant, illico, plusieurs
dizaines de cadres et agents. L’OCIBU employait près
de 120 personnes. Comme toujours dans pareille situation,
les premiers travailleurs à larguer sont incontestablement
ceux qui ne portent pas à cœur le parti présidentiel,
CNDD-FDD. Ils seront laissés sur le carreau et aujourd’hui,
ils s’inquiètent naturellement de leur avenir ainsi
que celui des leurs familles respectives. Le ministère burundais
des Finances s’apprête aussi à jeter du lest.
Car les services des douanes, des impôts et autres taxes
sont désormais coiffés par l’Office burundais
des recettes (OBR). Ce nouvel organe s’apprête à recruter
son personnel sur examen. Mais le flou s’installe dès
le démarrage car le dépôt des candidatures
se fait dans une totale confusion. En effet, les dossiers
des postulants sont uniquement envoyés via Internet et comme
d’aucuns
le savent déjà, rares sont les Burundais ayant un
accès facile à ce moyen de communication (TIC). A
n’en pas douter, cela laisse aussi une brèche à la
spéculation et dans ces conditions, seuls les militants
du parti aux commandes auront a priori des chances d’être
retenus. La ministre des Finances, Clotilde Nizigama a déjà prévenu
: les anciens cadres et agents des services de douanes et
des impôts
sur qui pèsent de sérieux soupçons de corruption
seront simplement licenciés au moment où d’autres,
considérés comme irréprochables, seront mutés
vers d’autres ministères, au cas où ils ne
seraient pas repris par l’OBR. Voilà une brèche
officiellement ouverte pour se débarrasser des nombreuses
brebis galeuses. Reste que l’Office burundais des recettes
(OBR) est déjà doté de son Conseil d’Administration.
Son président est Mme Juliette Kanerwa, talonnée
de près par Mme Trinidas Girukwishaka, vice-présidente.
Les membres sont MM. Econie Nijimbere, Gaspard Sindayigaya,
Jacques Ngedakumana, Jérémie Banirwaninzigo et Olivier
Suguru
Burundi-génocide
Cap sur le rituel de tous les 21 du mois
Bujumbura le 21 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Comme elle le fait chaque 21 du mois depuis plus d’une décennie,
l’association anti-génocide, AC-Génocide Cirimoso,
invite encore les Burundais, en particulier ses membres et
autres sympathisants à une journée de souvenir et
de recueillement en mémoire des centaines de milliers de
tutsis et des hutus modérés, diaboliquement happés
par la sinistre main génocidaire en 1993. En mairie de Bujumbura,
le lieu du rendez-vous est toujours situé au Carrefour de
la JRR en commune urbaine de Ngagara. Cette journée du 21
janvier 2010 sera célébrée sous le thème « AC-Génocide-
Cirimoso n’a jamais été et ne sera jamais un
ghetto ethnique. L’objectif de notre association a toujours été et
sera toujours l’émergence d’un système
sociopolitique et législatif, où seront bannis le
crime de génocide et les scandales de l’impunité et
de l’intolérance ». C’est aussi une occasion
de réarmement moral, de témoignages et de recueillement.
, gage d’un soutien infatigable aux rescapés du génocide.
La rencontre de cette journée aura lieu comme toujours au
carrefour de Ngagara à partir de 17h30’. Le devoir
de mémoire étant sacré, cette association
invite ses membres et sympathisants à venir nombreux à ce
rendez-vous.
|
|